mercredi 15 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2305980 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mars 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler le titre exécutoire n°120 émis le 31 janvier 2023 par le comptable public de la commune de Phalsbourg, d'un montant de 4 600 euros.
Il soutient que :
- la terrasse de son établissement a été débarrassée dès le 31 octobre 2022 ;
- d'autres restaurants et débits de boissons ont continué à exploiter des terrasses postérieurement au cours des mois de novembre et décembre 2022, sans être destinataires de titre exécutoires équivalents ;
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;
- le destinataire du titre exécutoire est erroné ;
- la décision attaquée est dépourvue de base légale.
Par un mémoire en défense, la commune de Phalsbourg, représentée par la SELAS Olszak et Levy, conclut au non-lieu à statuer.
Elle fait valoir que le titre n°120 a été remplacé par le titre n°280 qui corrige l'identité du gestionnaire de l'établissement, et que ce second titre a été retiré par un titre annulatif du 23 mai 2023.
La procédure a été communiquée au directeur régional des finances publiques de la Région Grand Est et du département du Bas-Rhin qui n'a pas produit d'observation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance () : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (). ".
2. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
3. La commune de Phalsbourg fait valoir que le titre exécutoire n°120 contesté par le requérant a été remplacé, en cours d'instance, par le titre exécutoire n°280 pour un même montant. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les conclusions du requérant doivent être redirigées contre le titre exécutoire n°280 qui a remplacé le titre exécutoire n°120.
4. Il résulte de l'instruction que le 23 mai 2023, le titre exécutoire n° 280 en litige a été annulé. Par ailleurs, si la commune de Phalsbourg a émis le même jour un nouveau titre exécutoire d'un même montant, il concerne un autre redevable, la société Nil Café. Par suite, eu égard au retrait du titre exécutoire n°280, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a par suite pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Phalsbourg. Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques de la Région Grand Est et du département du Bas-Rhin.
Fait à Strasbourg, 15 novembre 2023.
Le président de la 5ème chambre,
C. CARRIER
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2305980
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026