mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2307452 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET MONHEIT-ANDRE-MAI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 octobre 2023, la commune de Monneren, représentée par Me Zimmer, demande à la juge des référés :
1°) de prescrire une expertise en vue de déterminer l'étendue et les causes des désordres et malfaçons affectant le bâtiment d'accueil périscolaire de la commune afin de pouvoir déterminer les responsabilités ;
2°) d'enjoindre à l'expert de déposer un pré-rapport.
Elle soutient que des désordres et malfaçons affectent le bâtiment d'accueil périscolaire objet de l'opération de travaux, que ces derniers prennent notamment la forme de fissures et d'infiltrations et proviennent de réserves non levées ou sont apparus postérieurement à la réception.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2023, la société Bâtiment services travaux, représentée par Me Houpert :
1°) déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée, tous droits et moyens réservés ;
2°) demande que l'avance des frais d'expertise soit mise à la charge de la requérante ;
3°) demande que les frais et dépens soient mis à la charge de la requérante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2023, les sociétés Apave Sa et Apave infrastructures et construction France, représentées par Me Marié :
1°) déclarent ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée, tous droits et moyens réservés ;
2°) demandent la mise hors de cause de la société Apave Sa ;
3°) demandent qu'il soit fait droit à l'intervention volontaire de la société Apave infrastructures et construction France.
La société Apave Sa soutient que l'acte d'engagement n'a pas été conclu avec elle mais avec la société Apave Alsacienne, qu'en conséquence elle doit être mise hors de cause. En revanche, en ce que la société Apave infrastructures et construction France est venue aux droits de la société Apave Alsacienne, celle-ci doit être mise à la cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 novembre 2023, la société Areas dommages, représentée par Me Karila, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise, tous droits et moyens réservés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2023, la Société d'assurance mutuelle à cotisations variables, représentée par Me Monheit déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée, tous droits et moyens réservés.
Elle soutient cependant que celle-ci est inutile en ce que la commune de Monneren ne justifie pas de l'intervention effective de la société Smac qu'elle assure, qu'au contraire, l'acte d'engagement mentionne la société Zillhardt Staub Agence Smac qui ne correspond pas à la société Smac en cause. En outre, elle indique que la commune ne justifie pas des infiltrations et qu'il est possible de douter de leur réalité. Ainsi, elle estime que la mesure d'expertise se heurte à des contestations sérieuses.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 21 décembre 2023 et le 8 mars 2024, la Sas Urbame, représentée par Me Colbus :
1°) déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée, tous droits et moyens réservés ;
2°) demande que la Mutuelle des architectes français soit mise à la cause ;
3°) demande que les frais et dépens soient mis à la charge de la requérante.
Elle soutient cependant que la mesure d'expertise est inutile en ce que les réceptions sont intervenues en 2016 et que, par conséquent, toute action susceptible d'être engagée au titre des réserves non levées serait prescrite. Celle-ci soutient, en outre, que la réalité et la persistance des infiltrations ne sont pas établis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2024, M. B A, représenté par Me Zine :
1°) déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée, tous droits et moyens réservés ;
2°) demande la réservation des dépens ;
3°) demande que l'avance des frais d'expertise soit mise à la charge de la requérante.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Anne Dulmet en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
Sur l'utilité et le périmètre de la mesure d'expertise :
1. Il est constant que la commune de Monneren est maître d'ouvrage dans le cadre d'une opération de construction d'un bâtiment d'accueil périscolaire. M. A, entrepreneur individuel, et la société Urbame se sont vus confier la maîtrise d'œuvre et plusieurs autres entreprises sont intervenues au cours de l'opération. La commune de Monneren indique que des désordres et malfaçons affectent le bâtiment d'accueil périscolaire suite aux travaux qui y ont été effectués (désordres affectant la dalle de la salle n°4 survenus en cours de chantier suite à un relevé de niveau et ayant fait l'objet de reprises ; infiltrations en provenance de la toiture ; fissures constatées sur les ouvrages du lot gros œuvre ; réserves non levées). La commune précise, en outre, que certains désordres et malfaçons sont apparus après la réception des travaux. Seule une expertise amiable conduite par la compagnie Areas, assureur de la société Construction C, qui était en charge du relevé de niveau, a eu lieu s'agissant du dallage de la salle n°4. Celle-ci n'a pas permis de déterminer l'imputabilité de ces désordres. Un recours au fond a été introduit par la société Urbame contre la commune de Monneren s'agissant du paiement des prestations supplémentaires effectuées dans ce cadre. La commune de Monneren demande que soit désigné un expert aux fins de déterminer l'étendue et les causes des désordres affectant le bâtiment d'accueil périscolaire afin de pouvoir déterminer les responsabilités.
