lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2403517 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | JUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 mai et 14 juin 2024, le Syndicat intercommunal de pêche et de loisirs (SIPELO) demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de M. A B qui occupe sans droit ni titre la parcelle cadastrée section 4 n° 7 au lieu-dit " Outre Moselle " sur le ban de la commune de Vaux (57130) ; d'autoriser le recours à la force publique ; d'autoriser l'évacuation de tous les biens meubles aux frais et risques de l'intéressé.
Le SIPELO soutient que :
- l'intéressé se maintient sur un espace destiné à l'accueil des activités de loisir en excédant cette utilité ;
- l'urgence tient à ce que le domaine public doit être rendu à sa destination.
La requête a été régulièrement communiquée à M. B, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 11 juin 2024 tenue en présence de Mme Van Der Beek, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations de Me Jung, avocat du SIPELO, qui conclut aux mêmes fins que la requête ; par les mêmes moyens.
M. B, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été différée pour être prononcée à la date du 15 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
Sur l'application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public ou des dépendances nécessaires à l'exercice d'une mission de service public.
2. Il résulte de l'instruction que M. B qui, par une convention du 23 janvier 2020 avait été autorisé à occuper une parcelle cadastrée section 4 n° 7 au lieu-dit " Outre Moselle " sur le ban de la commune de Vaux (57130) au sein de la zone de loisirs gérée par le Syndicat intercommunal de pêche et de loisirs (SIPELO) y a installé divers équipements immobiliers faits de matériaux de récupération et y stocke de façon permanente des véhicules. Par courrier du 9 mai 2022, le SIPELO a mis fin à cette convention. Par lettre du 23 février 2023, le président du SIPELO a mis M. B en demeure de libérer les lieux pour le 1er avril suivant. M. B n'a pas déféré à cette demande.
3. M. B ne justifie plus désormais d'aucun droit à occuper le terrain qui lui avait été concédé. Il s'ensuit que la demande du SIPELO ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
4. La parcelle occupée, qui relève du domaine public, doit nécessairement être affectée au service public d'animation de la zone de loisirs. L'usage manifestement abusif qu'en fait M. B perturbe la sérénité nécessaire aux loisirs et crée en outre un risque aussi bien pour M. B que pour les autres personnes fréquentant le site. L'évacuation du terrain présente ainsi un caractère d'urgence et d'utilité certain. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à M. B d'évacuer ladite parcelle dans le délai d'un mois suivant la notification de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à M. B et à tous occupants de son chef, s'ils ne l'ont déjà fait, de libérer, sous un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, la parcelle cadastrée section 4 n° 7 au lieu-dit " Outre Moselle " sur le ban de la commune de Vaux (57130), de leurs occupants et des biens s'y trouvant.
Article 2 : A défaut pour les intéressés de libérer immédiatement les lieux et d'évacuer les biens leur appartenant, le Syndicat intercommunal de pêche et de loisirs et de loisirs pourra faire procéder à leur expulsion et à l'évacuation desdits biens, par les moyens légaux de son choix, aux frais, risques et périls des intéressés, au besoin avec le concours de la force publique.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Syndicat intercommunal de pêche et de loisirs et à M. A B.
Fait à Strasbourg, le 22 juillet 2024 .
Le juge des référés,
X. C
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Van Der Beek
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026