LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2309372

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2309372

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2309372
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'un commandement aux fins de saisie immobilière délivré pour recouvrer une dette fiscale de 333 920,09 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de la créance et invoquait le caractère de résidence principale de son bien. Le tribunal a fait application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, rappelant que les contestations relatives au recouvrement ne peuvent remettre en cause le bien-fondé de la créance. Surtout, il a opposé l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 12 mai 2025, qui avait déjà rejeté une demande identique entre les mêmes parties et portant sur le même objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 13 décembre 2023 et le 6 octobre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler le commandement délivré par huissier le 8 septembre 2023 aux fins d’exécution forcée immobilière, afin de recouvrer la somme de 333 920,09 euros.

Il soutient que :

- son bien immobilier, acquis en 2000, est le seul bien dont il dispose avec sa famille et constitue leur résidence principale ;
- que le chiffre d’affaires retenu en 2009, 2010 et 2011, qui a permis de calculer les montants de taxe sur la valeur ajoutée, est faux.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2025, le directeur départemental des finances publiques du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.

Le directeur départemental des finances publiques du Haut-Rhin fait valoir que l’autorité de chose de jugée attachée au jugement du 12 mai 2025 s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Mohammed Bouzar, rapporteur,
- les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public,
- et les observations de M. A... B....


Considérant ce qui suit :

M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler le commandement délivré par huissier le 8 septembre 2023 aux fins d’exécution forcée immobilière, afin de recouvrer la somme de 333 920,09 euros due à raison de sa condamnation par un jugement du tribunal de grande instance de Mulhouse du 24 février 2016, confirmé en appel, à la solidarité de paiement des créances, notamment fiscales, dues par la SARL MB Sécurité.
Aux termes de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales : « Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / (…). Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 (…) ».
Ainsi que le fait valoir l’administration, par un jugement du 12 mai 2025, le tribunal a rejeté la requête de M. B... notamment en ses conclusions tendant à annuler la saisie de son bien immobilier. Dès lors, compte tenu de l’identité d’objet, de cause et de parties dans le présent litige, l’autorité de chose jugée attachée au jugement définitif du 12 mai 2025 fait obstacle à ce que le tribunal examine à nouveau la même demande. Par suite, la requête ne peut qu’être rejetée.

D E C I D E :

La requête de M. B... est rejetée.
Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au directeur départemental des finances publiques du Haut-Rhin.






Délibéré après l’audience du 13 octobre 2025, à laquelle siégeaient :


M. Jean-Baptiste Sibileau, président,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller,
Mme Sarah Fuchs Uhl, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2025.



Le rapporteur,



M. BOUZAR

Le président,




J-B. SIBILEAU



Le greffier,




S. PILLET


La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions