jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2005018 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MAURICE RIVA VACHERON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 24 juillet 2020 et le 23 novembre 2020, la société Bureau d'Application des Techniques d'Isolation (B.A.T.I.), représentée par Me Vacheron, demande au tribunal :
1°) de condamner la région Auvergne-Rhône-Alpes à lui verser la somme de 137 191,66 euros HT, dont un montant de 136,16 euros de révision de prix, assortie des intérêts légaux et de leur capitalisation, en paiement des prestations réalisées en qualité de sous-traitant du corps d'état 9 relatif aux façades, bardage et vêture du marché public de travaux relatif à la restructuration générale de la cité scolaire A à Bourg-en-Bresse ou, subsidiairement, en réparation de son préjudice résultant de l'absence de paiement de ces prestations, sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle ;
2°) de mettre à la charge de la région Auvergne-Rhône-Alpes la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- sa requête est recevable dès lors qu'une décision préalable est intervenue en cours d'instance.
- à titre principal, ayant été agréée par le maître d'ouvrage, elle bénéficie du droit au paiement direct des prestations exécutées pour la tranche ferme du corps d'état 9, quand bien même le montant réclamé excèderait les montants du DC4 ; elle a adressé ses situations n°s 28, 29 et 30 à la SC Floriot, entrepreneur principal, les 28 mars, 25 avril et 16 décembre 2019 ; la société SC Floriot est réputée avoir accepté les sommes dont le paiement direct était demandé, en l'absence de notification de son refus motivé dans le délai de quinze jours suivant sa demande de paiement ; les prix fermes prévus au marché principal ne lui sont pas opposables dès lors que son contrat de sous-traitance prévoit des prix révisables ;
- à titre subsidiaire, la somme de 131 191,66 euros HT lui est due sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle, dès lors que la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui avait connaissance de sa présence sur le chantier, n'a pas mis en œuvre les dispositions de l'article 14-1 de la loi du 31 décembre 1975 en mettant l'entrepreneur principal en demeure de remplir ses obligations déclaratives ; les travaux relatifs à la tranche ferme du corps d'état 9 ont été réceptionnés ; le montant de son marché n'a toutefois pas été intégralement intégré à l'acte spécial de sous-traitance DC 4 et elle a effectué des travaux supplémentaires indispensables à la réalisation de l'ouvrage ; elle a ainsi droit au paiement de la somme de 137 191,66 euros HT correspondant au montant réel des travaux réalisés dans le cadre de son contrat de sous-traitance.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 14 septembre 2020 et le 18 décembre 2020, la région Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de la société B.A.T.I. sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de décision née sur la réclamation préalable de la société B.A.T.I. au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;
- aucun paiement direct ne lui est dû dès lors qu'elle n'a pas respecté la procédure prévue par l'article 116 du code des marchés publics, la copie du bordereau d'envoi d'un courrier daté du 30 avril 2020 comportant son décompte général et définitif ne permettant pas de faire état d'une telle demande ; l'intégralité de la somme de 831 145 euros prévue au DC4 lui a été versée au titre du paiement direct ; en l'absence de toute modification de l'acte spécial de sous-traitance relevant le plafond des montants donnant droit à paiement direct, la société ne saurait prétendre à un paiement supplémentaire ;
- le marché principal a été transféré à la société SC Floriot à compter du 19 mars 2019 ; il appartenait à la société B.A.T.I. de déclarer les sommes correspondant aux créances qu'elle détenait à l'encontre de la SRC Floriot, précédent titulaire du marché, au moment de l'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire ouverte contre celle-ci ; en raison de sa propre négligence, elle ne saurait exiger un paiement direct au titre de ces sommes ;
- le droit au paiement direct ne fait pas obstacle au contrôle du maître d'ouvrage sur les prestations exécutées par le sous-traitant, les sommes réclamées au titre du corps d'état 9 ne correspondant pas en l'espèce aux travaux effectivement réalisés ;
- la société B.A.T.I. ne peut réclamer une révision alors que le marché principal prévoit des prix fermes ;
- elle n'a commis aucune faute dès lors que le solde des sommes prévues par le DC4 a été versé à la société B.A.T.I. dès réception des pièces justificatives ; elle s'est ainsi acquittée de l'ensemble de ses obligations à son égard ;
- les travaux confiés à la société B.A.T.I. n'ont pas été intégralement réalisés et certains ont en outre été faits avec retard.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Conte, rapporteure,
- les conclusions de M. Reymond-Kellal, rapporteur public,
- et les observations de Me Cadet, pour la société B.A.T.I., et celles de Mme B, pour la région Auvergne Rhône-Alpes ;
Et avoir pris connaissance de la note en délibéré enregistrée le 25 janvier 2023 présentée pour la société B.A.T.I.
Considérant ce qui suit :
1. Pour la réalisation des travaux de restructuration générale de la cité scolaire J. M. A située à Bourg-en-Bresse, la région Rhône-Alpes, par un acte d'engagement du 17 avril 2013, a confié un marché public de travaux à un groupement d'entreprises dont la société SRC Floriot a été désignée en qualité de mandataire. Les travaux étaient divisés en 29 corps d'état. Par un acte spécial de sous-traitance du 25 mars 2014 la société Bureau d'Application des Techniques d'Isolation (B.A.T.I.) a été acceptée en qualité de sous-traitant et ses conditions de paiement ont été agréées, lui ouvrant droit au paiement direct à hauteur d'une somme de 831 145 euros HT correspondant au corps d'état 9 relatif aux façades, bardage et vêture. Le marché a été modifié par un avenant n° 22 signé le 28 mai 2019 en conséquence de la liquidation judiciaire de la société SRC Floriot, aux droits de laquelle est venue la société SC Floriot. La société B.A.T.I. demande la condamnation de la région Auvergne-Rhône-Alpes à lui verser la somme de 137 191,66 euros HT, dont un montant de 136,16 euros de révision de prix, assortie des intérêts légaux, sur le fondement du droit au paiement direct du sous-traitant ou, subsidiairement, sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle.
Sur la demande de révision de prix :
2. L'acte spécial signé le 25 mars 2014 par la société B.A.T.I. et la région Auvergne Rhône-Alpes fixe un prix ferme et ne fait pas mention d'une révision possible de ce prix. La société B.A.T.I. n'est donc pas fondée à demander la condamnation de la région à lui verser la somme de 136,16 euros HT au titre de la révision de prix.
Sur la demande de paiement direct :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance : " L'entrepreneur qui entend exécuter un contrat ou un marché en recourant à un ou plusieurs sous-traitants doit, au moment de la conclusion et pendant toute la durée du contrat ou du marché, faire accepter chaque sous-traitant et agréer les conditions de paiement de chaque contrat de sous-traitance par le maître de l'ouvrage (). ". Aux termes de l'article 6 de la même loi : " Le sous-traitant direct du titulaire du marché qui a été accepté et dont les conditions de paiement ont été agréées par le maître de l'ouvrage, est payé directement par lui pour la part du marché dont il assure l'exécution. / () / Ce paiement est obligatoire même si l'entrepreneur principal est en état de liquidation des biens, de règlement judiciaire ou de suspension provisoire des poursuites. / (). ". Aux termes du 4° de l'article 114 du code des marchés publics applicable au litige : " Le silence du pouvoir adjudicateur gardé pendant vingt et un jours à compter de la réception des documents mentionnés aux 2 et 3 vaut acceptation du sous-traitant et agrément des conditions de paiement. ". Aux termes de l'article 116 du même code : " Le sous-traitant adresse sa demande de paiement libellée au nom du pouvoir adjudicateur au titulaire du marché, sous pli recommandé avec accusé de réception (). / Le titulaire dispose d'un délai de quinze jours à compter de la signature de l'accusé de réception ou du récépissé pour donner son accord ou notifier un refus, d'une part, au sous-traitant et, d'autre part, au pouvoir adjudicateur (). / Le sous-traitant adresse également sa demande de paiement au pouvoir adjudicateur (), accompagnée des factures et de l'accusé de réception ou du récépissé attestant que le titulaire a bien reçu la demande ou de l'avis postal attestant que le pli a été refusé ou n'a pas été réclamé. / Le pouvoir adjudicateur () adresse sans délai au titulaire une copie des factures produites par le sous-traitant. / Le pouvoir adjudicateur procède au paiement du sous-traitant (). / Le pouvoir adjudicateur informe le titulaire des paiements qu'il effectue au sous-traitant. ".
4. Il est constant que la région Auvergne-Rhône-Alpes a procédé, au profit de la société B.A.T.I., au paiement de l'intégralité de la somme de 831 145 euros prévue dans l'acte spécial initial, avec un dernier paiement de 65 305, 05 euros effectué le 24 février 2020. La société B.A.T.I. a adressé à la société SC Floriot ainsi qu'au maître d'ouvrage les situations de travaux n°s 28, 29 et 30 faisant état de l'avancement des travaux. Elle soutient que serait né de leur silence une acceptation tacite des prestations supplémentaires réalisées lui ouvrant droit à un paiement direct de celles-ci. À supposer qu'elle se prévale ainsi des mécanismes d'acceptation tacite prévus aux articles 114 et 116 du code des marchés publics, elle ne se trouve pas dans la situation définie par ces articles qui concernent, respectivement, la première déclaration d'un sous-traitant et son droit au paiement direct dans les limites de l'acte spécial. Le silence gardé par la SC Floriot sur la demande de paiement de prestations d'un montant supérieur à celui fixé dans l'acte spécial n'est pas de nature à faire naître une décision implicite d'augmentation du plafond de l'acte spécial, lequel résulte en principe d'un accord de volontés expresses. Aucun des courriers versés à l'instance ne fait non plus état de ce que la région aurait souhaité modifier le montant maximum de l'acte spécial. Si, par ailleurs, la société B.A.T.I se prévaut des stipulations du contrat de sous-traitance signé le 14 avril 2014 avec la SRC Floriot pour un montant global et forfaitaire de 929 792,66 euros, ce même contrat limite à 831 145 euros HT le droit au paiement direct du sous-traitant par le maître d'ouvrage. Par suite, la société B.A.T.I. n'est pas fondée à soutenir que le montant maximum de l'acte spécial aurait été, expressément ou tacitement, fixé à un montant supérieur à 831 145 euros.
5. En second lieu, le sous-traitant bénéficiant du paiement direct des prestations sous-traitées a également droit à ce paiement direct pour les travaux supplémentaires qu'il a exécutés et qui ont été indispensables à la réalisation de l'ouvrage, ainsi que pour les dépenses résultant pour lui de sujétions imprévues qui ont bouleversé l'économie générale du marché, dans les mêmes conditions que pour les travaux dont la sous-traitance a été expressément mentionnée dans le marché ou dans l'acte spécial signé par l'entrepreneur principal et par le maître de l'ouvrage.
6. La société B.A.T.I. soutient qu'elle a effectué des travaux supplémentaires indispensables à la réalisation de l'ouvrage non prévus initialement dans le marché et pour lesquels elle n'a pas été payée. Toutefois, elle ne démontre pas en quoi ces travaux, qui s'apparentent selon les libellés des situations de travaux n°s 28, 29 et 30 à des travaux de confort ou à des travaux de plus-value, présenteraient un caractère indispensable à la réalisation de l'ouvrage. Si elle soutient qu'une partie de ces travaux ont été nécessaires pour une visite de l'équipe municipale planifiée en janvier 2020, elle n'établit pas ni même n'allègue que ces travaux n'étaient pas prévus initialement. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait droit au paiement de travaux supplémentaires indispensables à la réalisation de l'ouvrage non prévus par le marché initial et à demander à la condamnation de la région Auvergne-Rhône-Alpes à lui verser une somme sur ce fondement.
Sur la responsabilité quasi-délictuelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes :
7. Il résulte des articles 3, 5, 6 et 14-1 de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance et de l'article 114 du code des marchés publics qu'il incombe au maître d'ouvrage, lorsqu'il a connaissance de l'exécution, par le sous-traitant, de prestations excédant celles prévues par l'acte spécial et conduisant au dépassement du montant maximum des sommes à lui verser par paiement direct, de mettre en demeure le titulaire du marché ou le sous-traitant de prendre toute mesure utile pour mettre fin à cette situation ou pour la régulariser, à charge pour le titulaire du marché, le cas échéant, de solliciter la modification de l'exemplaire unique ou du certificat de cessibilité et celle de l'acte spécial afin de tenir compte d'une nouvelle répartition des prestations avec le sous-traitant.
8. La société B.A.T.I. soutient que l'abstention du maître d'ouvrage à rehausser le montant de son acte spécial pour tenir compte de travaux supplémentaires lui a causé un préjudice qu'elle évalue à la somme de 137 191,66 euros. Si elle se réfère à la situation de travaux n° 30 qu'elle a transmise à la région par un courrier du 20 décembre 2019, sur laquelle apparaissent des travaux supplémentaires d'un montant total de 44 707,84 euros, il ne résulte pas, toutefois, de l'instruction que ces travaux, qui s'apparentent à des travaux de confort ainsi qu'il a été dit plus haut, auraient été réclamés à la société B.A.T.I. par la SRC Floriot ou par la région ou encore par le maître d'œuvre. En outre, la société requérante n'indique pas à quelles prestations correspond le surplus de la somme réclamée par elle au titre de son préjudice, ce reliquat semblant découler des conditions du transfert des contrats de sous-traitance de la SRC Floriot à la SC Floriot. Ainsi, elle ne démontre pas que la région aurait commis une faute à l'origine du préjudice invoqué. Il suit de là que ses conclusions indemnitaires d'un montant de 137 191,66 euros fondées sur la responsabilité quasi-délictuelle de la région doivent être rejetées.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de la société B.A.T.I. doit être rejetée.
Sur les frais du litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Les conclusions présentées au même titre par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui n'est pas assistée d'un avocat et ne justifie pas de la réalité des frais qu'elle aurait exposés pour sa défense dans la présente instance, ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société B.A.T.I. est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la région Auvergne Rhône-Alpes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL Alliance MJ, mandataire judiciaire de la société Bureau d'Application des Techniques d'Isolation, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Copie en sera adressée notifiée à la société Bureau d'Application des Techniques d'Isolation.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Michel, présidente,
M. Bertolo, premier conseiller,
Mme Conte, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023
La rapporteure,
C. Conte
La présidente,
C. Michel
La greffière,
K. Schult
La République mande et ordonne à la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026