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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2504790

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2504790

vendredi 10 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2504790
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision orale du maire de Fleisheim ordonnant le placement en fourrière de ses ovins, matérialisée par un certificat administratif du 15 mars 2025. En cours d’instance, la commune a retiré cette décision par un arrêté du 4 juillet 2025, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 10 octobre 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2025, M. B... A..., représenté par Me Bizzarri, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision orale matérialisée par le certificat administratif du 15 mars 2025 par lequel le maire de Fleisheim a ordonné le placement en fourrière des ovins de M. A... afin de mettre fin à un danger ;

2°) d’annuler le certificat administratif du 15 mars 2025, par lequel le maire de Fleisheim a certifié avoir ordonné le placement en fourrière des ovins de M. A... afin de mettre fin à un danger ;

3°) d’enjoindre au maire de Fleisheim ou à la personne chargée du service public de gestion de la fourrière, la restitution immédiate des animaux de M. A... ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Fleisheim à verser au requérant la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 17 septembre 2025, M. A..., représentée par Me Bizzarri conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que, par un courrier du 28 juillet 2025, la commune de Fleisheim a informé M. A... que la décision du 15 mars 2025 a été retiré, par un arrêté du 4 juillet 2025.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2025, la commune de Fleisheim, représentée par Me Gillig, conclut au non-lieu à statuer.

Par une lettre du 30 septembre 2025, le tribunal a, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressé une demande de maintien de ses conclusions à M. A....

Par un mémoire, enregistré le 3 octobre 2025, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). ».

Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a, par décision du 24 octobre 2024, retiré l’arrêté en litige. Par suite, les conclusions de la requête à fin d’annulation et d’injonction sont devenues dans objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de M. A... présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Bizzarri et à la commune de Fleisheim.


Fait à Strasbourg, le 10 octobre 2025.


Le président de la 5ème chambre,





C. CARRIER


La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,





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