Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2607762
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2607762 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | NDAYISABA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2026, Mme B... C..., représentée par Me Ndayisaba, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 25 août 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
2°) d’enjoindre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, dès lors qu’elle ne précise pas pour quelle raison son comportement devrait être qualifié de frauduleux ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- sa situation de vulnérabilité n’a pas été prise en compte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2026, l’Office français de l’immigration et de l’intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Foucher en application des dispositions de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Foucher, magistrate désignée ;
- les observations de Me Ndayisaba, avocat de Mme C..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans sa requête ; il ajoute que la décision attaquée est entachée d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation de la situation de la requérante, dès lors que cette dernière a donné sa véritable identité aux autorités de l’asile et n’a pas fraudé, qu’elle est une ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 5 septembre 1988 à Masisi, qu’elle est arrivée en France via le Rwanda en bénéficiant d’un passeport d’emprunt et d’un visa organisés par des passeurs via le service VFS et qu’elle entend recouvrer sa véritable identité ; il indique également qu’elle prouve son identité en versant au dossier une carte d’électeur, laquelle fait office de carte d’identité en République démocratique du Congo ;
- les observations de Mme C..., assistée de M. A..., faisant fonction d’interprète en langue kinyarwanda, qui indique qu’elle entend recouvrer sa véritable identité, qui est celle qu’elle a déclarée lors de sa demande d’asile.
Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C... a déposé une demande d’asile en France qui a été enregistrée le 25 août 2026. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Par la présente requête, Mme C... demande au tribunal d’annuler cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
2. D’une part, aux termes de l’article L. 521-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger est tenu de coopérer avec l'autorité administrative compétente en vue d'établir son identité, sa nationalité ou ses nationalités, sa situation familiale, son parcours depuis son pays d'origine ainsi que, le cas échéant, ses demandes d'asile antérieures. Il présente tous documents d'identité ou de voyage dont il dispose ». D’autre part, aux termes de l’article L. 531-27 du même code : « L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile dans les cas suivants : (…) / 2° Lors de l'enregistrement de sa demande, le demandeur présente de faux documents d'identité ou de voyage, fournit de fausses indications ou dissimule des informations ou des documents concernant son identité, sa nationalité ou les modalités de son entrée en France afin d'induire en erreur l'autorité administrative ou a présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes (…) ». Enfin, aux termes de l’article D. 551-20 du même code : « Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil est refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, selon les modalités définies à l'article D. 551-17 : (…) 3° En cas de fraude ».
3. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France le 23 août 2026 et a déposé une demande d’asile le 25 août 2026 auprès de la préfecture de la Moselle en indiquant être ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 5 septembre 1988 à Masisi. Il ressort également des pièces du dossier que, le jour-même, a été portée à la connaissance du préfet de la Moselle la circonstance que la requérante avait déclaré une autre identité lors de sa demande de visa pour la France, effectuée précédemment au Rwanda, et qu’elle était ainsi connue comme étant de nationalité rwandaise, née le 5 septembre 1981 à Ruhango-Bweramana. Interrogée sur cette divergence lors de l’entretien réalisé dans le cadre de sa demande d’asile, la requérante a déclaré qu’il s’agissait de l’identité attribuée par un passeur, ce qu’elle a mentionné tant lors de l’établissement de la notice de placement en procédure accélérée de sa demande d’asile que lors de l’entretien de détection des vulnérabilités. A l’audience, la requérante a également expliqué avoir obtenu un passeport d’emprunt rwandais ainsi qu’un visa pour la France par le biais d’intermédiaires qui ont effectué les formalités directement avec VFS, prestataire auquel est déléguée la gestion des demandes de visa pour la France au Rwanda. Afin d’établir son identité réelle, elle verse au dossier une copie de sa carte d’électeur de la République démocratique du Congo délivrée en 2017, conservée dans sa boîte de courriers électroniques, faisant état de l’identité qu’elle revendique depuis sa demande d’asile. A cet égard, elle indique que cette carte fait office de carte nationale d’identité en République démocratique du Congo, élément d’information qui est corroboré par des données publiques de référence produites dans un rapport de recherches relatif à la carte d’électeur en République démocratique du Congo, daté du 4 novembre 2022, rédigé par la Commission de l’immigration et du statut du réfugié du Canada, librement accessible au public sur le site internet de cette Commission. Dès lors que la requérante a spontanément donné l’identité qu’elle considère être la sienne lors de l’enregistrement de sa demande d’asile, dont il n’est pas contesté qu’il s’agissait de sa première demande au sein des Etats membres de l’Union européenne, et qu’il ne ressort pas des pièces du dossier qu’elle aurait, notamment, cherché à effectuer une demande d’asile sous chacune des deux identités relevées par les services préfectoraux, elle ne saurait être regardée comme ayant usé de manœuvres frauduleuses en vue de l’obtention indue du bénéfice des conditions matérielles d’accueil.
