mercredi 7 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2308888 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL OFFICIO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2023, M. D A, représenté par Me Cochereau, avocate, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Moselle, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui communiquer le volet médical de son dossier administratif, notamment le rapport d'expertise médicale du 4 septembre 2023 et le procès-verbal de la séance du conseil médical du 10 octobre 2023, dans un délai de quarante-huit heure et sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge du SDIS une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est en litige avec le SDIS sur l'évaluation de son état de santé ;
- l'administration ne lui a pas communiqué les pièces dont il a besoin pour faire valoir ses droits ;
- l'urgence tient aux conséquences de la réduction de sa rémunération ;
- les documents lui seront nécessaire pour introduire une autre requête ;
- rien ne s'oppose à ce que ces pièces lui soient communiquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2024, le Service départemental d'incendie et de secours de la Moselle conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. A à lui payer la somme de 1 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier de l'intéressé ne comporte pas de volet médical qui pourrait lui être transmis ;
- le SDIS n'a pas fait preuve de réticence dans la communication des pièces demandées par M. A ;
- il appartenait à M. A de demander aux instances médicales les pièces qu'il réclame et dont le SDIS ne dispose pas ;
- l'urgence n'est pas établie en l'espèce ;
- la mesure sollicitée est sans utilité effective ;
- la démarche du requérant est sujette à contestation sérieuse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 5 janvier 2024 tenue en présence de Mme Slovencik, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Bouttier, substituant Me Cochereau, avocat de M. A ;
- les observations de Mmes B et Theveny, représentant le Service départemental d'incendie et de secours de la Moselle.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il appartenait à M. A de demander directement aux autorités concernées les pièces qu'il réclame à présent au SDIS de la Moselle, notamment le rapport d'expertise médicale du 4 septembre 2023 et le procès-verbal de la séance du conseil médical du 10 octobre 2023, dont certaines d'ailleurs sont susceptibles d'être couvertes par le secret médical. Il s'ensuit que ses conclusions présentées devant le juge des référés ne peuvent pas être regardées comme utiles, et que sa requête doit être rejetée.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de M. A dirigées contre le SDIS de la Moselle qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A, la somme que réclame le SDIS en application desdites dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du SDIS de la Moselle présentées à fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A et au Service départemental d'incendie et de secours de la Moselle.
Fait à Strasbourg, le 7 février 2024.
Le juge des référés,
X. C
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. Slovencik
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026