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal relevant de la compétence du juge administratif. Cette utilité doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir. Par ailleurs, la juge des référés peut être saisie de conclusions tendant à ce que l'expertise qu'il lui est demandé de prescrire soit réalisée au contradictoire de toute partie dont la participation est susceptible d'être utile, dès lors que le litige relève au moins partiellement de la juridiction administrative.
3. D'une part, il résulte de l'instruction qu'aucune expertise au contradictoire de toutes les parties n'a permis d'apporter des éléments permettant de déterminer l'étendue et les causes des désordres et malfaçons ni d'établir les responsabilités encourues s'agissant des réserves non levées, des infiltrations et des fissures. Aussi, il apparait que l'expertise sollicitée à leur égard entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R.532-1 du code de justice administrative. L'argument de la société Urbame, concernant la prescription de toute action au titre des réserves non levées ne saurait, au demeurant, être retenu, faute de précisions apportées en ce sens. Par ailleurs, s'agissant des désordres affectant la dalle de la salle n°4, il résulte de l'instruction qu'un jugement a été rendu le 10 novembre 2021, sous le numéro 2000509, par le tribunal administratif de Strasbourg et que celui-ci condamne la commune de Monneren à verser à la société Urbame la somme de 28 357,51 euros au titre des prestations supplémentaires exécutées dans le cadre du contrat de maîtrise d'œuvre. Cette décision fait actuellement l'objet d'un appel devant la cour administrative d'appel de Nancy. Toutefois, il apparait que cette procédure ne concerne que le règlement des prestations complémentaires et le solde du marché, et ne porte pas sur l'étendue et les causes des désordres et malfaçons ni sur les responsabilités encourues. Dès lors, la mesure d'expertise sollicitée s'agissant de la dalle de la salle n°4 entre également dans le champ d'application de l'article précité. Ainsi, il y a lieu de faire droits aux demandes d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. D'autre part, la société Sa Apave demande à être mise hors de la cause et à ce que la société Apave infrastructures et construction France puisse intervenir volontairement à la procédure. En l'occurrence, il résulte de l'instruction que l'acte d'engagement a été conclu entre la commune de Monneren et la société Apave Alsacienne, et non la société Apave Sa. De plus, la société Apave infrastructures et construction France est venue aux droits de la société Apave alsacienne concernée par l'acte d'engagement. Dans ces conditions, il y a lieu de mettre hors de la cause la société Apave Sa et d'y substituer la société Apave infrastructures et construction France. En outre, la société Urbame demande que la Mutuelle des architectes français soit également mise à la cause. En l'occurrence, il résulte de l'instruction que la Mutuelle des architectes français est assureur responsabilité civile et décennale de M. A, en charge de la maîtrise d'œuvre conjointement avec la société Urbame. Cette qualité est de nature à rendre utile la participation de la Mutuelle des architectes français. Les opérations d'expertise doivent, par conséquent, être menées au contradictoire de la commune de Monneren, M. A, la société Urbame, la société Smac, la Smabtp, la société Areas dommages, la société Construction C, la société Bâtiments services travaux, la société Apave infrastructures et construction France et la Mutuelle des architectes français.
