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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2009534

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2009534

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2009534
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJU 5ème chambre
Avocat requérantMOUTOUSSAMY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I°) Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2020, sous le n° 2009534, M. A E et Mme C E, représentés par Me Moutoussamy (DBKM Avocats), demandent au tribunal :

1°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a refusé le versement de l'aide personnalisée au logement à compter du mois d'août 2019, a refusé d'interrompre les retenues sur leurs prestations effectuées en remboursement des indus de revenu de solidarité active de 2 434,81 euros et 2 292,73 euros et a confirmé des indus d'aide personnalisée au logement de 176,17 euros, 559,90 euros et 52,95 euros, des indus de revenus de solidarité active de 110,80 euros, 168,32 euros et 2 435,83 euros et un indu d'allocation de logement de 2 215,79 euros ;

2°) de prononcer la décharger de l'obligation de payer les sommes réclamées ;

3°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales et à la métropole de Lyon de leur rembourser les retenues pratiquées et de leur verser l'aide personnalisée au logement à compter du mois d'août 2019.

Ils soutiennent que :

- le refus de versement de l'aide personnalisée au logement méconnaît les articles L. 252-2 et L. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, dès lors que leur revenu de référence est inférieur au plafond de 26 499 euros ;

- les retenues sur leurs prestations relatives aux indus de revenu de solidarité active de 2 434,81 euros et de 2 292,73 euros ont été pratiquées en méconnaissance de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, alors que le tribunal était saisi le 19 septembre 2017 ;

- les indus d'aide personnalisée au logement, de revenu de solidarité active et d'allocation de logement ne sont pas établis.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2021, la métropole de Lyon conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2022, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

M. et Mme E ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 28 août 2020.

Par un courrier du 28 juin 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions d'annulation dirigées contre la décision implicite rejetant la demande de M. et Mme E de bénéficier de l'aide personnalisée au logement à compter du mois d'août 2019, à défaut de recours préalable obligatoire prévu par l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.

II°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 août 2021 et 28 juin 2022, sous le n° 2106803, M. A E, représenté par Me Moutoussamy (DBKM Avocats), demande au tribunal :

1°) d'annuler :

- l'avis des sommes à payer valant titre exécutoire émis le 5 août 2021 pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active de la somme de 2 434,81 euros et l'avis des sommes à payer valant titre exécutoire émis le 5 août 2021 pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 292,73 euros,

- les indus de revenu de solidarité active en cause ;

2°) de prononcer la décharger de l'obligation de payer les sommes réclamées ;

3°) d'enjoindre la restitution des sommes recouvrées ;

4°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon le versement d'une somme de 1 226 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les avis des sommes à payer attaqués sont entachés d'incompétence ;

- le bordereau n'est pas signé ;

- les avis des sommes à payer ne comportent pas l'indication des bases de la liquidation ;

- les indus de revenu de solidarité active en cause sont prescrits et ne sont pas établis.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2022, la métropole de Lyon, représentée par Me Prouvez (Carnot avocats), conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 12 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Gagey, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gagey, première conseillère,

- et les observations de Me Litzler, représentant la métropole de Lyon.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme E, allocataires dans le département du Rhône, ont demandé, par un courrier du 13 décembre 2019, le bénéfice de l'aide personnalisée au logement à compter du mois d'août 2019. Par ce même courrier, ils ont formé un recours, d'une part, contre le refus d'interrompre les retenues sur leurs prestations en remboursement des indus de revenu de solidarité active de montants de 2 434,81 euros et 2 292,73 euros, et, d'autre part, contre des indus d'aide personnalisée au logement de montants de 176,17 euros, 559,90 euros et 52,95 euros, des indus de revenu de solidarité active de montants de 110,80 euros, 168,32 euros et 2 435,83 euros et un indu d'allocation de logement d'un montant de 2 215,79 euros mis à leur charge. Ces demandes ont été implicitement rejetées. Par ailleurs, le 5 août 2021, la métropole de Lyon a émis, suite aux jugements n° 1706853 et 1907666 des 12 février 2019 et 5 mai 2021 du tribunal administratif de Lyon, deux avis de sommes à payer valant titre exécutoire pour le recouvrement des indus de revenu de solidarité active de montants de 2 434,81 euros, au titre de la période du 1er mai 2014 au 31 janvier 2015, et de 2 292,73 euros, au titre de la période du 1er mars au 31 octobre 2013.

2. Par les requêtes n° 2009534 et 2106803, M. et Mme E demandent l'annulation des décisions implicites par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a refusé le versement de l'aide personnalisée au logement à compter du mois d'août 2019, a refusé d'interrompre les retenues sur prestations des indus de revenu de solidarité active de montants de 2 434,81 euros et 2 292,73 euros et a confirmé des indus d'aide personnalisée au logement de montants de 176,17 euros, 559,90 euros et 52,95 euros, des indus de revenu de solidarité active de montants de 110,80 euros, 168,32 euros et 2 435,83 euros et un indu d'allocation de logement d'un montant de 2 215,79 euros. Ils demandent également l'annulation des avis des sommes à payer émis le 5 août 2021.

3. Lesdites requêtes concernent les mêmes allocataires. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la recevabilité :

4. Aux termes de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée. (). ".

5. Il résulte de l'instruction que M. et Mme E ont sollicité, par leur courrier du 13 décembre 2019, le bénéfice de l'aide personnalisée au logement. Le rejet implicite de cette demande n'a toutefois pas été suivi du recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions précitées de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Par suite, les conclusions d'annulation de cette décision, qui sont irrecevables, doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de retenues sur prestations :

6. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. Sauf si le bénéficiaire opte pour le remboursement de l'indu en une seule fois, l'organisme mentionné au premier alinéa procède au recouvrement de tout paiement indu de revenu de solidarité active par retenues sur les montants à échoir. (). ".

