LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2301924

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2301924

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2301924
TypeDécision
Formation5e chambre
Avocat requérantSELARL GRIMAL - GATIN - BENOIT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 mars 2023 et 27 novembre 2024, la SUVA, représentée par Me Grimal, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 350 436,85 francs suisses ou son équivalent en euros au jour du jugement, correspondant aux débours qu'elle a exposés en faveur de son assuré social, Pascal A, victime de violences dans le cadre d'une action de police judiciaire, et la somme de 10 069,58 euros au titre des frais et dépens exposés dans le cadre des procédures pénales et civiles engagées en lien avec ces violences ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la Cour de cassation, par un arrêt du 21 mars 2017, et la cour d'appel de Nancy, par un arrêt du 14 mai 2021, ont jugé qu'un gendarme avait commis une faute de service à l'encontre de son assuré, M. A, et, qu'eu égard à l'autorité de la chose jugée qui s'attache à ces arrêts, l'Etat était responsable des préjudices en lien avec cette faute de service ;

- il appartient à l'Etat de lui rembourser les débours qu'elle a exposés en faveur de M. A de même que les frais et dépens exposés en liens avec les procédures pénales et civiles engagées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est présentée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

La procédure a été communiquée à M. A qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative ;

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Carrier,

- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,

- les observations de Me Grimal, représentant la SUVA.

Considérant ce qui suit :

1. Par jugement du 12 mai 2006, le tribunal correctionnel de Mulhouse a condamné un gendarme à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour violence aggravée commise contre M. A, lors d'une opération d'interpellation à son domicile réalisée le 7 mars 2004. Par arrêt du 14 mai 2021, la cour d'appel de Nancy s'est déclarée incompétente pour connaître de l'action civile engagée par M. A et la SUVA à l'encontre de l'Etat, après avoir jugé que le gendarme condamné avait commis une faute de service. Par sa requête, la SUVA demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 350 436,85 francs suisses ou son équivalent en euros au jour du jugement, correspondant aux débours qu'elle a exposés en faveur de son assuré social, Pascal A, victime de violences dans le cadre d'une action de police judiciaire, et la somme de 10 069,58 euros au titre des frais et dépens exposés dans le cadre des procédures pénales et civiles engagées en lien avec ces violences.

2. Aux termes de l'article 32 du décret du 27 février 2015 : " Lorsqu'une juridiction de l'ordre judiciaire ou de l'ordre administratif a, par une décision qui n'est plus susceptible de recours, décliné la compétence de l'ordre de juridiction auquel elle appartient au motif que le litige ne ressortit pas à cet ordre, toute juridiction de l'autre ordre, saisie du même litige, si elle estime que le litige ressortit à l'ordre de juridiction primitivement saisi, doit, par une décision motivée qui n'est susceptible d'aucun recours même en cassation, renvoyer au Tribunal des conflits le soin de décider sur la question de compétence ainsi soulevée et surseoir à toute procédure jusqu'à la décision du tribunal. ".

3. La SUVA, caisse d'assurance maladie de M. A, demande la condamnation de l'Etat à l'indemniser de divers chefs de préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de violences physiques exercées à l'encontre de son assuré par les forces de police lors d'une opération de police judiciaire.

4. L'opération consistant à interpeller et appréhender un individu en application de l'article 12 du code de procédure pénale, relève de l'exercice de la police judiciaire. Les litiges relatifs aux dommages que peuvent causer les fonctionnaires de police dans de telles circonstances, et sans même qu'il soit besoin de déterminer si le dommage trouve son origine dans une faute personnelle détachable du service, relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires.

5. La cour d'appel de Nancy a, par arrêt du 14 mai 2021 devenu définitif, décliné la compétence de l'ordre judiciaire pour connaître du même litige. Dans ces conditions, il y a lieu de renvoyer au Tribunal des conflits le soin de décider sur la question de compétence et de surseoir à statuer à toute procédure jusqu'à la décision de ce tribunal.

D E C I D E :

Article 1er : L'affaire est renvoyée devant le Tribunal des conflits.

Article 2 : Il est sursis à statuer sur la requête susvisée du requérant.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SUVA, à M. A et au garde des sceaux, ministre de la justice. Le dossier de la présente instance sera transmis au secrétaire du Tribunal des conflits.

Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Claude Carrier, président,

Mme B, première conseillere,

Mme Klipfel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.

Le président-rapporteur,

C. CARRIER

L'assesseure la plus ancienne,

H. B

La greffière,

S. MICHON

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400328

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones pour filmer le marché de Noël 2023. La juridiction a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure pour prévenir les atteintes à l'ordre public et les actes de terrorisme, était proportionnée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée aux libertés publiques, notamment au droit au respect de la vie privée. Le tribunal a également estimé que l'obligation d'information du public était satisfaite et a rejeté la demande d'injonction de production de la notice d'usage des drones.

07/04/2026

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402852

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime justifié, rendait légal le refus de l'allocation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 552-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

07/04/2026

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400494

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une pénalité financière infligée par la CPAM à un opticien pour manquement aux règles de distribution de l'offre « 100% santé ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (5e chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SARL et confirme la pénalité. Il écarte les moyens de la société, notamment le vice de procédure (l'opticien avait bien été invité à présenter ses observations) et l'argument d'une régularisation ultérieure, sans incidence sur le constat du manquement. **Textes appliqués** : Articles L. 165-1-4 et R. 165-86 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 3 décembre 2018 fixant les règles de présentation de l'offre.

07/04/2026

TA67Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507696

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation d'un pays de renvoi et une interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants géorgiens. Le tribunal a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu après le rejet de leur demande d'asile. En conséquence, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.

07/04/2026

← Retour aux décisions