Sur les conclusions relatives à la production d'un pré-rapport :
5. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir une note de synthèse ou un pré-rapport et de le soumettre préalablement aux parties. Il en résulte que les conclusions de la commune de Monneren tendant à ce que l'expert dresse un pré-rapport et l'adresse à chacune des parties sont dépourvues de fondement juridique et doivent être rejetées, sans que le rejet de cette demande ne fasse obstacle à ce que l'expert établisse un pré-rapport soumis au contradictoire des parties s'il l'estime utile, sur le fondement de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Sur les conclusions relatives aux frais d'expertise et dépens :
6. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ()en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Ces frais et honoraires sont, en principe, mis à la charge de la partie qui a demandé le prononcé de la mesure d'expertise. Toutefois, pour des raisons d'équité, ils peuvent être mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'ordonnance est exécutoire dès son prononcé, et peut être recouvrée contre les personnes privées ou publiques par les voies de droit commun. Elle peut faire l'objet, dans le délai d'un mois à compter de sa notification, du recours prévu à l'article R. 761-5. ()". Aux termes de l'article R. 761-4 dudit code : " La liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise définis à l'article R. 621-11, est faite par ordonnance du président de la juridiction, après consultation du président de la formation de jugement ou, en cas de référé ou de constat, du magistrat délégué.() ". Aux termes de l'article R. 621-11 du même code : " Les experts et sapiteurs mentionnés à l'article R. 621-2 ont droit à des honoraires, sans préjudice du remboursement des frais et débours. / Chacun d'eux joint au rapport un état de ses vacations, frais et débours. (.) ".
7. Il résulte de ces dispositions combinées que la détermination du montant des frais et honoraires d'expertises et de la personne à la charge de laquelle ces frais doivent être mis est effectuée par une ordonnance prise par le président du tribunal ou le magistrat qu'il désigne après la remise du rapport par l'expert.
8. Les demandes des sociétés Sa Urbame et Bâtiment services travaux, ainsi que de M. A, relatives à la prise en charge des frais d'expertise sont prématurées et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives à l'avance des frais d'expertise :
9. Aux termes de l'article R. 621-12 du code de justice administrative : " Le président de la juridiction [] peut, soit au début de l'expertise, si la durée ou l'importance des opérations paraît le comporter, soit au cours de l'expertise ou après le dépôt du rapport et jusqu'à l'intervention du jugement sur le fond, accorder aux experts et aux sapiteurs, sur leur demande, une allocation provisionnelle à valoir sur le montant de leurs honoraires et débours. Il précise la ou les parties qui devront verser ces allocations []. "
10. En l'absence d'allocation provisionnelle ordonnée par la présente décision, les demandes de la société Bâtiment services travaux et M. A sont prématurées et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : Jean-Marie D, exerçant au 64F rue Raymond Poincaré à Nancy (54000), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1° informer les parties, dès l'engagement des opérations d'expertise, et au plus tard lors de la première réunion d'expertise, sur le déroulement, les moyens techniques envisagés et le coût estimé des opérations, afin de mettre la demanderesse à même d'évaluer l'utilité de la poursuite des opérations. Cette information sera renouvelée chaque fois que des investigations supplémentaires seront de nature à modifier substantiellement cette première estimation indicative ;
2° se rendre sur les lieux, au sein du bâtiment d'accueil périscolaire de la commune de Monneren, entendre les parties ainsi que tous sachants et retracer les faits connus de la conclusion du contrat à l'apparition des désordres et malfaçons ; détailler de façon précise la chronologie des faits ; se faire communiquer tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ;
3° procéder à la constatation et décrire avec précision les malfaçons et/ou désordres affectant le bâtiment d'accueil périscolaire ;
4° dire si les malfaçons et/ou désordres constatés :
- affectent des éléments d'équipement, dissociables ou non, de l'ouvrage, ou le gros œuvre ;
- sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination, ou s'ils sont susceptibles de le faire dans un délai prévisible, dans l'hypothèse où l'évolution des désordres en cause, qui n'auraient pas encore manifesté toute leur ampleur, apparaitrait inéluctable.
