LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2504366

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2504366

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2504366
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge Unique

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... pour contester une décision de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin du 8 juillet 2025, qui lui accordait une remise gracieuse partielle d’une dette de prime d’activité (laissant 681,26 euros à sa charge) et refusait l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a rejeté la contestation relative au refus d’AAH, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant la demande de remise gracieuse supplémentaire de la dette, le tribunal l’a jugée irrecevable, car Mme A... avait déjà vu sa demande rejetée par un jugement du 27 décembre 2024, devenu définitif. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I Par une requête n°2504366, enregistrée le 22 mai 2025, Mme A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision 8 juillet 2025 par laquelle la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin lui a accordé une remise gracieuse partielle de sa dette de prime d’activité en laissant à sa charge la somme 681,26 euros et a refusé de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés.

Mme A... soutient qu’elle est dans une situation financière difficile qui ne lui permet pas de rembourser sa dette.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 juillet 2025 et le 20 octobre 2025, la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.


II Par une requête n°2507516 et un mémoire, enregistrés le 4 août et le 30 octobre 2025, Mme A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision 8 juillet 2025 par laquelle la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin lui a accordé une remise gracieuse partielle de sa dette de prime d’activité en laissant à sa charge la somme 681,26 euros et a refusé de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés.

Mme A... soutient qu’elle est dans une situation financière difficile qui ne lui permet pas de rembourser sa dette.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 juillet 2025 et le 20 octobre 2025, la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.


Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Simon en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Simon a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Les requêtes n°2504366 et n°2507516 sont relatives à la situation d’une même requérante et ont fait l’objet d’une instruction commune. Par suite, il y a lieu de statuer par un seul jugement.
La Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin a mis à la charge de Mme A... une dette de 1362,51 euros résultant d’un trop-perçu de prime d’activité pour la période de janvier 2023 à septembre 2023. L’intéressée a sollicité la remise gracieuse de sa dette. La Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin lui a accordé une remise gracieuse partielle de sa dette en laissant à sa charge la somme de 681,26 euros. Par ailleurs, la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin lui a refusé l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés. Par les présentes requêtes, Mme A... demande l’annulation de ces décisions.
Sur le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés :
Aux termes de l'article L. 821-5 du code de la sécurité sociale : « L'allocation aux adultes handicapés est servie comme une prestation familiale. (…) Les différends auxquels peut donner lieu l'application du présent titre et qui ne relèvent pas d'un autre contentieux sont réglés suivant les dispositions régissant le contentieux de la sécurité sociale. ». En outre, aux termes de l’article L. 142-8 du même code : « Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 (…) ». Cet article dispose que le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs notamment à l’application des législations et réglementations de sécurité sociale.
Dès lors, le litige relatif à la décision la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin aurait a refusé d’accorder à Mme A... le bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, la requête doit être rejetée sur ce point.
Sur le refus de remise gracieuse supplémentaire de l’indu de prime d’activité :
Il résulte de l’instruction que Mme A... a déjà saisi le tribunal de céans du refus opposé par la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin à sa demande de remise gracieuse de sa dette de prime d’activité. Par jugement du 27 décembre 2024, le tribunal a rejeté sa demande en raison de ses fausses déclarations et qu’elle ne pouvait être de bonne foi. En conséquence, les présentes conclusions d’annulation du refus de remise gracieuse supplémentaire de sa dette de prime d’activité sont irrecevables et doivent être rejetées.


D E C I D E :


Les requêtes n°2504336 et n°2507516 de Mme A... concernant le refus de l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés sont rejetées comme présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le surplus des requêtes est rejeté.
Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2026




Le magistrat désigné,


H. SIMON
La greffière,


F. DOGUI








La République mande et ordonne au ministre de la justice et au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions