mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2103817 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | POMEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 21 mai 2021 et le 3 janvier 2022, M. et Mme D B, représentés par Me Pomeon, demandent au tribunal :
1°) la décharge, en droits et pénalités, des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les deux propositions de rectifications des 11 mars 2019 sont insuffisamment motivées ;
- la procédure de taxation d'office est irrégulière en l'absence d'une mise en demeure préalable ; les deux sociétés ayant été immatriculées au greffe du tribunal de commerce compétent, les éventuels errements constatés par la vérificatrice, ni les dysfonctionnements liés au cabinet comptable ne peuvent conduire à la qualification d'activité occulte ;
- la reconstitution des bénéfices industriels et commerciaux au titre des années 2016 et 2017 est erronée dès lors qu'il existe un décalage entre les charges comptabilisées et les charges justifiées en 2017, une faiblesse des charges en 2016 eu égard à l'activité et à l'absence de prise en compte de certaines charges au nom de la SASU Carrelage MetA ;
- la majoration pour activité occulte au titre de l'année 2016 et la majoration pour dépôt tardif de l'année 2017 ne sont pas justifiées en l'absence notamment d'activité occulte.
Par un mémoire enregistré le 16 août 2021, le directeur régional des finances publiques de la région Auvergne Rhône-Alpes et du département du Rhône informe le tribunal qu'un dégrèvement d'un montant de 15 850 euros a été prononcé ce jour pour l'année 2016 et conclut au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- il admet un taux de charges déductibles de 42% du chiffre d'affaires hors taxe pour l'exercice clos au 31 décembre 2016 de la Sarl MG carrelage, un dégrèvement d'un montant total de 15 850 euros en droits et pénalités pour l'impôt sur le revenu 2016 ayant en conséquence été prononcé ce même jour ;
- les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés pour les impositions et pénalités restant en litige.
La clôture d'instruction a été fixée au 1er mars 2022 par une ordonnance du 4 février 2022.
Par lettre du 28 juin 2022, des pièces complémentaires ont été demandées au défendeur pour compléter l'instruction, puis communiquées à la partie adverse, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Sautier, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SASU Carrelage MetA, dont Mme C B est l'unique actionnaire et la gérante, a été constituée le 23 août 2016 et exerce une activité de travaux de pose de carrelage en tous genre et travaux de peinture et finition. Cette société a poursuivi l'activité précédemment exercée par la SARL MG Carrelage dont la date de clôture des opérations de liquidation est intervenue le 30 août 2016. Ces deux sociétés ont opté pour que les revenus tirés de leur activité soient imposables à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux et sont soumises au régime réel d'imposition simplifié. Ces deux sociétés ont fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er juin 2016 au 31 décembre 2017 pour la SARL MG Carrelage et du 1er septembre 2016 au 31 décembre 2017 pour la SASU Carrelage M et A à l'issue desquelles, par deux propositions de rectification des 17 mars 2009, des rectifications en matière d'impôt sur le revenu ont été notifiées à M. et Mme B au titre des années 2016 et 2017, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, en application de l'article L. 73 du livre des procédures fiscales. A la suite du rejet de leur réclamation préalable, M. et Mme B demandent la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017.
Sur l'étendue du litige :
2. L'administration fiscale a prononcé le 16 août 2021 par une décision postérieure à l'introduction de la requête un dégrèvement à hauteur d'un montant de 15 850 euros des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles M. et Mme B ont été assujettis au titre de l'année 2016. Dans cette mesure, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge présentées pour M. et Mme B.
Sur la régularité de la procédure :
3. En premier lieu, Aux termes de l'article L. 73 du livre des procédures fiscales : Peuvent être évalués d'office : 1° Le bénéfice imposable des contribuables qui perçoivent des revenus provenant d'entreprises industrielles, commerciales ou artisanales, ou des revenus d'exploitations agricoles imposables selon un régime de bénéfice réel, lorsque la déclaration annuelle prévue à l'article 53 A du code général des impôts n'a pas été déposée dans le délai légal ; () Les dispositions de l'article L. 68 sont applicables dans les cas d'évaluation d'office prévus aux 1° et 2 ". Aux termes de l'article L. 68 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2° et 5° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. Toutefois, il n'y a pas lieu de procéder à cette mise en demeure : () 3° Si le contribuable s'est livré à une activité occulte, au sens du deuxième alinéa de l'article L. 169. ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 169 de ce livre : " () L'activité occulte est réputée exercée lorsque le contribuable ou la personne morale mentionnée à la première phrase du présent alinéa n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'il était tenu de souscrire et soit n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, soit s'est livré à une activité illicite. ". Aux termes de l'article 1844-7 du code civil : " La société prend fin : () 4° Par la dissolution anticipée décidée par les associés ".
4. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment des termes de la proposition de rectification du 11 mars 2019 adressée à la SASU Carrelage MetA que celle-ci n'a déposé aucune déclaration de chiffre d'affaires au titre de la période courant du 1er septembre 2016 au 31 décembre 2017 malgré l'envoi d'une mise en demeure du 24 septembre 2018 qu'elle a réceptionnée le 28 septembre 2018, et n'a remis en mains propre sa déclaration de BIC au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2017 que le 22 novembre 2018, soit postérieurement au délai de 30 jours suivant cette mise en demeure. Par suite, le service a pu, à bon droit, établir les impositions en litige résultant des rectifications opérées auprès de la SASU Carrelage MetA en matière de bénéfice industriel et commercial selon la procédure d'évaluation d'office.
