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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2508540

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2508540

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2508540
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge Unique
Avocat requérantSELARL STEIL KOEHLHOEFFER AVOCATS ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... B... contestant la suspension de six mois de son permis de conduire. Le préfet du Bas-Rhin avait prononcé cette mesure après que l'intéressé a été intercepté pour un excès de vitesse de 64 km/h au-dessus de la limite autorisée (114 km/h au lieu de 50 km/h). Le juge unique a estimé que cette infraction, constitutive d'un danger pour la sécurité, relevait du 3° du I de l'article L. 224-2 du code de la route, justifiant la suspension sans erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de restitution du permis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Steil, demande au tribunal :
D’annuler la décision du 12 août 2025 par laquelle le préfet du Bas-Rhin a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois ;
D’enjoindre au préfet de lui restituer son permis de conduire dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement.

M. A... B... soutient que la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête comme étant non fondée.


Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Simon en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Simon et les observations de Me Steil représentant M. A... B... ont été entendus au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :
Le 12 août 2025 à 14h31 dans la commune de Strasbourg, M. A... B... a commis un excès de vitesse en roulant à une vitesse enregistrée retenue de 114 km/h, pour une vitesse maximale autorisée de 50 km/h. Les forces de l’ordre ont procédé à la rétention immédiate du permis de conduire du requérant. Le préfet du Bas-Rhin a décidé de suspendre, pendant une durée de six mois, le permis de conduire de M. A... B..., par décision du 12 août 2025. Le requérant demande l’annulation de cette décision.
Aux termes de l’article L 224-2 du code de la route : « I.-Le représentant de l'Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l'article L. 224-1, ou dans les cent vingt heures pour les infractions pour lesquelles les vérifications prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2 ont été effectuées, prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : 1° L'état alcoolique est établi au moyen d'un appareil homologué, conformément au 1° du I de l'article L. 224-1, ou lorsque les vérifications mentionnées aux articles L. 234-4 et L. 234-5 apportent la preuve de cet état ou si le conducteur ou l'accompagnateur de l'élève conducteur a refusé de se soumettre aux épreuves et vérifications destinées à établir la preuve de l'état alcoolique ; 2° Il est fait application des dispositions de l'article L. 235-2 si les analyses ou examens médicaux, cliniques et biologiques établissent que le conducteur conduisait après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants ou si le conducteur ou l'accompagnateur de l'élève conducteur a refusé de se soumettre aux épreuves de vérification prévues au même article L. 235-2 ; 3° Le véhicule est intercepté, lorsque le dépassement de 40 km/ h ou plus de la vitesse maximale autorisée est établi au moyen d'un appareil homologué ; 4° Le permis a été retenu à la suite d'un accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne ou ayant occasionné un dommage corporel, en application du 6° du I de l'article L. 224-1, en cas de procès-verbal constatant que le conducteur a commis une infraction en matière d'usage du téléphone tenu en main, de respect des vitesses maximales autorisées ou des règles de croisement, de dépassement, d'intersection et de priorités de passage ; 5° Le permis a été retenu à la suite d'une infraction en matière d'usage du téléphone tenu en main commise simultanément avec une des infractions en matière de respect des règles de conduite des véhicules, de vitesse, de croisement, de dépassement, d'intersection et de priorités de passage dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat. II.-La durée de la suspension du permis de conduire ne peut excéder six mois. Cette durée peut être portée à un an en cas d'accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne ou ayant occasionné un dommage corporel, en cas de conduite sous l'empire d'un état alcoolique, de conduite après usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et de refus de se soumettre aux épreuves de vérification prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2. III.-A défaut de décision de suspension dans le délai prévu au premier alinéa du I du présent article, le permis de conduire est remis à la disposition de l'intéressé, sans préjudice de l'application ultérieure des articles L. 224-7 à L. 224-9. »
Si le requérant fait valoir que la décision du préfet du Bas-Rhin est entachée d’une erreur d’appréciation, la gravité de l’infraction consistant en un dépassement de plus 40 km/h la vitesse légalement autorisée est constitutive d’un danger pour la sécurité du requérant et celle des autres utilisateurs de la route. Le préfet du Bas-Rhin pouvait donc prononcer la suspension de son permis de conduire pour une durée de 6 mois sans commettre d’erreur d’appréciation alors même qu’elle préjudicie à sa profession de médecin pour SOS médecins.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... B... doit être rejetée.



D E C I D E :



La requête de M. A... B... est rejetée.
Le présent jugement sera notifié à M. C... A... B... et au préfet du Bas-Rhin.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.


Le magistrat désigné,

H. SIMON
La greffière,

F. DOGUI




La République mande et ordonne au ministre d‘État, ministre de l’Intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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