mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2401359 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MICHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2024, et un mémoire enregistré le 27 mars 2024, la société Franki Fondation, représentée par Me Michel, demande au juge des référés :
1) de condamner in solidum l'Eurométropole de Strasbourg et la société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur à lui verser une provision de 24 270,44 euros, assortis des intérêts moratoires à compter du 26 novembre 2023 ;
2) de mettre à la charge in solidum de l'Eurométropole de Strasbourg et de la société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, qu'elle est fondée à obtenir une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, la société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la situation de travaux n°6 a été réglée, ainsi que les intérêts moratoires ;
- le retard de traitement de sa demande est dû à une surcharge de travail dans ses services et au comportement de la société SOTRAVEST ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boutot, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte spécial du 2 septembre 2020, la société Franki Fondation a été acceptée en tant que sous-traitant de la société SOTRAVEST, titulaire du lot n° 1 d'un marché public de travaux, dont l'Eurométropole de Strasbourg est le maître d'ouvrage, la société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur (SERS) étant mandataire du maître d'ouvrage. La société Franki Fondation demande le versement d'une provision de 24 270,44 euros, correspondant au paiement de la situation n°6, ainsi que les intérêts moratoires.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
2. Il résulte de l'instruction que, le 15 mars 2024, la SERS a procédé au paiement de la somme de 23 270,44 euros, et que, le 12 avril 2024, les intérêts moratoires dus sur cette somme au titre de la période du 26 novembre 2023 au 15 mars 2024, d'un montant de 873,91 euros, ont été réglés à la société Franki Fondation.
3. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par la société Franki Fondation sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, dès lors que, d'une part, il résulte de l'instruction que la SERS était chargée, en vertu du contrat conclu avec le maître d'ouvrage, du paiement des sommes dues aux entreprises et à leurs sous-traitants, d'autre part, que le paiement de la somme demandée dans le courrier du 23 octobre 2023, demeuré sans réponse, n'est intervenu que le 15 mars 2024 à la suite de l'introduction de la présente requête, il y a lieu de mettre à la charge de la SERS une somme de 1 500 euros à verser à la société Franki Fondation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par la société Franki Fondation sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur versera à la société Franki Fondation une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société Franki Fondation, à la société d'aménagement et d'équipement du Rhin supérieur et à l'Eurométropole de Strasbourg.
Fait à Strasbourg, le 24 avril 2024
Le juge des référés
L. BOUTOT
La République mande et ordonne à la préfète de la région Grand Est, préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026