LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2301760

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2301760

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2301760
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCHIANO-GENTILETTI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SAS Terranae, syndic de copropriété, contestant son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un parking situé dans la zone commerciale « Super Green » à Terville. Le tribunal a jugé que la SAS Terranae, n'étant ni propriétaire ni exploitante du parking, et n'ayant pas le contrôle de ce bien pour les besoins de son activité professionnelle, ne pouvait être considérée comme le redevable légal de la CFE. En application des articles 1447 et 1467 du code général des impôts, la solution retenue est la décharge des suppléments de CFE contestés, en droits et pénalités, pour les années 2017 à 2020.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistré les 10 mars 2023 et 13 décembre 2023, la SAS Terranae, représentée par la SAS EIF, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments de cotisation foncière des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020 à raison d’un parking situé au 5012 de l’avenue du 14 juillet 1789, à Terville, faisant partie de la zone commerciale « Super Green » ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que, en tant que syndic de copropriété de la zone commerciale « Super Green », elle a pour rôle de représenter légalement le syndicat de copropriété ; elle n’est pas propriétaire du parking à raison duquel elle a été assujettie à la cotisation foncière des entreprises ; ce parking, qu’elle n’exploite pas, n’est pas à sa disposition mais à celle des occupants de la zone commerciale.

Par des mémoires en défense enregistrés les 16 juin 2023 et 31 janvier 2024, le directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin conclut au rejet la requête.

Le directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin fait valoir que le moyen invoqué par la requérante est infondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de M. Mohammed Bouzar, rapporteur,
- et les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

La SAS Terranae demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments de cotisation foncière des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020 à raison d’un parking situé au 5012 de l’avenue du 14 juillet 1789, à Terville, faisant partie de la zone commerciale « Super Green ».
Sur les conclusions à fin de décharge :
Aux termes de l’article 1447 du code général des impôts : « I. – La cotisation foncière des entreprises est due chaque année par les personnes physiques ou morales, les sociétés non dotées de la personnalité morale ou les fiduciaires pour leur activité exercée en vertu d'un contrat de fiducie qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée ». Aux termes de l’article 1467 de ce code : « La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, (…), dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période ». Il résulte de ces dispositions que les immobilisations dont la valeur locative est intégrée dans l'assiette de la cotisation foncière des entreprises sont les biens placés sous le contrôle du redevable et que celui-ci utilise matériellement pour la réalisation des opérations qu'il effectue.
Par ailleurs, aux termes de l’article 1478 du code général des impôts : « I. – La cotisation foncière des entreprises est due pour l'année entière par le redevable qui exerce l'activité le 1er janvier. / (…) / Lorsqu'au titre d'une année une cotisation foncière des entreprises a été émise au nom d'une personne autre que le redevable légal de l'impôt, l'imposition de ce dernier, au titre de la même année, est établie au profit de l'Etat dans la limite du dégrèvement accordé au contribuable imposé à tort ». Il résulte de ces dispositions que le juge de l’impôt est tenu de désigner le redevable légal de l’imposition au vu des éléments portés à sa connaissance et ce après avoir mis en cause ce redevable, sans qu’ait d’incidence, à cet égard, la circonstance qu’aucune demande n’ait été présentée en ce sens devant lui. Dans cette dernière hypothèse cependant, il revient au juge, lorsqu’il met en cause le redevable légal de l’imposition en litige, de lui faire connaître son intention de le désigner comme tel, afin de le mettre en mesure de contester cette qualité et, le cas échéant, le montant de l’imposition, en lui laissant un délai suffisant pour produire ses observations.
Il résulte de l’instruction que la SAS Terranae exerce les fonctions de syndic de la copropriété « Supergreen Greencenter », composée de trois copropriétaires, les sociétés Grand Frais, IF Plein Est et CCV 76 et que le parking à raison duquel elle a été assujettie à la cotisation foncière des entreprises appartient à ces trois sociétés et est à la disposition des clients souhaitant se rendre dans la zone commerciale « Supergreen » de Terville. Ainsi, la SAS Terranae qui, conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, a simplement pour mission la conservation et l’amélioration des biens dont elle a la charge ainsi que l’administration des parties communes, ne peut être regardée comme ayant le contrôle du parking dont s’agit et comme l’utilisant matériellement pour la réalisation de ses opérations. Il s’ensuit qu’elle est fondée à soutenir que c’est à tort que l’administration l’a assujettie à la cotisation foncière des entreprises. Il y a lieu, par conséquent, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments de cotisations foncière des entreprises contestés.
Les sociétés Grand Frais et CCV 76, et non la société IF Plein Est qui a été radiée le 14 décembre 2022, ont été mises en cause et informées de ce que le jugement à intervenir était susceptible de mettre à leur charge les cotisations de cotisation foncière des entreprises contestées.
En l’absence d’observations de leur part, et compte tenu des éléments de l’instruction tels qu’exposés au point 4, il y a lieu de désigner les sociétés Grand Frais et CCV 76 comme les redevables légaux des impositions contestées et de mettre à leur charge, à proportion de leur quote-part de propriété, les suppléments de cotisation foncière des entreprises dus au titre des années 2017 à 2020 à raison du parking situé au 5012 de l’avenue du 14 juillet 1789, à Terville, faisant partie de la zone commerciale « Super Green ».
Sur l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ».
La SAS Terranae, au soutien de sa demande, n’apporte aucune justification de ce qu’elle aurait exposé des frais à l’occasion de la présente instance. Ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions qui précèdent ne peuvent par suite qu’être rejetées.

D É C I D E :

La SAS Terranae est déchargée des suppléments de cotisation foncière des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre des années 2017 à 2020 à raison d’un parking situé au 5012 de l’avenue du 14 juillet 1789, à Terville, faisant partie de la zone commerciale « Super Green ».
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Les cotisations de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2017 à 2020 à raison du parking situé au 5012 de l’avenue du 14 juillet 1789, à Terville, faisant partie de la zone commerciale « Super Green », sont mises à la charge des sociétés Grand Frais et CCV 76 à proportion de leur quote-part de propriété.
Le présent jugement sera notifié à la SAS Terranae, à la société Grand Frais, à la société CCV 76 et au directeur régional des finances publiques de la région Grand Est et du département du Bas-Rhin.

Délibéré après l’audience du 3 novembre 2025, à laquelle siégeaient :


M. Jean-Baptiste Sibileau, président,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller,
Mme Sarah Fuchs Uhl, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2025.


Le rapporteur,



M. BOUZAR

Le président,



J-B. SIBILEAU



Le greffier,




S. PILLET


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions