mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2404908 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL LE DISCORDE - DELEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, le garde des Sceaux, ministre de la justice, demande au juge des référés de prescrire une expertise en vue d'identifier l'origine, l'étendue et l'imputabilité des désordres affectant le palais de justice de Strasbourg ainsi que les responsabilités encourues, d'évaluer les préjudices de toutes natures pouvant présenter un lien avec ces désordres et de remédier aux problèmes affectant le palais de justice.
Il soutient que :
- des désordres dont l'origine reste méconnue sont apparus après réception des travaux ;
- la mesure d'expertise sollicitée est utile en ce qu'il n'est pas en mesure, en l'état, de déterminer l'origine des désordres afin d'apprécier la responsabilité des divers intervenants dans ces désordres et les moyens d'y remédier ;
- l'état de l'immeuble présente un danger pour la sécurité des personnes et des biens, justifiant la désignation urgente d'un expert.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 août et le 20 septembre 2024, la SA Clemessy Groupe Eiffage, représentée par Me Roehrig :
1°) déclare ne pas s'opposer à l'expertise, tous droits et moyens réservés, tout en émettant les plus expresses réserves sur le fond du litige ;
2°) demande que la mission de l'expert soit complétée comme suit :
- pour chacun des désordres, préciser sa date d'apparition et dire s'il était apparent ou réservé à la date de sa réception ;
- dès l'issue de la première réunion d'expertise, diffuser une note comportant son avis sur les extensions à de nouvelles parties (intervenant à l'acte de construire et/ou assureurs) ;
3°) d'appeler en la cause les sociétés Protibat SAS, Chubb France et Solerest, sous-traitants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, la SA Setec Bâtiment, représentée par Me André :
1°) déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicité, tous droits et moyens réservés,
2°) de condamner l'État aux entiers frais et dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, les sociétés Garcés - de Seta - Bonet arquitectes SLP, Serra - Vives - Cartagena arquitectes SLP et SARL VetP Cité, devenue SARL Managers et Associés, représentées par Me Broglin, déclarent ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée.
La procédure a été communiquée aux sociétés Garcés - de Seta - Bonet arquitectes SLP, Serra - Vives - Cartagena arquitectes SLP, SA Setec Bâtiment - Bureau d'études techniques tous corps d'état, SARL VetP Cité - Bureau d'études techniques environnementales, SARL GV Ingénierie - Bureau d'études techniques économiste de la construction, Frederic Teschner Studio (entrepreneur individuel) - Bureau d'études techniques de la signalétique, SAS Bureau Veritas Construction venant aux droits de la SA Bureau Veritas, SAS Eiffage Construction Alsace Franche-Comté, SAS Spie Batignolles Est, SAS Eiffage Energie Systèmes - Alsace Franche-Comté, SA Clemessy Groupe Eiffage, SAS Demathieu Bard Maintenance, SAS Hagenmuller, SAS Socotec Construction - agence de Strasbourg, Protibat SAS, Chubb France et Solerest.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B C, 1er vice-président, en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Il est constant que le garde des Sceaux expose avoir délégué la maîtrise d'ouvrage d'un programme de rénovation du palais de justice de Strasbourg à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice courant 2012. Une mission de maîtrise d'œuvre a été confiée à un groupement solidaire composé de l'agence d'architectes Garcés - de Seta - Bonet, mandataire, et des sociétés Serra - Vives - Cartagena, Setec Bâtiment, VetP Cité, GV Ingénierie et Frederic Teschner Studio. La mission de contrôle technique a été attribuée à la SA Bureau Veritas devenue la SAS Bureau Veritas Construction. Un marché public a été conclu le 13 janvier 2014 et les travaux ont été confiés à un groupement d'entreprises composé des sociétés Eiffage Construction - Alsace Franche-Comté, mandataire solidaire, Spie Batignolles Est, Clemessy et Eiffage Energie - Alsace Franche-Comté. Les travaux ont été réceptionnés à la fois avec réserves et sous réserve le 8 décembre 2016 et les dernières réserves ont été levées par un procès-verbal établi le 8 mars 2018. Toutefois, le garde des sceaux indique que de de nombreux désordres sont apparus après leur réception, ayant des incidences sur le fonctionnement du palais de justice et représentant un danger pour les personnes et les biens. Dans ces circonstances, en l'absence de connaissance de la cause des désordres, il demande la désignation d'un expert.
Sur le périmètre et l'utilité de la mesure d'expertise :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. ".
3. L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal relevant de la compétence du juge administratif. Cette utilité doit être appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir. Par ailleurs, le juge des référés peut être saisi de conclusions tendant à ce que l'expertise qu'il lui est demandé de prescrire soit réalisée au contradictoire de toute partie dont la participation est susceptible d'être utile, dès lors que le litige relève au moins partiellement de la juridiction administrative.
