mercredi 31 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2405555 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOUSSOUM |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2024 à 23h10 sous le n° 2405555, le syndicat CFDT Interco Moselle, représenté par Me Boussoum, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à la communauté d'agglomération Porte de France Thionville, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'organiser, en l'y invitant, la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction publique visant à déterminer si les conditions d'ouverture d'une négociation sont réunies, dans les plus brefs délais ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville la somme de 1 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, dès lors que dans la perspective de la fusion entre la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et la communauté d'agglomération du Val de Fensch au 1er janvier 2026, il a présenté une demande tendant à l'organisation de la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction, qui n'a pas été convoquée dans le délai réglementaire arrivant à échéance le 31 juillet 2024 ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté syndicale, laquelle présente le caractère d'une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, la communauté d'agglomération Porte de France Thionville, représentée par Me Keller, conclut au non-lieu à statuer et, à défaut, au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions tendant à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ont perdu leur objet en cours d'instance dès lors que par un courrier du 31 juillet 2024, le président de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et celui de la communauté d'agglomération du Val de Fensch ont proposé au syndicat CFDT Interco Moselle de prendre part à la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction, convoquée le 6 août 2024 à 17h00 ;
- la requête est irrecevable, à défaut pour le syndicat requérant de justifier d'une qualité à agir.
II. Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2024 à 23h16 sous le n° 2405556, le syndicat CFDT Interco Moselle, représenté par Me Boussoum, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à la communauté d'agglomération du Val de Fensch, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'organiser, en l'y invitant, la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction publique visant à déterminer si les conditions d'ouverture d'une négociation sont réunies, dans les plus brefs délais ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Val de Fensch la somme de 1 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, dès lors que dans la perspective de la fusion entre la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et la communauté d'agglomération du Val de Fensch au 1er janvier 2026, il a présenté une demande tendant à l'organisation de la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction, qui n'a pas été convoquée dans le délai réglementaire arrivant à échéance le 31 juillet 2024 ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté syndicale, laquelle présente le caractère d'une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, la communauté d'agglomération du Val de Fensch, représentée par Me Keller, conclut au non-lieu à statuer et, à défaut, au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions tendant à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ont perdu leur objet en cours d'instance dès lors que par un courrier du 31 juillet 2024, le président de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et celui de la communauté d'agglomération du Val de Fensch ont proposé au syndicat CFDT Interco Moselle de prendre part à la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction, convoquée le 6 août 2024 à 17h00 ;
- la requête est irrecevable, à défaut pour le syndicat requérant de justifier d'une qualité à agir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 2021-904 du 7 juillet 2021 relatif aux modalités de la négociation et de la conclusion des accords collectifs dans la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique du 31 juillet 2024, tenue en présence de Mme Rivalan, greffière d'audience :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Boussoum, avocat du syndicat CFDT Interco Moselle, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Hassan, substituant Me Keller, avocat de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et de la communauté d'agglomération du Val de Fensch, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2405555 et 240556, présentées pour le syndicat CFDT Interco Moselle, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " Et aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ".
3. Un requérant n'est recevable à demander au juge des référés d'intervenir sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative que pour autant que la mesure dont il sollicite le prononcé a un objet. Si cet objet n'existe pas, ou plus, avant même l'introduction de sa requête, celle-ci est irrecevable. Si la requête se trouve dépourvue d'objet postérieurement à son introduction, il y a alors non-lieu à statuer.
4. Dans le cadre d'un projet de fusion entre la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et la communauté d'agglomération du Val de Fensch au 1er janvier 2026, le syndicat CFDT Interco Moselle a, par un courrier du 30 mai 2024 reçu le 31 mai 2024, demandé aux présidents de ces établissements publics de coopération intercommunale d'organiser la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction publique, visant à déterminer si les conditions d'ouverture d'une négociation sont réunies. Il fait valoir qu'à défaut d'organisation dans le délai prévu à l'article 3 du décret n° 2021-904 du 7 juillet 2021 de cette réunion, il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté syndicale, laquelle présente le caractère d'une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
5. Il résulte toutefois de l'instruction que postérieurement à l'introduction des requêtes, le président de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et celui de la communauté d'agglomération du Val de Fensch ont, par un courrier du 31 juillet 2024 qu'ils ont co-signé, proposé au syndicat CFDT Interco Moselle de prendre part à la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction, convoquée le 6 août 2024 à 17h00. Par suite, les conclusions tendant à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative afin d'enjoindre à la communauté d'agglomération Porte de France Thionville, d'organiser, en y invitant le syndicat requérant, la réunion prévue à l'article L. 225-1 du code général de la fonction publique visant à déterminer si les conditions d'ouverture d'une négociation sont réunies, dans les plus brefs délais, sont devenues sans objet à la date de la présente ordonnance. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et de la communauté d'agglomération du Val de Fensch en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat CFDT Interco Moselle, à la communauté d'agglomération Porte de France Thionville et à la communauté d'agglomération du Val de Fensch. Copie en sera adressée au préfet de la Moselle.
Fait à Strasbourg, le 31 juillet 2024.
La juge des référés,
S. A
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Rivalan
N°s 2405555, 240556
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026