4. Il s’ensuit que la requérante est fondée à soutenir que c’est à tort que l’Office français de l’immigration et de l’intégration a considéré qu’elle aurait tenté d’obtenir frauduleusement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil et a refusé leur octroi pour ce motif. Dès lors, et sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, la décision de la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz du 25 août 2026 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
5. Dans les circonstances de l’espèce, il y a seulement lieu d’enjoindre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de réexaminer le droit de Mme C... au bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Il y a lieu de lui enjoindre d’y procéder dans un délai de trois semaines à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Office français de l’immigration et de l’intégration une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz du 25 août 2026 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de réexaminer le droit de Mme C... au bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai de trois semaines à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L’Office français de l’immigration et de l’intégration versera à Mme C... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
A.-V. Foucher
La greffière,
G. Trinité
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Par une requête, enregistrée le 30 août 2026, Mme B... C..., représentée par Me Ndayisaba, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 25 août 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
2°) d’enjoindre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, dès lors qu’elle ne précise pas pour quelle raison son comportement devrait être qualifié de frauduleux ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- sa situation de vulnérabilité n’a pas été prise en compte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2026, l’Office français de l’immigration et de l’intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Foucher en application des dispositions de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Foucher, magistrate désignée ;
- les observations de Me Ndayisaba, avocat de Mme C..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que dans sa requête ; il ajoute que la décision attaquée est entachée d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation de la situation de la requérante, dès lors que cette dernière a donné sa véritable identité aux autorités de l’asile et n’a pas fraudé, qu’elle est une ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 5 septembre 1988 à Masisi, qu’elle est arrivée en France via le Rwanda en bénéficiant d’un passeport d’emprunt et d’un visa organisés par des passeurs via le service VFS et qu’elle entend recouvrer sa véritable identité ; il indique également qu’elle prouve son identité en versant au dossier une carte d’électeur, laquelle fait office de carte d’identité en République démocratique du Congo ;
- les observations de Mme C..., assistée de M. A..., faisant fonction d’interprète en langue kinyarwanda, qui indique qu’elle entend recouvrer sa véritable identité, qui est celle qu’elle a déclarée lors de sa demande d’asile.
Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C... a déposé une demande d’asile en France qui a été enregistrée le 25 août 2026. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Par la présente requête, Mme C... demande au tribunal d’annuler cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
2. D’une part, aux termes de l’article L. 521-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger est tenu de coopérer avec l'autorité administrative compétente en vue d'établir son identité, sa nationalité ou ses nationalités, sa situation familiale, son parcours depuis son pays d'origine ainsi que, le cas échéant, ses demandes d'asile antérieures. Il présente tous documents d'identité ou de voyage dont il dispose ». D’autre part, aux termes de l’article L. 531-27 du même code : « L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile dans les cas suivants : (…) / 2° Lors de l'enregistrement de sa demande, le demandeur présente de faux documents d'identité ou de voyage, fournit de fausses indications ou dissimule des informations ou des documents concernant son identité, sa nationalité ou les modalités de son entrée en France afin d'induire en erreur l'autorité administrative ou a présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes (…) ». Enfin, aux termes de l’article D. 551-20 du même code : « Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil est refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, selon les modalités définies à l'article D. 551-17 : (…) 3° En cas de fraude ».
3. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France le 23 août 2026 et a déposé une demande d’asile le 25 août 2026 auprès de la préfecture de la Moselle en indiquant être ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 5 septembre 1988 à Masisi. Il ressort également des pièces du dossier que, le jour-même, a été portée à la connaissance du préfet de la Moselle la circonstance que la requérante avait déclaré une autre identité lors de sa demande de visa pour la France, effectuée précédemment au Rwanda, et qu’elle était ainsi connue comme étant de nationalité rwandaise, née le 5 septembre 1981 à Ruhango-Bweramana. Interrogée sur cette divergence lors de l’entretien réalisé dans le cadre de sa demande d’asile, la requérante a déclaré qu’il s’agissait de l’identité attribuée par un passeur, ce qu’elle a mentionné tant lors de l’établissement de la notice de placement en procédure accélérée de sa demande d’asile que lors de l’entretien de détection des vulnérabilités. A l’audience, la requérante a également expliqué avoir obtenu un passeport d’emprunt rwandais ainsi qu’un visa pour la France par le biais d’intermédiaires qui ont effectué les formalités directement avec VFS, prestataire auquel est déléguée la gestion des demandes de visa pour la France au Rwanda. Afin d’établir son identité réelle, elle verse au dossier une copie de sa carte d’électeur de la République démocratique du Congo délivrée en 2017, conservée dans sa boîte de courriers électroniques, faisant état de l’identité qu’elle revendique depuis sa demande d’asile. A cet égard, elle indique que cette carte fait office de carte nationale d’identité en République démocratique du Congo, élément d’information qui est corroboré par des données publiques de référence produites dans un rapport de recherches relatif à la carte d’électeur en République démocratique du Congo, daté du 4 novembre 2022, rédigé par la Commission de l’immigration et du statut du réfugié du Canada, librement accessible au public sur le site internet de cette Commission. Dès lors que la requérante a spontanément donné l’identité qu’elle considère être la sienne lors de l’enregistrement de sa demande d’asile, dont il n’est pas contesté qu’il s’agissait de sa première demande au sein des Etats membres de l’Union européenne, et qu’il ne ressort pas des pièces du dossier qu’elle aurait, notamment, cherché à effectuer une demande d’asile sous chacune des deux identités relevées par les services préfectoraux, elle ne saurait être regardée comme ayant usé de manœuvres frauduleuses en vue de l’obtention indue du bénéfice des conditions matérielles d’accueil.
4. Il s’ensuit que la requérante est fondée à soutenir que c’est à tort que l’Office français de l’immigration et de l’intégration a considéré qu’elle aurait tenté d’obtenir frauduleusement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil et a refusé leur octroi pour ce motif. Dès lors, et sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, la décision de la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz du 25 août 2026 doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
5. Dans les circonstances de l’espèce, il y a seulement lieu d’enjoindre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de réexaminer le droit de Mme C... au bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Il y a lieu de lui enjoindre d’y procéder dans un délai de trois semaines à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
6. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Office français de l’immigration et de l’intégration une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Metz du 25 août 2026 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l’Office français de l’immigration et de l’intégration de réexaminer le droit de Mme C... au bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai de trois semaines à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L’Office français de l’immigration et de l’intégration versera à Mme C... une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.
La magistrate désignée,
A.-V. Foucher
La greffière,
G. Trinité
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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