jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2305323 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juillet 2023, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le jury de la 1ère année de licence sciences pour l'ingénieur de l'université de Haute Alsace l'a déclaré ajourné.
Il soutient que :
- ses absences aux cours de matière libre de l'unité d'enseignement " projet pro SPI 2 " s'expliquent par sa pratique du sport de haut niveau et il en a justifié auprès de l'université ;
- sa mauvaise note en allemand résulte de ce qu'il a été contraint de suivre cet enseignement, alors qu'il n'a jamais appris l'allemand.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2023, l'université de Haute Alsace conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête n'est pas recevable, dès lors, d'une part, que les notes attribuées à l'une des épreuves d'un examen ne peuvent faire l'objet d'une demande d'annulation indépendamment d'un recours forme contre les résultats de l'examen ou du concours pris dans leur ensemble, et d'autre part, que les conclusions tendant à obtenir le réexamen de la note obtenue à une épreuve d'examen constituent un recours gracieux dont il n'appartient pas au juge administratif de connaître ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rees,
- les conclusions de M. Boutot, rapporteur public,
- et les observations de Me Arab, représentant l'université de Haute Alsace.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, inscrit en première année de licence sciences pour l'ingénieur (SPI) à l'université de Haute Alsace au titre de l'année universitaire 2022-2023. Par une décision révélée par son relevé de notes du second semestre daté du 29 juin 2023, le jury de la première année de licence SPI a déclaré son ajournement. M. B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.
2. En premier lieu, si M. B fait valoir les contraintes liées à son statut de joueur de hockey de haut niveau, qui l'empêchaient d'assister à certains cours, il ne justifie pas en avoir informé l'université, ni avoir sollicité une dérogation ou un aménagement dans l'organisation et le déroulement de ses études. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le jury, en raison de ses absences injustifiées, ne lui a pas attribué de note pour la matière libre de l'unité d'enseignement " projet pro SPI 2 ".
3. En second lieu, pour contester ses résultats en allemand, M. B ne peut pas utilement faire valoir que cette matière lui a été imposée dans le cadre de son diplôme.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir de l'université de Haute Alsace, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge une somme à verser à l'université de Haute Alsace en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées de l'université de Haute Alsace tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Haute Alsace.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
Le président-rapporteur,
P. Rees
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
D. Merri La greffière,
S. Siamey
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026