En ce qui concerne l'utilité de la mesure d'expertise :
4. L'incertitude quant à la cause, aux conséquences, aux remèdes et aux imputabilités du désordre ainsi que la perspective d'un éventuel contentieux sont de nature à rendre utile la présente expertise. Elle entre, par suite, dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
En ce qui concerne le périmètre de la mesure d'expertise :
5. Il résulte de l'instruction que les sociétés Garcés - de Seta - Bonet arquitectes SLP, Serra - Vives - Cartagena arquitectes SLP, SA Setec Bâtiment - Bureau d'études techniques tous corps d'état, SARL VetP Cité - Bureau d'études techniques environnementales, SARL GV Ingénierie - Bureau d'études techniques économiste de la construction, Frederic Teschner Studio (entrepreneur individuel) - Bureau d'études techniques de la signalétique, SAS Bureau Veritas Construction venant aux droits de la SA Bureau Veritas, SAS Eiffage Construction Alsace Franche-Comté, SAS Spie Batignolles Est, SAS Eiffage Energie Systèmes - Alsace Franche-Comté, SA Clemessy Groupe Eiffage, SAS Demathieu Bard Maintenance, SAS Hagenmuller, SAS Socotec Construction - agence de Strasbourg ont participé à l'opération de travaux en cause, ainsi que les sociétés Protibat SAS, Chubb France et Solerest, sous-traitantes. Dès lors, leur participation à la présente expertise est utile.
+
6. L'expertise devra avoir lieu au contradictoire de ces sociétés.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la société Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy :
7. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
8. La société Eiffage Énergie Systèmes - Clemessy demande que la mission de l'expert soit étendue afin que l'expert précise la date d'apparition de chacun des désordres et se prononce sur son caractère apparent ou réservé à la date de sa réception et diffuse, à l'issue de la première réunion d'expertise, une note comportant son avis sur les extensions à de nouvelles parties (intervenant à l'acte de construire et/ou assureurs).
9. D'une part, les conclusions tendant à ce que l'expert précise la date d'apparition de chacun des désordres et se prononce sur son caractère apparent ou réservé à la date de sa réception sont comprises dans le champ de la mission de l'expert telle que sollicitée par le garde des Sceaux.
10. D'autre part, il n'apparaît pas nécessaire à la conduite de l'expertise d'enjoindre à l'expert désigné de produire, à l'issue de la première réunion d'expertise, une note comportant son avis sur les extensions à de nouvelles parties, l'expert pouvant au demeurant, de sa propre initiative, établir un tel document s'il l'estime utile.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
11. Il ressort des dispositions combinées des articles R. 621-13, R. 761-4 et R. 621-11 du code de justice administrative que la détermination du montant des frais et honoraires d'expertises et de la personne à la charge de laquelle ces frais doivent être mis est effectuée par une ordonnance prise par le président du tribunal ou le magistrat qu'il désigne après la remise du rapport par l'expert. La demande tendant à la condamnation de l'État aux dépens est prématurée et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1 : M. B A, exerçant au 3 rue de Gascogne à Strasbourg (67100) est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission de :
1° informer les parties, dès l'engagement des opérations d'expertise, et au plus tard lors de la première réunion d'expertise, sur le déroulement, les moyens techniques envisagés et le coût estimé des opérations, afin de mettre le demandeur à même d'évaluer l'utilité de la poursuite des opérations. Cette information sera renouvelée chaque fois que des investigations supplémentaires seront de nature à modifier substantiellement cette première estimation indicative ;
2° se rendre sur les lieux, au tribunal judiciaire 1, quai Finkmatt, à Strasbourg (67000) ; prendre connaissance de l'ensemble des pièces contractuelles et tous documents utiles ; entendre toutes les parties ainsi que tous sachants ; retracer les faits connus de la conclusion des contrats à l'apparition des désordres ; détailler de façon précise la chronologie des faits ; se faire communiquer tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos utiles à la compréhension des faits de la cause ;
3° rechercher et préciser les contrats signés entre les parties et décrire les missions/obligations affectées à chacun des intervenants à l'acte de construire ; rassembler les documents relatifs aux assurances et aux marchés ;
4° procéder au constat exhaustif de la nature et l'étendue des désordres exposés ; préciser leur date d'apparition, leur ampleur et leur localisation ; détailler les conséquences en résultant et dire s'ils étaient apparents ou réservés à la date de la réception ;
5° décrire les désordres, dysfonctionnements et les dommages constatés, définir leur éventuel caractère évolutif et donner les éléments factuels et techniques permettant au juge du principal, éventuellement saisi d'un litige au fond, de dire s'ils sont de nature à compromettre la solidité de l'immeuble ou à le rendre impropre à sa destination ;
6° en cas d'urgence ou de péril, prescrire l'ensemble des travaux à réaliser définitifs ou provisoires, nécessaires à la cessation de ces désordres, dysfonctionnements et/ou dommages ;
