vendredi 15 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2407607 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHEBBALE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 23 octobre 2024,
Mme B F, représentée par Me Chebbale, avocate, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au recteur de l'académie de Strasbourg, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de mettre en œuvre de manière effective un plan personnalisé d'accompagnement au bénéfice de sa fille A C, dans le délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de l'État au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Elle soutient que :
- l'urgence tient à ce que sa fille n'est pas en mesure de suivre une scolarité satisfaisante et de passer les épreuves du baccalauréat ;
- l'administration a l'obligation d'assurer une aide à sa fille dont la situation de personne handicapée est certaine ;
- aucune mesure effective n'a été prise ;
- il ne sera fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;
- la mesure sera utile.
Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2024, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au rejet de la requête, partiellement au non-lieu à statuer.
Il soutient que les mesures nécessaires, en fonction des moyens dont dispose l'administration, ont été prises.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 28 octobre 2024, présentée pour le recteur.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 4 novembre 2024, présentée pour Mme F.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 25 octobre 2024 tenue en présence de Mme Lamoot, greffière d'audience, M. E a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Chebbale, représentant Mme F,
- et les observations de M. D, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
La clôture de l'instruction a été prononcée au 8 novembre 2024 à 12h.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
3. Mme F conclut à titre principal à ce que le juge des référés enjoigne au recteur de l'académie de Strasbourg de mettre en œuvre de manière effective un plan personnalisé d'accompagnement au bénéfice de sa fille A C.
4. Il résulte de l'instruction, et notamment de la note produite en délibéré et qui a été transmise à Mme F, que le recteur a, en date du 25 octobre 2025, donné des instructions fermes et précises au proviseur du lycée dans lequel est inscrite la jeune A C, pour la mise en place de toutes les mesures de nature à lui permettre de suivre sa scolarité et de participer dans des conditions adaptées aux épreuves de contrôle continu du baccalauréat. Il s'ensuit que la requête a perdu son objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins d'injonction présentées pour Mme F.
Sur les conclusions présentées au titre de l'articles L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces dispositions, de mettre à la charge de l'État la somme de 800 euros à verser à Me F.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer lieu de statuer sur les conclusions à fins d'injonction présentées pour Mme F.
Article 2 : L'État versera à Mme F une somme de 800 (huit cents) euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B F et au ministre de l'éducation nationale. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.
Fait à Strasbourg, le 15 novembre 2024.
Le juge des référés,
X. E
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Lamoot
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026