jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2401231 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP FIRTION - GARDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2024, la commune de Mittersheim, représentée par Me Firtion, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à M. C A, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de libérer sans délai l'emplacement de restauration qu'il occupe sur la zone de loisir du Lac vert, Chemin de la plage, section 19, parcelle 136 à Mittersheim (57930), sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de condamner M. A à lui verser les sommes de 11 800 euros au titre des redevances impayées, de 30 euros au titre du badge pour les barrières, 1 060 euros au titre des frais de nettoyage et changement de serrures et 309,20 euros au titre des frais d'huissier ;
3°) de mettre à la charge de M. C A une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- l'urgence tient à ce que les impayés s'accumulent et que le comportement de M. A conduit à ce que l'emplacement ne peut pas être utilisé conformément à sa destination ;
- aucune contestation sérieuse ne peut être élevée ;
- la mesure sera utile.
La requête a été communiquée à M. A qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 3 avril 2024 tenue en présence de Mme Bunz, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu les observations de Me Firtion, avocat de la commune de Mittersheim.
M. A, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté,
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.
2. Il résulte de l'instruction que par une convention d'occupation temporaire courant du 22 mai au 30 septembre 2023, signée le 1er juin 2023, la commune de Mittersheim a confié à M. A une dépendance du domaine public constitué du local de restauration rapide établi au sein du camping municipal. Il résulte également de l'instruction que M. A n'assure plus le fonctionnement de l'installation et a laissé accumuler un arriéré de loyer d'un montant de 11 800 euros au 4 octobre 2023.
3. La convention d'occupation du domaine public étant venue à échéance sans être renouvelée, M. A ne justifie d'aucun titre l'habilitant à occuper les lieux. Ainsi la demande de la commune de Mittersheim ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Par ailleurs, l'évacuation de M. A présente un caractère d'urgence et d'utilité eu égard à la circonstance que l'équipement de restauration qui constitue un accessoire indispensable au fonctionnement du camping municipal ne peut pas être mis en service, alors que l'ouverture de la saison touristique est imminente.
4. Eu égard à ce qui vient d'être dit, il y a lieu d'enjoindre à M. A de libérer, sous huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, l'emplacement de restauration qu'il occupe sur la zone de loisir du Lac vert, Chemin de la plage, section 19, parcelle 136 à Mittersheim (57930), et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard, passé ce délai.
Sur les autres conclusions :
5. Il n'appartient pas au juge de référés de l'article L. 521-3 du code justice administrative de condamner une partie au paiement d'une somme d'argent, hors les frais de l'instance. Les conclusions présentées pour la commune tendant au paiement des sommes de 11 800 euros au titre des redevances impayées, de 30 euros au titre du badge pour les barrières, 1 060 euros au titre des frais de nettoyage et changement de serrures, et 309,20 euros au titre des frais d'huissier ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
7. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros à payer à la commune de Mittersheim en application desdites dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à M. C A de libérer sous huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance l'emplacement de restauration qu'il occupe sur la zone de loisir du lac vert, Chemin de la plage, section 19, parcelle 136 à Mittersheim (57930), et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard, passé ce délai.
Article 2 : M. C A versera à la commune de Mittersheim, la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Mittersheim et à M. C A.
Fait à Strasbourg, le 16 mai 2024.
Le juge des référés,
X. B
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bunz
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026