mardi 10 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2400177 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CM.AFFAIRES PUBLIQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 janvier 2024, Mme B C, représentée par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal (CHIC) Unisanté + a rejeté son recours indemnitaire préalable ;
2°) de condamner le CHIC Unisanté + à lui verser la somme de 753,92 euros au titre du solde de l'indemnité de licenciement, avec intérêts légaux à compter du dépôt de son recours indemnitaire préalable ;
3°) de mettre à la charge du CHIC Unisanté + une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que, alors qu'il lui a été annoncé qu'elle percevrait une indemnité de licenciement de 7 541,71 euros, elle n'a bénéficié que du versement d'une somme de 6 787,79 euros, l'absence du versement de 753,92 euros n'a pas de fondement légal et révèle un retrait illégal d'une décision créatrice de droits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, le CHIC Unisanté +, représenté par la SELARL CM. Affaires publiques, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le moyen soulevé par la requérante n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Julien Iggert, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Laurent Guth, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Tily, pour centre hospitalier intercommunal (CHIC)
Unisanté +.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C, agent des services hospitaliers au centre hospitalier intercommunal (CHIC) Unisanté + depuis le 20 mars 2012, a été licenciée pour inaptitude physique le 25 mai 2023. Le 1er juin 2023, le directeur des ressources humaines du CHIC Unisanté + a évalué son indemnité de licenciement à 7 541,71 euros et a liquidé cette indemnité à hauteur de 6 787,79 euros. Par un courrier du 11 septembre 2023, Mme C a demandé au directeur du CHIC Unisanté + de procéder au versement de la somme de 753,92 euros correspondant au solde de l'indemnité de licenciement qui ne lui aurait pas été versé. Du silence du CHIC Unisanté + est née une décision implicite de rejet le 12 novembre 2023. Par sa requête, Mme C demande l'annulation de cette décision implicite de rejet ainsi que la condamnation du CHIC Unisanté + à verser le solde de l'indemnité de licenciement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La décision portant rejet implicite de la réclamation préalable indemnitaire présentée par Mme C a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de sa demande indemnitaire qui, en formulant les conclusions analysées ci-dessus tendant à la condamnation du CHIC Unisanté + à lui verser la somme de 753,92 euros, leur a donné le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressé à percevoir la somme qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont en tout état de cause sans incidence sur la solution du litige. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite portant rejet de la demande indemnitaire préalable présentée par Mme C ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Mme C soutient qu'elle avait droit à une indemnité de licenciement d'un montant de 7 541,71 euros, mais qu'elle n'a perçu que 6 787,79 euros. L'absence de versement de la somme de 753,92 euros révèlerait ainsi un retrait illégal d'une décision créatrice de droits. Il résulte toutefois de l'instruction que Mme C a été licenciée le 25 mai 2023 et a été payée, à tort, pour toute la durée du mois de mai. La différence entre la somme qui lui a été annoncée et celle effectivement versée est justifiée par la régularisation de ce trop-perçu de six jours, fin mai 2023.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme C, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à la mise à la charge du CHIC Unisanté + des intérêts légaux, doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CHIC Unisanté +, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par Mme C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme C la somme que demande le CHIC Unisanté + au titre de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1 : Le requête de Mme B C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du CHIC Unisanté + tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au centre hospitalier intercommunal Unisanté +.
Délibéré après l'audience du 26 mai 2025 à laquelle siégeaient :
M. Julien Iggert, président,
M. Mohammed Bouzar, premier conseiller,
Mme Laetitia Kalt, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 juin 2025.
Le président rapporteur,
J. IGGERT
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
M. A
Le greffier,
S. PILLET
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026