lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2303286 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | SELARL SYNCRONE AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête n° 2303286 enregistrée le 11 mai 2023, Mme A, représentée par Me C qui a déposé son mandat le 12 février 2024, fait opposition à la contrainte n°2C 168 519 8102 9 émise le 29 avril 2023 par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin pour le recouvrement d'un montant total de 8 782,73 euros composé d'un indu d'aide au logement d'un montant de 7 796,72 euros, d'un indu d'aide au Covid19 de 300 euros et de 686,01 euros d'indu de prime exceptionnelle de fin d'année.
Mme A soutient que son dossier a été déclaré recevable par la commission de surendettement.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2023 la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
II - Par une requête n° 2303287 enregistrée le 11 mai 2023, M. A, représenté par M C qui a déposé son mandat le 12 février 2024, fait opposition à la contrainte n°2C 168 519 8100 9 émise le 29 avril 2023 par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin pour le recouvrement d'un montant total de 8 782,73 euros composé d'un indu d'ide au logement d'un montant de 7 796,72 euros, d'un indu d'aide au Covid19 de 300 euros et de 686,01 euros d'indu de prime exceptionnelle de fin d'année.
M. A soutient que son dossier a été déclaré recevable par la commission de surendettement.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2023 la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°2303286 et n°2303287 sont relatives à la situation d'une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de juger par un seul jugement.
2. Par une contrainte n°2C 168 519 8102 9 émise le 29 avril 2023 à l'encontre de Mme A, la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis en recouvrement la somme d'un montant total de 8 782,73 euros composé d'un indu d'aide au logement d'un montant de 7 796,72 euros, d'un indu d'aide au Covid19 de 300 euros et de 686,01 euros d'indu de prime exceptionnelle de fin d'année. Par une contrainte n°2C 168 519 8100 9 émise le 29 avril 2023 à l'encontre de M. A, la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis en recouvrement la même somme d'un montant total de 8782,73 euros composé des mêmes indus. Par la présente requête, M et Mme A forment opposition à ces deux contraintes.
3. Aux termes de l'article L 711-4 du Code de la Consommation : " Sauf accord du créancier, sont exclues de toute remise, de tout rééchelonnement ou effacement : [] 3° Les dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses commises au préjudice des organismes de protection sociale énumérés à l'article L. 114-12 du code de la sécurité sociale ; [] L'origine frauduleuse de la dette est établie soit par une décision de justice, soit par une sanction prononcée par un organisme de sécurité sociale dans les conditions prévues aux articles L. 114-17, L. 114-17-1 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. "
4. Il résulte de l'instruction que par courrier du 20 avril 2023 la commission de surendettement des particuliers du Bas-Rhin a déclaré recevable le dossier de M et Mme A. Ce courrier précisait que les créanciers ne pouvaient plus saisir leur bien pendant une durée de deux ans. Cependant les indus d'aide au logement, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide au covid19 mis à la charge de M. et Mme A ont été déclarés frauduleux par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin par décision du 26 avril 2022 en mettant à leur charge une pénalité de 1 320 euros. En conséquence les indus mis en recouvrement par les deux contraintes pour lesquelles les requérants font oppositions sont exclus de la procédure de surendettement. Dans ces conditions, en application des dispositions de l'article L 711-4 du Code de la Consommation rappelées ci-dessus, la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin dispose toujours de son droit de procéder au recouvrement des indus en cause contrairement à ce que prétendent les requérants. Par suite le moyen tiré de ce que les indus ne pouvaient plus être mis en recouvrement suite à la décision de la commission de surendettement doit être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les oppositions de M et Mme A contre les contraintes émises contre eux par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin le 29 avril 2023 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1. Les requêtes n°2303286 et n°2303287 de M. et Mme A sont rejetées.
Article 2. Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D et B A, à la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin et à la Collectivité européenne d'Alsace.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2024.
Le magistrat désigné,
H. SIMONLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au Ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et au Ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chacun en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,-2303287TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE
STRASBOURG
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026