7° donner son avis motivé sur la ou les origines et/ou cause(s) de chaque désordre, dysfonctionnement ou dommage, et si les désordres, dysfonctionnements ou dommages sont dus à plusieurs causes, dire dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles ; préciser s'ils sont imputables à la conception de l'ouvrage, aux conditions de réalisation des travaux, aux conditions d'utilisation ou d'entretien de l'ouvrage, ou encore à un élément extérieur, et, en cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant des parties ; fournir tous éléments de fait et techniques sur les éventuelles causes, apporter toutes précisions factuelles et techniques utiles permettant de déterminer la cause la plus probable ;
8° préconiser et décrire les travaux de nature à faire cesser les désordres, dysfonctionnements ou dommages et à remettre l'ouvrage en l'état prévu par les documents contractuels et en évaluer le coût ; décrire les travaux de reprise déjà effectués, préciser leur teneur, leur chronologie et leur coût estimé, en identifiant qui les a effectués et qui en a assumé le coût ; dire si l'urgence et/ou la nature des désordres impliquent que des mesures conservatoires ou définitives soient prises ;
9° établir les différents types de responsabilité en fonction des dommages et évaluer les parts des responsabilités ;
10° déterminer si, compte-tenu des circonstances de l'espèce, des données techniques disponibles et de ses compétences propres, chaque partie a accompli les diligences qui lui étaient dévolues conformément à ses obligations contractuelles et aux règles de l'art ;
11° donner son avis sur les préjudices de toute nature causés au maître de l'ouvrage par lesdits désordres, dysfonctionnements ou dommages et en évaluer le montant ;
12° d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des éléments précédemment définis ;
Article 2 : : L'expertise aura lieu en présence des sociétés Garcés - de Seta - Bonet arquitectes SLP, Serra - Vives - Cartagena arquitectes SLP, SA Setec Bâtiment - Bureau d'études techniques tous corps d'état, SARL VetP Cité - Bureau d'études techniques environnementales devenue SARL VetP Managers et Associés, SARL GV Ingénierie - Bureau d'études techniques économiste de la construction, Frederic Teschner Studio (entrepreneur individuel) - Bureau d'études techniques de la signalétique, SAS Bureau Veritas Construction venant aux droits de la SA Bureau Veritas, SAS Eiffage Construction Alsace Franche-Comté, SAS Spie Batignolles Est, SAS Eiffage Energie Systèmes - Alsace Franche-Comté, SA Clemessy Groupe Eiffage, SAS Demathieu Bard Maintenance, SAS Hagenmuller, SAS Socotec Construction - agence de Strasbourg, Protibat SAS, Chubb France et Solerest.
Article 3 : L'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés. Lors de la première réunion d'expertise, il vérifiera que l'ensemble des parties susceptibles d'être concernées par le litige ont bien été appelées à la cause, afin de permettre que soit sollicitée une éventuelle extension de l'expertise ou une demande de mise hors de cause des parties non concernées, dans le délai imparti par l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, recueillir tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et à éclairer le tribunal administratif.
Article 5 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par le président du tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative. L'expert peut demander au président de la juridiction une allocation provisionnelle à valoir sur le montant de ses honoraires et débours. Cette demande peut intervenir en cours d'expertise.
Article 6 : L'expert pourra, s'il l'estime opportun en l'absence d'obligation fixée sur ce point par le code de justice administrative, établir un pré-rapport et le communiquer aux parties en leur impartissant un délai pour présenter leurs dires et leurs observations sur les dires.
Article 7 : À tout moment au cours de sa mission, l'expert pourra proposer au juge des référés une médiation entre les parties.
Article 8 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges avant le 1er octobre 2025 accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 9 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 10 : La présente ordonnance sera notifiée au garde des Sceaux, ministre de la justice, aux sociétés Garcés - de Seta - Bonet arquitectes SLP, Serra - Vives - Cartagena arquitectes SLP, SA Setec Bâtiment - Bureau d'études techniques tous corps d'état, SARL VetP Cité - Bureau d'études techniques environnementales devenue SARL VetP Managers et Associés, SARL GV Ingénierie - Bureau d'études techniques économiste de la construction, Frederic Teschner Studio (entrepreneur individuel) - Bureau d'études techniques de la signalétique, SAS Bureau Veritas Construction venant aux droits de la SA Bureau Veritas, SAS Eiffage Construction Alsace Franche-Comté, SAS Spie Batignolles Est, SAS Eiffage Energie Systèmes - Alsace Franche-Comté, SA Clemessy Groupe Eiffage, SAS Demathieu Bard Maintenance, SAS Hagenmuller, SAS Socotec Construction - agence de Strasbourg, Protibat SAS, Chubb France et Solerest et à M. B A, expert.
Fait à Strasbourg, le 9 octobre 2024.
Le juge des référés,
M. C
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026