LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2300764

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2300764

lundi 6 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2300764
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantAARPI L'ILL LÉGAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 6 février 2023, M. C A, représenté par Me Hentz, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de le faire bénéficier d'un hébergement tenant compte des préconisations du médecin coordonnateur de la zone Est, à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros hors taxe au bénéfice de son conseil, en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, et en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, de lui verser cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil du 13 décembre 2022 du directeur de l'OFII a pour effet de le placer dans une situation de très grande précarité ; il se trouve privé de ressources et d'hébergement alors même qu'il se trouve dans un état de vulnérabilité particulière au regard de son état de santé, ayant contracté en mai 2022 une tuberculose pour laquelle il est toujours régulièrement suivi par le centre de lutte antituberculeux à Strasbourg ; l'hébergement dont il bénéficie, en rapport avec sa pathologie dans une structure médico-sociale, prend fin le 6 février 2023 ;

- en ne lui proposant aucun hébergement, l'OFII porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, protégée par le droit constitutionnel d'asile ;

- l'administration a manifestement méconnu les exigences qui découlent du droit d'asile en ne tenant pas compte de sa vulnérabilité en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que dans son avis du 2 décembre 2022, le médecin coordonnateur de zone Est de l'OFII a considéré que sa situation justifiait une priorité haute pour un hébergement ; il a été hospitalisé à trois reprises en raison de sa pathologie, du 8 juillet au 11 août 2022, puis du 19 au 21 août 2022 et enfin du 31 août au 7 septembre 2022 ; il est suivi depuis le mois de juillet 2022 par le centre de lutte anti-tuberculeuse Alsace Nord qui préconise un traitement d'une durée minimale de six mois, puis un suivi de dix-huit mois qui prendra fin en décembre 2023 ; il bénéficie en outre d'un suivi psychiatrique et psychologique régulier et est par ailleurs astreint à un lourd traitement médicamenteux et doit se soumettre à des analyses sanguines régulières pour surveiller l'évolution de la tuberculose ;

- il n'a par ailleurs pas manqué au respect de ses obligations vis-à-vis des autorités en matière d'asile ; si l'OFII lui reproche d'avoir quitté son hébergement au mois d'août pendant plus d'une semaine sans justifications, cet état de fait est précisément lié aux différentes hospitalisations dont il a fait l'objet au cours de cette période, ainsi qu'il s'en est expliqué ;

- le refus de l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et notamment d'un hébergement emporte des conséquences graves et immédiates sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, le directeur de l'OFII conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le requérant s'est lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoque en quittant l'hébergement dont il bénéficiait dans le cadre des conditions matérielles d'accueil ;

- le moyen tiré de l'atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile doit être écarté ; l'OFII a bien examiné sa situation de vulnérabilité sans que l'intéressé n'ait fourni d'éléments en attestant lors de la présentation de sa demande d'asile ; sa situation personnelle a également été prise en compte avant l'édiction de la décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil ; il pourra bénéficier du suivi médical requis en Espagne, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;

- la Constitution ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 6 février 2023 tenue en présence de Mme Trinité, greffière d'audience, Mme B a lu son rapport et entendu les observations de Me Hentz, avocate de M. A, présent à l'audience, qui concluent aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutiennent, en outre, que si à la date du 6 février 2023 un hébergement de quatre jours a été proposé au requérant, il s'agit d'un accueil uniquement de 20h à 7h15 du matin, insuffisant au regard de son état de santé.

Le directeur de l'OFII n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En application de ces dispositions, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente, qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'État responsable () ". L'article L. 571-1 du même code prévoit que : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. Une attestation de demande d'asile est délivrée au demandeur selon les modalités prévues à l'article L. 521-7. Elle mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat () ". L'article L. 573-1 du même code dispose que : " L'étranger pour lequel l'autorité administrative estime que l'examen de la demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la fin de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. ". L'article L. 551-8 du même code dispose que les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive du 26 juin 2013, " comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III " et son article L. 551-9 prévoit qu'elles sont " proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente ". L'article L. 552-8 de ce même code prévoit que : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région ". L'article L. 553-1 du même code prévoit par ailleurs que : " Le demandeur d'asile qui a accepté les conditions matérielles d'accueil proposées en application de l'article L. 551-9 bénéficie d'une allocation pour demandeur d'asile s'il satisfait à des conditions d'âge et de ressources. Le versement de cette allocation est ordonné par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ". Enfin, aux termes de l'article L. 551-16 du même code : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 ; () La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil. ".

