LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2509128

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2509128

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2509128
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL AXIO AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ne justifiant d'aucune circonstance particulière nécessitant un examen prioritaire de sa situation, d'autant qu'une précédente demande de titre de séjour avait déjà été refusée. Il relève également que la mesure sollicitée ferait obstacle aux décisions de clôture de son dossier sur le téléservice ANEF. La requête est donc rejetée dans son intégralité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 octobre 2025, Mme C... A..., représentée par Me Merll, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre, au préfet de la Moselle de lui accorder un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et que lui soit délivré un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de trois semaines à compter de la notification de la présente ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l’État les entiers frais et dépens ainsi que la somme de
1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle est reconnue victime de violences conjugales par une composition pénale ;
- la mesure est utile dès lors qu’il résulte de l’article L. 425-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile que le préfet de la Moselle ne pouvait pas refuser d’enregistrer ses demandes ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que l’urgence et le caractère utile de la mesure ne sont pas établis.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B..., premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision. ».

Saisi, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

La condition d’urgence est en principe constatée dans le cas d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières.

Il résulte de l’instruction que Mme A..., ressortissante ivoirienne née le
28 octobre 1993, est entrée sur le territoire français le 7 juillet 2021. En réalisant ses démarches sur l’ANEF, elle a déposé une demande d’admission exceptionnelle au séjour en qualité d’étrangère bénéficiaire d’une ordonnance de protection le 12 février 2025, qui a été clôturée par l’ANEF le 3 septembre 2025 au motif qu’elle n’avait pas communiqué d’ordonnance de protection. Elle a déposé une deuxième demande d’admission exceptionnelle au séjour en qualité d’étrangère bénéficiaire d’une ordonnance de protection le 9 octobre 2025, qui a aussi été clôturée par l’ANEF le 24 octobre 2025. Elle a également reçu une notification de l’agent du ministère de l’Intérieur et des Outre-Mer lui indiquant que son compte a été temporairement supprimé. En outre, en se bornant à se prévaloir que le préfet de la Moselle n’aurait pas dû refuser d’enregistrer sa dernière demande au motif qu’une composition pénale pour violences conjugales a été prononcée contre son conjoint, Mme A... ne justifie d’aucune circonstance particulière impliquant que cette nouvelle demande d’admission au séjour soit examinée prioritairement par rapport à celle d’autres ressortissants étrangers se trouvant dans la même situation ou permettant de caractériser une situation d’urgence nécessitant que le préfet de la Moselle statue sur sa demande d’admission au séjour à bref délai alors qu’une demande de titre de séjour formée le 30 mai 2023 avait déjà fait l’objet d’un refus assorti d’une obligation de quitter le territoire français du 8 juillet 2024 dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Strasbourg par un jugement du 4 novembre 2024 . Ainsi, la condition d’urgence à laquelle les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure sollicitée ne peut être regardée comme remplie. Par ailleurs, la requête de Mme A..., demandant au juge d’enjoindre à la préfecture de reprendre l’instruction de sa demande d’admission au séjour en lui accordant un rendez-vous est de nature à faire obstacle aux décisions de clôture de son dossier sur le téléservice ANEF en date du 3 septembre 2025 et du 24 octobre 2025, et par suite à ce qu’il soit fait droit sur ce point à la demande présentée au titre de l’article L.521-3 du code de justice administrative.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A... présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent qu’être rejetées ainsi que par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête présentée par Mme C... A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A..., et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Moselle.


Fait à Strasbourg, le 19 décembre 2025.

Le juge des référés,

M. B...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



C. Lamoot

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions