vendredi 9 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2402828 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge Unique |
| Avocat requérant | YASIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, M. B, représenté par Me Yasin demande au tribunal :
- De déclarer illégales les retenues de 887 euros effectuées par la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin sur les prestations dues de revenu de solidarité active ;
- De condamner la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin à lui verser cette somme ;
- De condamner la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice qu'il aurait subi ;
- De mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin une somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient qu'il n'a pas eu de notification de l'indu de revenu de solidarité active, que la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ; qu'il a subi un préjudice. ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2024, la Collectivité européenne d'Alsace conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur l'annulation des retenues et à l'irrecevabilité de la requête pour les conclusions en indemnisation.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Simon en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin a mis à la charge de M. B une dette d'un montant de 5 760 euros résultant d'un indu de revenu de solidarité active. Elle a procédé à des retenues mensuelles sur le revenu de solidarité active versé au requérant de 49 euros du 26 décembre 2019 au 28 décembre 2022 et de 50 euros du 27 janvier 2023 au 25 mai 2023. Le requérant demande l'annulation de ces retenues. Il demande également que la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin soit condamnée à lui verser une somme de 1 500 euros en réparation du préjudice qu'il aurait subi.
Sur les conclusions en annulation :
2. Dans son mémoire en défense enregistré le 9 octobre 2024 la Collectivité européenne d'Alsace informe le tribunal que la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin a, par décision du 17 juin 2024, décidé de verser au requérant la somme de 5 703,78 euros. En conséquence, les conclusions en annulation sont dénuées d'objet et il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer.
Sur les conclusions en indemnisation :
3. Aux termes de l'article R 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. "
4. Il résulte de l'instruction que M. B n'a pas introduit de demande préalable d'indemnisation auprès de la caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin ou de la Collectivité européenne d'Alsace. Par suite, ses conclusions en indemnisation sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de rejeter les conclusions de M. B au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la requête de M. B.
Article 2. Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3. Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la Collectivité européenne d'Alsace et à la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2025.
Le magistrat désigné,
H. SIMONLa greffière,
F. DOGUI
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2402828
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026