mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2406226 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL GMR AVOCATS GRANGE-MARTIN-RAMDENIE |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention franco-suisse relative à la construction et à l'exploitation de l'aéroport de Bâle-Mulhouse, à Blotzheim, signée à Berne le 4 juillet 1949 ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rees, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 17 septembre 2024 en présence de Mme Immelé, greffière d'audience, M. Rees a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Minaire, avocate de la société Canonica BSL ;
- les observations de Me Perriez, avocat de l'aéroport de Bâle-Mulhouse ;
- les observations de Me Laroche, avocat de la société Lagardère Travel Retail France.
A l'issue de l'audience, M. Rees a informé les parties de la clôture de l'instruction en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, sauf pour le débat contradictoire sur les moyens nouveaux soulevés par la requérante dans son mémoire du 16 septembre 2024. Il leur a indiqué que, dans cette mesure, la clôture de l'instruction était repoussée au 20 septembre 2024 à midi, et qu'elle pourrait, le cas échéant, l'être à nouveau pour les besoins de la réplique. Enfin, il leur a précisé qu'il était susceptible de se prononcer, à l'issue de ces échanges, sans convoquer une nouvelle audience.
Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2024, l'aéroport de Bâle-Mulhouse, concluant aux mêmes fins que précédemment, fait valoir qu'aucun des nouveaux moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2024, la société Lagardère Travel Retail France, concluant aux mêmes fins que précédemment, fait valoir qu'aucun des nouveaux moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Le 24 septembre 2024, la société Canonica BSL a déposé un mémoire qui n'a pas été communiqué.
L'instruction a été définitivement close le 24 septembre 2024 à midi.
Considérant ce qui suit :
1. En mars 2023, l'aéroport de Bâle-Mulhouse a publié un avis d'appel à candidatures concernant l'exploitation, dans le cadre de concessions domaniales courant à compter du 1er octobre 2024, des quinze points de restauration situés dans son aérogare. La société Canonica BSL s'est portée candidate à l'attribution du lot n° 3 " côté piste - secteur international ". Ayant été évincée de l'attribution de la nouvelle convention, qui a depuis été conclue avec la société Lagardère Travel Retail France, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette convention.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés dont fait état la société Canonica BSL n'apparaît propre à créer un doute sérieux quant à la validité de la convention en litige.
4. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, les conclusions présentées par la société Canonica BSL sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'aéroport de Bâle-Mulhouse, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de ces dispositions, de mettre à la charge de la société Canonica BSL la somme de 3 000 euros à verser à l'aéroport de Bâle-Mulhouse et la même somme à verser à la société Lagardère Travel Retail France.
O R D O N N E
Article 1 : La requête de la société Canonica BSL est rejetée.
Article 2 : La société Canonica BSL versera à l'aéroport de Bâle-Mulhouse et à la société Lagardère Travel Retail France la somme de 3 000 (trois mille) euros chacun en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Canonica BSL, à l'aéroport de Bâle-Mulhouse et à la société Lagardère Travel Retail France.
Fait à Strasbourg, le 1er octobre 2024.
Le juge des référés,
P. Rees
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La Greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026