LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2508628

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2508628

vendredi 31 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2508628
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B... du logement universitaire qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le refus de renouvellement de son bail par le CROUS de Strasbourg. La juridiction a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du nombre d'étudiants en attente de logement, et a enjoint à l'occupante de libérer les lieux sans délai, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La demande de frais d'instance présentée par le CROUS a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 octobre 2025, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Strasbourg demande au juge des référés :

d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, l’expulsion de Mme A... B..., qui occupe sans droit ni titre le logement 320, au sein de la résidence universitaire Les Cattleyas, située 4 rue du Vieil Armand à Strasbourg (Bas-Rhin), sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

de mettre à la charge de Mme B... la somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
Mme B... se maintient irrégulièrement dans le logement depuis le 31 août 2025 ;
l’urgence tient à ce que de nombreuses personnes sont en attente de logement ;
l’intéressée ne justifie d’aucune circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure sollicitée.

Les pièces de la procédure établissent que la requête a été notifiée à Mme B..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l’éducation ;
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C..., magistrat honoraire inscrit sur la liste prévue à l’article L. 222-2-1 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique du 28 octobre 2025 tenue en présence de Mme Trinité, greffière d’audience, M. C... a lu son rapport et entendu Mme D..., représentant le CROUS de Strasbourg.

Mme B... n’était ni présente, ni représentée.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d’urgence et d’utilité, d’ordonner l’expulsion des occupants sans titre du domaine public ou des dépendances nécessaires à l’exercice d’une mission de service public.

Il résulte de l’instruction que Mme B..., née le 21 mai 1999, occupe depuis le 7 septembre 2020 le logement 320, au sein de la résidence universitaire Les Cattleyas, située 4 rue du Vieil Armand à Strasbourg. Le 7 avril 2025, le CROUS de Strasbourg a rejeté sa demande de renouvellement de son bail au titre de l’année universitaire 2025-2026 au motif qu’elle résidait dans son logement depuis cinq années. Le 12 mai 2025, Mme B... a présenté un recours gracieux contre cette décision, qui a été rejeté le 24 juillet 2025. En conséquence, la directrice générale du CROUS de Strasbourg l’a mise en demeure le 5 septembre 2025 de libérer les lieux dans le délai de quinze jours. Par une ordonnance du 17 septembre 2025, le juge des référés du tribunal a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 7 avril 2025 présentée par Mme B... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison du défaut de moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision en cause. L’intéressée n’a cependant pas déféré à la mise en demeure du 5 septembre 2025. Elle ne justifie plus désormais d’aucun droit à occuper le logement dont s’agit. Il s’ensuit que la demande du CROUS de Strasbourg ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Eu égard à la circonstance que de nombreux étudiants sont encore en attente d’être logés, l’évacuation de ce logement présente un caractère d’urgence et d’utilité certain. Il y a lieu, par suite, d’enjoindre à Mme B... d’évacuer sans délai le logement dont s’agit et d’en restituer la clé. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.



Sur les frais d’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B... la somme que demande le CROUS de Strasbourg au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Il est enjoint à Mme B... et à tous occupants de son chef, si elle ne l’a déjà fait, de libérer sans délai le logement 320, au sein de la résidence universitaire Les Cattleyas, située 4 rue du Vieil Armand à Strasbourg, de leurs occupants et des biens s’y trouvant ainsi que d’en restituer la clé.

A défaut pour l’intéressée de libérer immédiatement les lieux et d’évacuer les biens lui appartenant, le CROUS de Strasbourg pourra faire procéder à son expulsion et à l’évacuation desdits biens, par les moyens légaux de son choix, aux frais, risques et périls de l’intéressée, au besoin avec le concours de la force publique.

Le surplus des conclusions du CROUS de Strasbourg est rejeté.

La présente ordonnance sera notifiée au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Strasbourg et à Mme A... B....


Fait à Strasbourg, le 31 octobre 2025.


Le juge des référés,




C. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,




G. Trinité

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions