jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306778 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | AARPI L'ILL LÉGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2023 sous le n° 2306779, M. A, représenté par Me Thalinger, demande au tribunal :
* De lui accorder le bénéficie de l'aide juridictionnelle provisoire ;
* D'annuler la décision du 31 août 2023 par laquelle le président de la Collectivité européenne d'Alsace a refusé de renouveler le contrat jeune majeur ensemble la décision du 20 septembre 2023 confirmant le refus ;
* D'enjoindre au président de la Collectivité européenne d'Alsace de prendre une décision d'accompagnement dans le cadre d'un contrat jeune majeur ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de 10 jours à compter de notification de la présente ordonnance sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;
* De mettre à la charge de la Collectivité européenne d'Alsace une somme de 1 500 euros HT à verser à son avocat au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
* La décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
* Elle est insuffisamment motivée ;
* La décision est entachée d'une erreur de droit ;
* Elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mai 2024, la Collectivité européenne d'Alsace conclut, à titre principal, à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête comme étant non fondée.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant afghan, né le 14 mars 2004, est entré en France à l'âge de 14 ans. Il a été pris en charge par le service de l'aide social à l'enfance du département du Bas-Rhin par une ordonnance du 3 octobre 2019 du tribunal judicaire de Strasbourg. Après avoir été admis à l'hôtel le 6 novembre 2018 suite à sa réorientation, il a été pris en charge au Service d'accompagnement des mineurs isolés (B) le 16 novembre 2018 et orienté vers l'E.E.P. du Château d'Angleterre le 31 janvier 2019 sur le groupe en internat. Durant sa prise en charge, il a ensuite été orienté vers un accueil en studio avec un accompagnement externalisé assuré par l'équipe de l'internat. Par la suite, il été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance de la Collectivité européenne d'Alsace en tant que jeune majeur du 15 mars 2022 au 31 août 2023. Le 22 août 2023, M. A a adressé à la Collectivité une demande de renouvellement de sa prise en charge en tant que jeune majeur qui a été refusé par décision du 31 août 2023 du président de la Collectivité européenne d'Alsace. Le requérant a formé un recours gracieux contre cette décision qui a été rejeté par décision du 20 septembre 2023 par le président de la collectivité. M. A demande l'annulation de ces deux décisions.
2. Dans son mémoire en défense, la Collectivité européenne d'Alsace informe le tribunal qu'elle a renouvelé la prise en charge de M. A en tant que jeune majeur par la signature, le 5 octobre 2023, d'un contrat jeune majeur insertion valable jusqu'au 31 décembre 2023, puis que celui-ci a été renouvelé jusqu'au 31 mai 2024 puis jusqu'au 31 août 2024. En conséquence, la présente requête est dénuée d'objet et il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer.
D E C I D E :
Article 1. Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2. La présente ordonnance sera notifiée à M.C A et à la Collectivité européenne d'Alsace.
Rendu public par mise à disposition au Greffe le 4 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
H. SIMON
La greffière,
F. DOGUI
La république mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La Greffière,
N°2306778
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026