LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2601253

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2601253

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2601253
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL AXIO AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet de la Moselle à fixer un rendez-vous à un ressortissant angolais en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité étaient caractérisées, compte tenu de l'absence de réponse de la préfecture à ses multiples sollicitations depuis 2023 et de la situation de précarité administrative prolongée de l'intéressé, présent en France depuis près de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de trois semaines et de délivrer un récépissé si le dossier est complet, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2026, M. C... B... A..., représenté par Me Merll, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous afin de faire enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, et, si son dossier est complet, de lui délivrer un récépissé, dans un délai de trois semaines à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;

2°) subsidiairement, de préciser le délai maximal dans lequel doit intervenir un rendez-vous pour le dépôt d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour ;

3°) mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les conditions d’urgence et d’utilité sont remplies dès lors qu’il a sollicité un rendez-vous pour déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour à plusieurs reprises et qu’aucune réponse ne lui a été donnée, qu’il est présent en France depuis presque dix ans et qu’en l’absence de titre de séjour, il se trouve en situation de précarité administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2026, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ne sont pas remplies, notamment la condition d’urgence et d’utilité dès lors que le requérant se maintient en situation irrégulière depuis plusieurs années.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. D... pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

M. B... A..., ressortissant angolais, né le 29 septembre 1968 a sollicité un rendez-vous afin de déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour par courrier réceptionné le 24 octobre 2024. Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous afin de déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».

Saisi, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

La condition d’urgence est en principe constatée dans le cas d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières.

Eu égard aux conséquences qu’a sur la situation d’un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l’enregistrement de sa demande et au droit qu’il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l’autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l’enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable.

Il résulte de l’instruction que M. B... A..., par une demande déposée en mai 2023 puis par une demande réceptionnée par les services de la préfecture le 24 octobre 2024, a sollicité un rendez-vous auprès des services préfectoraux de la Moselle afin de déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, condition alors requise pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L.435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Puis, il a relancé les services préfectoraux s’agissant de sa demande de rendez-vous, d’abord par courrier réceptionné le 5 mars 2025, puis par plusieurs courriers envoyés en mai, septembre et décembre de la même année, et janvier 2026, courriers que le préfet de la Moselle ne conteste pas avoir réceptionné. Toutes ses demandes sont restées sans réponse. Si le préfet de la Moselle soutient que la situation de précarité administrative dans laquelle se trouve M. B... A... tient à la circonstance qu’il aurait à plusieurs reprises formulé des demandes de titre de séjour incomplètes et qu’il se maintient en situation irrégulière, il résulte notamment des pièces produites en défense que ces demandes ont été faites en 2018 et présentées au titre de l’admission au séjour pour raison de santé. M. B... A..., qui soutient également sans être contredit avoir tenté de régulariser sa situation à plusieurs reprises depuis 2019, sans qu’aucune réponse ne lui ait été apportée, avant de solliciter un rendez-vous en 2023 pour déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et qui est présent en France depuis presque dix ans et n’a jamais fait l’objet de mesure d’éloignement, justifie de l’urgence et de l’utilité, au sens des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative, à voir sa demande de titre de séjour enregistrée puis examinée. De plus, dès lors qu’il n’a été donné aucune suite à sa demande de rendez-vous et à ses relances et qu’il n’est pas contesté qu’il ait procédé selon les formalités prévues par la préfecture de la Moselle, la mesure sollicitée par M.B... A... ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre au préfet de la Moselle de fixer un rendez-vous à M. B... A... dans les meilleurs délais, et dans un délai maximal d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, pour permettre à celui-ci de déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, et de lui délivrer un récépissé sous réserve de la complétude de son dossier. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction de l’astreinte demandée par M. B... A....


Sur les conclusions présentées au titre des articles L.761-1 du code de justice administrative :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de 800 euros à verser à M. B... A... en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint au préfet de la Moselle de convoquer M. B... A... à un rendez-vous afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé si son dossier est complet, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L’État versera à M. B... A... la somme de 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... A... est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... A... et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Moselle.


Fait à Strasbourg, le 20 mars 2026.


Le juge des référés,

M. D...



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,




L. Abdennouri

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions