mercredi 7 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2308550 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHOFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2023, Mme C A, représentée par Me Choffel, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à la commune de Porcelette, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de la soumettre sans délai à un examen psychiatrique par un médecin agréé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Porcelette une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a fait l'objet de la part de son employeur de diverses décisions qu'elle estime illégales ;
- la commune refuse de reconnaitre le lien entre sa pathologie et sa situation de travail ;
- le Conseil médical est en attente d'une expertise psychiatrique ;
- l'urgence tient à la dégradation de sa situation matérielle.
La requête a été communiquée à la commune de Porcelette qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 5 janvier 2024 tenue en présence de Mme Slovencik, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu les observations de Me Picoche, substituant Me Choffel, avocat de Mme A.
La commune de Porcelette, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de l'instruction qu'en date du 11 mai 2023, le conseil médical départemental de la Moselle a ajourné l'avis que lui avait demandé la commune de Porcelette, en renvoyant l'examen du dossier à la production d'un rapport d'expertise par les soins d'un psychiatre.
3. Il n'est pas contesté que Mme A, qui est en congé de maladie depuis une durée importante, subi de ce fait une perte de revenu significative qui la place dans une situation matérielle difficilement soutenable. Elle est dès lors fondée à se prévaloir d'une urgence.
4. Il est constant que le règlement de la situation professionnelle de Mme A est suspendu à l'avis du conseil médical, lequel estime ne pas pouvoir se prononcer avant la présentation du rapport de l'expert psychiatre. La commune de Porcelette ne fait état d'aucune circonstance de nature à justifier qu'elle n'a pas, depuis 8 mois à la date de la présente ordonnance, pris les mesures nécessaires pour organiser ladite expertise.
5. Au vu de ce qui précède, il y a lieu d'enjoindre à la commune de Porcelette de prendre les mesures nécessaires à l'examen de Mme A par un expert psychiatre, dans le délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir, dans l'immédiat, cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Porcelette une somme de 1 000 (mille) euros à verser à Mme A en application desdites dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à la commune de Porcelette de de prendre les mesures nécessaires à l'examen de Mme A par un expert psychiatre, dans le délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : La commune de Porcelette versera à Mme A, la somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et à la commune de Porcelette.
Fait à Strasbourg, le 7 février 2024.
Le juge des référés,
X. B
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. Slovencik
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026