mardi 29 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2304044 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5e chambre |
| Avocat requérant | TABIOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023, M. A B, représenté par Me Tabiou, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Eurométropole de Strasbourg (EMS), à lui verser la somme de 13 000 euros par mois en réparation du préjudice qu'il a subi résultant des travaux de pose et de renouvellement du réseau de gaz rue Jacques Coutot à Strasbourg du 15 septembre 2022 jusqu'à la fin des travaux, sauf pour le mois d'octobre 2022 ;
2°) de condamner l'EMS à payer une campagne de communication pour que son commerce récupère sa clientèle ;
3°) de condamner l'EMS à lui verser des dommages et intérêts ;
4°) de condamner l'EMS à lui verser des frais de procédure.
Il soutient que son préjudice est anormal et spécial, les travaux ayant engendré une importante baisse de son chiffre d'affaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2025, l'EMS conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 janvier 2025, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bronnenkant,
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B exploite le " Snack chez Sam " quai Jacoutot à Strasbourg. Estimant avoir subi un préjudice commercial résultant de la pose et du renouvellement du réseau de gaz devant son établissement, M. B, après avoir obtenu une indemnisation de 9 000 euros pour le mois d'octobre 2022 par protocole transactionnel signé avec R-GDS le 17 janvier 2023, a adressé, le 26 janvier 2023, une demande préalable à l'EMS, mandataire des travaux pour la période du 15 au 30 septembre 2022 et du 1er novembre 2022 à la fin des travaux. L'EMS a refusé de faire droit à sa demande. Par sa requête M. B demande de condamner l'EMS à lui verser la somme de 13 000 euros par mois en réparation du préjudice subi.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Il appartient au riverain de la voie publique qui entend obtenir réparation des dommages qu'il estime avoir subis à l'occasion d'une opération de travaux publics à l'égard de laquelle il a la qualité de tiers d'établir le lien de causalité entre cette opération et les dommages invoqués et le caractère anormal et spécial de son préjudice, les riverains des voies publiques étant tenus de supporter sans contrepartie les sujétions normales qui leur sont imposées dans un but d'intérêt général.
3. Pour établir le caractère anormal et spécial de son préjudice, le requérant n'apporte aucun élément de nature à démontrer que pendant la période pour laquelle il demande une indemnisation son commerce ne serait pas resté accessible, à tout le moins aux piétons, pendant toute cette période. En outre, la baisse du chiffre d'affaires de l'entreprise du requérant ne peut être regardée comme suffisamment significative par rapport aux années antérieures, quand bien même ce dernier soutient que les travaux qu'il a réalisés en 2021 étaient de nature à permettre une augmentation substantielle de son chiffre d'affaires. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la gêne causée à M. B par les travaux susmentionnés n'a pas excédé les sujétions normales que doivent supporter les riverains d'une voie publique dans un but d'intérêt général. M. B n'ayant ainsi pas subi de préjudice grave et spécial, il n'est donc pas fondé à demander l'indemnisation de ce préjudice, y compris des frais publicitaires et un préjudice moral, sur le fondement de la responsabilité sans faute.
Sur les frais d'instance :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'EMS une somme au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : La requête M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'Eurométropole de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Carrier, président,
Mme Bronnenkant, première conseillère,
Mme Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2025.
La rapporteure,
H. BRONNENKANT
Le président,
C. CARRIERLe greffier,
P. SOUHAIT
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026