7. En adoptant les dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le législateur a entendu que l'effet suspensif des recours dirigés contre une décision de récupération de l'indu s'attache à l'exigibilité de la créance. Il en résulte que l'exercice d'un tel recours, de même d'ailleurs qu'une demande de remise gracieuse, fait par lui-même obstacle, aussi longtemps que ce recours est pendant devant l'administration ou devant les juges du fond, d'une part, à la possibilité pour l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active d'opérer une compensation avec les sommes dues à l'allocataire et, d'autre part, à l'émission, par le département, d'un titre exécutoire sur le fondement de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

8. Si les requérants affirment que des retenues ont été opérées sur leurs prestations d'aide personnalisée au logement en remboursement d'indus de revenu de solidarité active, alors qu'ils ont présenté deux requêtes devant le tribunal administratif, enregistrées les 19 septembre 2017 et 4 octobre 2019, sous les n° 1706853 et 1907666, relatives aux indus de revenu de solidarité active de montants de 2 434,81 au titre de la période du 1er mai 2014 au 31 janvier 2015 et de 2 292,73 euros au titre de la période du 1er mars au 31 octobre 2013, toutefois il ne résulte pas de l'instruction que lesdites retenues correspondraient aux indus de revenu de solidarité active précités. Il résulte au contraire de l'instruction que les retenues en cause correspondent à des indus d'aide personnalisée au logement.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision portant refus d'interrompre les retenues opérées sur leurs prestations doivent être rejetées.

Sur les indus d'aide personnalisée au logement et de revenu de solidarité active en cause :

10. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

11. En se bornant à affirmer que ni la métropole de Lyon ni la caisse d'allocations familiales du Rhône ne justifient du principe et du quantum des indus d'aide personnalisée au logement de montants de 176,17 euros, 559,90 euros et 52,95 euros, des indus de revenu de solidarité active de montants de 110,80 euros, 168,32 euros et 2 435,83 euros et d'un indu d'allocation de logement d'un montant de 2 215,79 euros, dont ils demandent l'annulation, ils ne produisent pas d'élément permettant de contester le bien-fondé desdits indus.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation dirigées contre les indus en cause doivent être rejetées.

Sur les avis des sommes à payer :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 100-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Au sens du présent code et sauf disposition contraire de celui-ci, on entend par : / 1° Administration : () les collectivités (). ". Aux termes de l'article L. 111-2 dudit code : " Toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l'adresse administratives de l'agent chargé d'instruire sa demande ou de traiter l'affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées (). ". Aux termes de l'article L. 212-1 de ce même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'émission du titre en litige : " () 4° Une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable sous pli simple. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".

14. La métropole de Lyon produit le bordereau journal n° 3238 du 5 août 2021 comprenant les titres exécutoires litigieux portant les n° 16799 et 16800. Ce bordereau comporte outre sa signature électronique, les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis, M. B D, directeur adjoint des finances, qui dispose d'une délégation de signature consentie par le président de la métropole de Lyon le 25 juin 2021. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que les titres exécutoires en litige n'auraient pas été signés par une autorité compétente doit être écarté.

15. En deuxième lieu, tout titre de perception doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il a été émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur.

16. Les titres exécutoires attaqués mentionnent qu'ils ont été émis pour le recouvrement d'indus de revenu de solidarité active de montants de 2 434,81 euros, au titre de la période du 1er mai 2014 au 31 janvier 2015, et de 2 292,73 euros, au titre de la période du 1er mars au 31 octobre 2013. En outre, il résulte de l'instruction que par une décision du 12 septembre 2017, la métropole de Lyon a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par les requérants à l'encontre desdits indus. Dès lors que les titres exécutoires en cause se réfèrent nécessairement à cette décision, ils doivent être regardés comme comportant une indication suffisante des bases de liquidation.

17. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, le département ou l'Etat en recouvrement des sommes indûment payées. (). ". La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative.

18. Il résulte de l'instruction que les indus de revenu de solidarité active pour le recouvrement desquels les avis de sommes à payer attaqués ont été émis ont pour origine l'absence de déclaration par les requérants des périodes d'activités salariées et des revenus associés entre 2013 et 2015 ainsi que les dépôts de chèques et d'espèces sur leurs comptes bancaires entre 2013 et 2015. Les intéressés ne pouvaient légitimement ignorer que ces sommes devaient être déclarées dans leur intégralité dans les rubriques adéquates qui figurent clairement dans la déclaration trimestrielle de ressources à remplir. Un tel manquement présente en l'espèce le caractère de fausse déclaration. M. et Mme E ne sont, par suite, pas fondés, en vertu des dispositions précitées de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles, à se prévaloir de la prescription de l'action en répétition desdits indus.

19. Enfin, en se bornant à affirmer que les indus pour le recouvrement desquels les avis de sommes à payer attaqués ont été émis ne sont pas établis, les requérants n'en contestent pas utilement le bien-fondé, alors qu'il résulte de l'instruction que les requérants n'ont pas déclaré les périodes d'activités salariées et les revenus associés entre 2013 et 2015 ainsi que les dépôts de chèques et d'espèces sur leurs comptes bancaires entre 2013 et 2015.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation dirigées contre les avis de sommes à payer émis le 5 août 2021 doivent être rejetées.

21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer et tendant à la restitution des sommes recouvrées doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la métropole de Lyon, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2009534 et 2106803 de M. et Mme E sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, Mme C E, à la métropole de Lyon, à la caisse d'allocations familiales du Rhône et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

La magistrate désignée,

N. Gagey La greffière,

C. Delmas

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

N°s 2009534 - 2106803

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