4. Si la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, le caractère grave et manifestement illégal d'une telle atteinte s'apprécie en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et de la situation du demandeur. Ainsi, le juge des référés, qui apprécie si les conditions prévues par l'article L. 521-2 du code de justice administrative sont remplies à la date à laquelle il se prononce, ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de cet article en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, de son état de santé ou de sa situation de famille. Il incombe au juge des référés d'apprécier, dans chaque situation, les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de santé et de la situation de famille de la personne intéressée.

5. M. A soutient qu'il se trouve privé de ressources et d'hébergement alors même qu'il se trouve dans un état de vulnérabilité particulière au regard de son état de santé. Il résulte de l'instruction que l'intéressé a contracté en mai 2022 une tuberculose ayant entrainé plusieurs hospitalisations et pour laquelle il bénéficie toujours d'un suivi médical et d'un traitement médicamenteux. Or, l'accueil temporaire dont il bénéficiait dans une structure médico-sociale depuis son départ du lieu d'hébergement désigné par l'OFII et sa sortie d'hôpital le 7 septembre 2022, prend fin le 6 février 2023, dans un contexte de chute importante des températures en période hivernale. Il s'ensuit que la condition d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

6. En l'espèce, la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil est motivée par la circonstance qu'à compter du 19 août 2022, l'intéressé aurait quitté depuis plus d'une semaine le lieu d'hébergement qui lui avait été indiqué par l'OFII. Comme M. A s'en est cependant expliqué par courrier du 30 août 2022, il est constant qu'il a été hospitalisé en raison de son affection du 8 juillet au 11 août 2022, et que dans la mesure où les trajets de l'hôpital situé à Strasbourg au lieu d'hébergement à Benfeld le fatiguaient et qu'il avait encore des rendez-vous médicaux à venir, notamment un contrôle par scanner, il a souhaité demeurer quelques jours à Strasbourg, ignorant que cette absence médicalement justifiée lui ferait perdre le bénéfice de son hébergement, et a d'ailleurs fait l'objet d'une nouvelle hospitalisation le 19 août 2022. Il ne saurait, au vu de ces éléments, être considéré que M. A a manqué au respect de ses obligations vis-à-vis des autorités en matière d'asile. Par ailleurs, l'OFII n'a manifestement pas tenu compte de la vulnérabilité de l'intéressé en méconnaissance de l'article L. 551-16 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que dans son avis du 2 décembre 2022, le médecin coordonnateur de zone Est de l'OFII a considéré que son état de santé justifiait une priorité haute pour un hébergement, et que l'intéressé doit bénéficier d'un suivi médical régulier et d'un traitement médicamenteux lourd. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme ayant manifestement méconnu les exigences qui découlent du droit d'asile. Compte tenu de la nature particulière de sa pathologie, dans un contexte de chute importante des températures en période hivernale et de la nécessité pour l'intéressé de pouvoir bénéficier d'un abri de jour comme de nuit, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour M. A au regard de son état de santé.

7. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits au bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de le faire bénéficier d'un hébergement tenant compte des préconisations du médecin coordonnateur de la zone Est dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard à l'épuisement de ce délai.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

8. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve de l'admission définitive du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Hentz, conseil du requérant, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'OFII le versement à Me Hentz de la somme de 1 500 euros hors taxe. Dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, cette somme sera versée M. A.

O R D O N N E :

Article 1 : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de rétablir M. A dans ses droits au bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de le faire bénéficier d'un hébergement tenant compte des préconisations du médecin coordonnateur de la zone Est dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance, exécutoire dès communication du présent dispositif, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à l'épuisement de ce délai.

Article 3 : L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera à Me Hentz, sous réserve de l'admission définitive de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Hentz renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros hors taxe en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros sera versée à M. A.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Hentz et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Prononcé en audience publique le 6 février 2023.

La juge des référés,

S. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

G. Trinité

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions