jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306648 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | CABAILLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2023, Mme C née A, représenté par Me Cabaillot, demande au tribunal :
- D'annuler la décision du 13 juillet 2023 par laquelle le Département de la Moselle a confirmé la décision du 15 mai 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Moselle a mis fin à ses droits au revenu de solidarité active ;
- De mettre à la charge du département de la Moselle une somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative mis à sa charge la somme de correspondant à un trop perçu de revenu de solidarité active.
Mme C née A soutient que le Département de la Moselle a commis une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2024, le Département de la Moselle conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La caisse d'allocations familiales de la Moselle par décision du 15 mai 2023 a mis fin aux droits de Mme C au revenu de solidarité active. Sur recours administratif préalable cette décision a été confirmé par la décision du 13 juillet 2023 du département de la Moselle. La requérante demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur la décision du 15 mai 2023 de la caisse d'allocations familiales de la Moselle :
2. Aux termes de l'article L.262-47 du code de l'action sociale et des familles : " toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental "
3. Le recours administratif effectué par Mme C devant le président du département de la Moselle contre la décision du 15 mai 2023 de la caisse d'allocation familiale de la Moselle, conformément aux dispositions de l'article L.262-47 du code de l'action sociale et des familles précité, ayant un caractère obligatoire, la décision du 13 juillet 2023 prise par le président du département de la Moselle à la suite de ce recours s'est substituée à la décision initiale. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision du 15 mai 2023 de la caisse d'allocations familiales de la Moselle sont irrecevables et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur la fin de droit au revenu de solidarité active :
4. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. ". L'article R. 262-6 du même code précise également que : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". De plus, en vertu de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
5. Il résulte de l'instruction que la décision portant fin de droit au revenu de solidarité active provient de ce que Mme C née A vivait en couple avec son époux M. C depuis juillet 2015 et qu'elle partageait une communauté d'intérêt avec lui. Cette situation a été révélée par un rapport rédigé le 4 janvier 2023 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales de la Moselle qui fait foi jusqu'à preuve du contraire. Si la requérante fait valoir que son mari a été incarcéré en 2020 puis en 2022, cette incarcération n'est pas de nature à rompre la communauté d'intérêt entre les époux. Elle fait également valoir qu'une procédure de divorce est engagée contre son époux en décembre 2023, cette procédure intervient après la décision de la caisse d'allocations familiales de la Moselle. En conséquence, c'est à bon droit et sans commettre d'erreur d'appréciation que le département de la Moselle a confirmé par la décision du 13 juillet 2023 la décision de la caisse d'allocations familiales de la Moselle de mettre fin aux droits de la requérante au revenu de solidarité active.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C Née A ne peut être que rejetée y compris, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1. La requête de Mme C Née A est rejetée.
Article 2. Le présent jugement sera notifié à Mme B C née A, au Département de la Moselle et à la Caisse d'allocations familiales de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
H. SIMONLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2306648
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026