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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2405825

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2405825

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2405825
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge Unique

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... contestant la décision du 8 avril 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Moselle a confirmé une dette d'aide au logement de 2 655,27 euros. Le juge unique a estimé que l'indu était fondé, car Mme A... avait omis de déclarer des pensions alimentaires et un capital perçus en 2022, en violation des articles L. 821-1, L. 821-2 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitat. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la caisse n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrée le 8 juin et le 3 décembre 2024, Mme A... doit être regardée comme demandant au Tribunal d’annuler la décision du 8 avril 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Moselle a confirmé le bien-fondé de sa dette d’aide au logement d’un montant de 2 655,27 euros.
Mme A... soutient que la caisse d'allocations familiales de la Moselle a commis une erreur d’appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 novembre 2024, la caisse d'allocations familiales de la Moselle conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.


Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la construction et de l’habitat ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Simon en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :
La caisse d'allocations familiales de la Moselle a confirmé par la décision du 8 avril 2024, prise sur recours administratif préalable, la mise à la charge de Mme A... d’une dette de 2655,27 euros, résultant d’un trop-perçu d’aide au logement pour la période de janvier à novembre 2023. Par la présente requête, Mme A... demande au tribunal d’annuler cette décision.
Aux termes de l’article L 821-1 du code de la construction et de l’habitation : « Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; 2° Les allocations de logement : a) L'allocation de logement familiale ; b) L'allocation de logement sociale. ». Aux termes de l’article L 821-2 du même code : « Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale » Aux termes de l’article L. 823-1 du code de la construction et de l’habitation : « Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d’un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine (…) ».
Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision, qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d’un indu d’aide au logement, il entre dans l’office du juge d’apprécier, au regard de l’argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin des moyens d’ordre public, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération de l’indu. Il lui appartient, s’il y a lieu, d’annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qu’il lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l’exercice de son office, de régler le litige.
Il résulte de l’instruction que la dette d’aide au logement mise à la charge de Mme A... par la caisse d’allocations familiales de la Moselle et dont l’intéressée sollicite l’annulation, provient de ce que celle-ci a omis de déclarer aux services de la caisse d'allocations familiales de la Moselle les pensions alimentaires perçus pour l’année 2022. En effet, au titre de cette année elle a déclaré à la caisse qu’elle avait perçu un montant de revenus de 3 600 euros alors que les services fiscaux ont informé la caisse d’allocations familiales qu’elle avait perçu un montant de 22 700 euros soit 20 000 euros de capital au titre du devoir de secours et 2 700 euros de pension alimentaire. Cette somme aurait dû être déclarée à la caisse d’allocations familiales de la Moselle. Par suite, c’est à bon droit et sans commettre d’erreur d’appréciation que la caisse d’allocations familiales de la Moselle a mis l’indu en question à la charge de la requérante.
La caisse d'allocations familiales de la Moselle ne remet pas en cause la bonne foi de Mme A.... Elle peut donc demander à la caisse, si elle se trouve en situation de précarité, une remise partielle ou totale de sa dette.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée.



D E C I D E :



La requête de Mme A... est rejetée.

Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la Caisse d'allocations familiales de la Moselle.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.


Le magistrat désigné,





H. SIMONLa greffière,





S. AMIRACH

La République mande et ordonne au Ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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