LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2207806

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2207806

lundi 22 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2207806
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5e chambre
Avocat requérantCABINET MONHEIT-ANDRE-MAI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2022, Mme B A, représentée par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :

1°) de condamner les hôpitaux civils de Colmar à lui verser la somme de 2 200 euros en réparation du préjudice que lui a causé la perte de sa prothèse dentaire le 10 février 2022 ;

2°) de mettre à la charge des hôpitaux civils de Colmar la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité pour faute des hôpitaux civils de Colmar est engagée ;

- la responsabilité sans faute des hôpitaux civils de Colmar est engagée ;

- son préjudice est constitué par la perte de sa prothèse dentaire évaluée à 1 200 euros et par un préjudice moral évalué à 1 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, les hôpitaux civils de Colmar, représentés par Me Mai, demandent au tribunal de rejeter la requête, subsidiairement, de ramener les demandes indemnitaires à de plus justes proportions, et de mettre à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 17 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 20 mai 2024.

Par une lettre du 22 mars 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que les entiers dépens soient mis à la charge des parties en l'absence de dépens exposés dans la présente instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gros,

- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,

- et les observations de Me Knoll, représentant les hôpitaux civils de Colmar.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, alors âgée de quatre-vingt-un ans, a été hospitalisée aux hôpitaux civils de Colmar en février 2022 puis a intégré l'unité de rééducation physique le 9 février 2022. Par lettre du 24 août 2022, elle a demandé aux hôpitaux civils de Colmar de l'indemniser de la perte de sa prothèse dentaire intervenue durant son séjour au sein de l'établissement. Cette demande a été implicitement rejetée. Par sa requête, Mme A demande la condamnation des hôpitaux civils de Colmar à l'indemniser du préjudice subi.

Sur la responsabilité des hôpitaux civils de Colmar :

2. En premier lieu, Mme A fait valoir que, le 10 février 2022, alors qu'elle prenait son petit-déjeuner dans sa chambre, elle aurait retiré sa prothèse dentaire car un aliment s'y était coincé et l'aurait posée sur un mouchoir sur la table de sa chambre et que le personnel des hôpitaux civils l'aurait jeté lors de l'enlèvement de son plateau-repas avec le reste des emballages et du repas. Elle précise qu'elle aurait immédiatement averti le personnel de cet événement.

3. Toutefois, il résulte de l'instruction que la requérante n'assortit ses écritures d'aucun élément ou document permettant d'étayer ses dires. À cet égard, son courrier de déclaration de perte daté du 11 février 2022 ne permet pas de corroborer le fait qu'elle aurait immédiatement signalé cet événement. En outre, la fiche de signalement des événements indésirables établie par les services de l'hôpital indique que l'intéressée a posé son dentier sur le plateau repas et non sur la table de sa chambre, comme elle le soutient. Cette fiche précise également que la déclaration de perte de la patiente a été établie bien après le ramassage des sacs poubelles.

4. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la requérante ne rapporte pas la preuve d'une faute des hôpitaux civils de Colmar.

5. En second lieu, aux termes de l'article L. 1113-1 du code de la santé publique : " Les établissements de santé, ainsi que les établissements sociaux ou médico-sociaux hébergeant des personnes âgées ou des adultes handicapés, sont, qu'ils soient publics ou privés, responsables de plein droit du vol, de la perte ou de la détérioration des objets déposés entre les mains des préposés commis à cet effet ou d'un comptable public, par les personnes qui y sont admises ou hébergées. / () / Le dépôt ne peut avoir pour objet que des choses mobilières dont la nature justifie la détention par la personne admise ou hébergée durant son séjour dans l'établissement. () ". Aux termes de l'article L. 1113-4 du même code : " Les établissements mentionnés à l'article L. 1113-1 ou l'Etat ne sont responsables du vol, de la perte ou de la détérioration des objets non déposés dans les conditions prévues à l'article L. 1113-1 ou non retirés dans celles prévues au second alinéa de l'article L. 1113-3, alors que leurs détenteurs étaient en mesure de le faire, que dans le cas où une faute est établie à l'encontre des établissements ou à l'encontre des personnes dont ils doivent répondre. ".

6. Il ne résulte pas de l'instruction que la prothèse dentaire en litige fût au nombre des objets détenus qui devaient être déposés auprès du préposé en application des dispositions précitées de l'article L. 1113-1 du code de la santé publique. Il s'ensuit que le régime de responsabilité de plein droit prévu par ces dispositions n'est pas applicable en l'espèce. Ainsi, conformément à l'article L. 1113-4 du code de la santé publique applicable pour les objets non déposés, la responsabilité du centre hospitalier ne peut, au cas particulier, être engagée qu'en cas de faute de l'hôpital. Par suite, la requérante ne peut utilement demander l'engagement de la responsabilité sans faute des hôpitaux civils de Colmar.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires de Mme A ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des Hôpitaux civils de Colmar, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par les Hôpitaux civils de Colmar au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions des hôpitaux civils de Colmar relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et aux hôpitaux civils de Colmar.

Délibéré après l'audience du 11 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Carrier, président,

M. Gros, premier conseiller,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.

Le rapporteur,

T. GROS

Le président,

C. CARRIERLe greffier,

P. HAAG

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions