vendredi 20 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2303499 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | THIERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Grenke Location, représentée par Me Thiéry, demande au tribunal :
1°) de condamner la Régie Nord-Caraïbes Eau à lui verser une somme de 12 064,89 euros, assortie des intérêts au taux légal majoré de cinq points ou, à défaut, des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts ;
2°) d'enjoindre à la Régie Nord-Caraïbes Eau de lui restituer, à ses frais et risques, le matériel objet du contrat de location n° 257-10349 ;
3°) de mettre à la charge de la Régie Nord-Caraïbes Eau la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le contrat a été valablement conclu ;
- elle a procédé le 18 janvier 2023 à la résiliation anticipée du contrat de location longue durée conclu avec la Régie Nord-Caraïbes Eau le 1er août 2019, en raison de l'interruption du paiement des loyers, et a mis en demeure cette dernière de lui régler les sommes dues en exécution du contrat ;
- elle a droit au montant des loyers échus impayés, qui s'élève à 3 760,55 euros, aux intérêts sur ces loyers échus, qui s'élèvent à 38,34 euros, à une indemnité de résiliation égale à l'ensemble des loyers hors taxes à échoir jusqu'au terme du contrat, soit 8 226 euros, ainsi qu'à une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros, en application de l'article 8 des conditions générales du contrat ;
- il appartient à la Régie Nord-Caraïbes Eau de lui restituer à ses frais et risques le matériel objet du contrat.
La requête a été communiquée à la Régie Nord-Caraïbes Eau, qui n'a pas présenté d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Poittevin ;
- et les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société Grenke Location a conclu avec la Régie Nord-Caraïbes Eau, le 1er août 2019, un contrat ayant pour objet la location d'une photocopieuse (contrat n° 257-10349), pour une durée de 60 mois et un loyer mensuel de 457 euros hors taxes (HT) payé trimestriellement. Par courrier du 12 décembre 2022, la société Grenke Location a mis en demeure la Régie Nord-Caraïbes Eau de régler les loyers impayés, puis, par courrier du 18 janvier 2023, elle a procédé à la résiliation anticipée du contrat et a mis la régie en demeure de lui payer la somme de 12 064,89 euros, correspondant selon elle aux loyers échus impayés, aux intérêts échus à la date de la résiliation, à l'indemnité de résiliation et aux frais de recouvrement. Par la présente requête, la société Grenke Location demande le versement de cette somme ainsi que la restitution du matériel objet du contrat de location, aux frais et risques de la Régie Nord-Caraïbes Eau.
2. Il résulte de l'instruction, en particulier de la délibération du 24 août 2021 du comité syndical du syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) produite par la société Grenke Location, que la Régie Nord-Caraïbes Eau a été dissoute à compter du 31 août 2021. Cette dissolution a emporté le transfert de l'actif et du passif de cet établissement public local à d'autres personnes morales. Les conclusions pécuniaires et à fin d'injonction présentées par la société Grenke Location et dirigées contre la Régie Nord-Caraïbes Eau, qui n'existait plus à la date d'introduction de la requête, et avait, du reste, déjà disparu à la date du courrier de résiliation, sont donc irrecevables.
3. Par suite, ces conclusions, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Grenke Location est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Grenke Location et à la Régie Nord-Caraïbes Eau.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Rees, président,
- Mme Dobry, première conseillère,
- Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2025.
La rapporteure,
L. POITTEVIN
Le président,
P. REES
La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026