5° préciser la date de réception des travaux, les réserves formulées, leur teneur et la date de levée des réserves ; préciser quels désordres et/ou malfaçons sont apparus avant la levée des réserves et lesquels sont apparus après ; indiquer la nature et l'ampleur des réserves non levées ;
6° préciser si les malfaçons et/ou désordres constatés étaient soit connus soit apparents, à la date de la réception ;
7° déterminer la nature et l'étendue des travaux de reprise effectués ;
8° donner un avis motivé sur chaque cause/origine possible des désordres et/ou malfaçons en précisant s'ils sont imputables à la conception de l'ouvrage, aux conditions de réalisation des travaux , aux conditions d'utilisation ou d'entretien de l'ouvrage, ou encore à un élément extérieur, et, dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant des parties ; fournir tous éléments de fait et techniques sur les éventuelles causes des désordres et/ou malfaçons ; sauf détermination certaine des causes, apporter toutes précisions factuelles et techniques utiles permettant de déterminer la cause la plus probable ;
9° préciser les liens contractuels unissant les parties, rassembler les documents relatifs aux assurances et au marché, dire si les malfaçons et/ou désordres constatés résultent de/ou sont constitutifs d'une non-conformité aux clauses contractuelles ;
10° déterminer si, compte-tenu des circonstances de l'espèce, des données techniques disponibles et de ses compétences propres, chaque partie a accompli les tâches et diligences qui lui étaient dévolues, conformément aux règles de l'art ;
11° indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle en assurant la solidité de l'ouvrage et un usage propre à sa destination ; donner son avis motivé sur la demande chiffrée par la commune de Monneren incluant au besoin les frais de maîtrise d'œuvre ; préciser la plus-value éventuelle apportée à l'ouvrage par ces travaux ; si des travaux de reprise ont déjà été effectués, les décrire, en précisant leur teneur, leur chronologie, et leur coût estimé, et en précisant qui les a effectué et qui en a assumé le coût ;
12° donner son avis motivé sur la demande chiffrée présentée par la commune de Monneren tendant à l'évaluation de tout autre chef de préjudice ;
13° d'une façon générale, de recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des éléments précédemment définis et qui sont de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation.
Article 2 : Les sociétés Mutuelle des architectes français et Apave infrastructures et construction France sont appelées à la cause.
Article 3 : La société Apave Sa est mise hors de la cause.
Article 4 : L'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par la juge des référés. Lors de la première réunion d'expertise, il vérifiera que l'ensemble des parties susceptibles d'être concernées par le litige ont bien été appelées à la cause, afin de permettre que soit sollicitée une éventuelle extension de l'expertise ou une demande de mise hors de cause des parties non concernées, dans le délai imparti par l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, recueillir tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et à éclairer le tribunal administratif.
Article 6 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par le président du Tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative. L'expert peut demander à la juge des référés une allocation provisionnelle à valoir sur le montant de ses honoraires et débours. Cette demande peut intervenir en cours d'expertise.
Article 7 : L'expert pourra, s'il l'estime opportun, établir un pré-rapport et le communiquer aux parties en leur impartissant un délai pour présenter leurs dires et leurs observations sur les dires.
Article 8 : À tout moment au cours de sa mission, l'expert pourra proposer à la juge des référés une médiation entre les parties.
Article 9 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges avant le 1er septembre 2024, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Monneren, à M. A, à la société Urbame, à la société Smac, à la Smabtp, à la société Areas dommages, à la société Construction C, à la société Bâtiments services travaux, à la société Apave Alsacienne, à Apave infrastructures construction France, à la Mutuelle des architectes français et à M. C D, expert.
Fait à Strasbourg, le 23 avril 2024.
La juge des référés,
A. DULMET
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026