5. D'autre part, il résulte de l'instruction, et notamment des termes de la proposition de rectification du 11 mars 2019 adressée à la SARL MG Carrelage, que le service a fait application des procédures de taxation et d'évaluation d'office prévues aux articles L 73-1 et L. 68-3 du livre des procédures fiscales en matière de bénéfice industriel et commercial pour les exercices clos le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2017 au motif que l'activité professionnelle de Mme B entre le 1er juillet 2016 et le 31 décembre 2017 avait été exercée de manière occulte dès lors que le service a constaté, d'une part, après examen d'un droit de communication du 4 mai 2018 exercé auprès de la SARL Marques, que la SARL MG Carrelage a continué d'exercer une activité de sous-traitant dans le secteur du bâtiment après l'approbation du compte définitif de liquidation par décision de l'assemblée générale du 30 juin 2016, la société ayant été dissoute par anticipation par décision d'assemblée générale extraordinaire du 25 novembre 2015, et d'autre part, que la société n'avait, au titre de cette période postérieure au 30 juin 2016, déposé aucune déclaration de résultat et ne s'était pas fait connaître d'un centre de formalité des entreprises, ni du greffe du tribunal de commerce. En se bornant à faire valoir que les dysfonctionnements constatés sont imputables à son cabinet comptable et résultent d'une confusion entre l'activité des deux sociétés, que les deux sociétés ont été immatriculées au registre du tribunal de commerce compétent, que la date de cessation totale d'activité est intervenue le 25 novembre 2016 et qu'il n'y a eu à aucun moment volonté de réaliser une activé occulte , M. et Mme B ne remettent pas utilement en cause les constats ayant conduit à bon droit à la caractérisation d'une activité occulte résultant de la poursuite d'activité de la SARL MG Carrelage postérieurement à la date de clôture des opérations de liquidation du 30 juin 2016, laquelle justifiait, sans mise en demeure préalable, la mise en oeuvre de la procédure d'évaluation d'office en matière de bénéfice industriel et commercial, sans qu'ait d'incidence à cet égard la remise par Mme B en date du 22 novembre 2018 lors des opérations de vérifications une déclaration n°2031 au nom de la SASU Carrelage MetA dans laquelle étaient prises en compte des recettes et charges se rapportant à la SARL MG Carrelage.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 76 du même livre, applicables aux impositions établies selon la procédure de taxation d'office : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. () ".
7. Les propositions de rectification des 11 mars 2019 adressées à la SASU Carrelage MetA et à la SARL MG Carrelage font état de la désignation des impôts concernés, des années d'imposition et des bases d'imposition, et énonce les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées. Ainsi, M. et Mme B ont été informés des motifs de droit et de fait fondant les rectifications proposées de manière suffisante au regard des dispositions applicables de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ces propositions de rectification doit être écarté.
Sur la charge de la preuve :
8. Aux termes de l'article L. 193 du même livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office, la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
9. M. et Mme B ont été régulièrement taxée d'office, en application des articles L. 73 et L. 68 du livre des procédures fiscales. Par suite, ils supportent la charge de démontrer le caractère exagéré des impositions qu'ils contestent.
Sur le bien-fondé des impositions :
10. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment de la proposition de rectification du 11 mars 2019 adressée à la SASU Carrelage MetA, que le service a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de cette société, constituée le 23 août 2016, en retenant, d'une part, au titre de la période du 1er septembre 2016 au 31 décembre 2016 un résultat déficitaire de 14 574 euros correspondant au montant des charges justifiées en l'absence de chiffre d'affaires, et d'autre part, au titre de l'exercice 2017 courant du 1er janvier au 31 décembre 2017, un résultat reconstitué excédentaire de 113 444 euros, correspondant à la différence entre le chiffre d'affaires de 197 987 euros et le montant des charges justifiées de 84 543 euros.
11. D'autre part, il résulte de l'instruction, et notamment de la proposition de rectification du 11 mars 2019 adressée à la SARL MG Carrelage, que le service a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de cette société, dont la date de clôture des opérations de liquidation est intervenue le 30 juin 2016, en retenant, d'une part, au titre de la période du 1er juillet 2016 au 31 décembre 2016 un résultat reconstitué excédentaire de 81 821 euros, correspondant à la différence entre le chiffre d'affaires de 101 764 euros et le montant des charges justifiées de 19 943 euros, et d'autre part, au titre de l'exercice 2017 courant du 1er janvier au 31 décembre 2017, un résultat reconstitué déficitaire de 2 684 euros, correspondant à la différence entre le chiffre d'affaires de 2 413 euros et le montant des charges justifiées de 5 097 euros. Toutefois, par la décision de dégrèvement susvisée du 16 août 2021, le service a admis, au titre de l'année 2016, un taux de charges déductible correspondant à 42 % du chiffre d'affaires, identique à celui retenu pour la SASU Carrelage M etA au titre de l'exercice 2017. Le service a en conséquence ramené le résultat reconstitué de la SARL MG Carrelage au titre de l'année 2016 à la somme de 59 023 euros correspondant à la différence entre le chiffre d'affaires de 101 764 euros et le montant admis de charges de 42 741 euros.
12. Si M. et Mme B contestent la reconstitution des bénéfices industriels et commerciaux au titre des années 2016 et 2017 opérée par le service en faisant valoir que les données issues des propositions de rectification n'auraient pas été prises en compte dans les avis d'imposition, qu'il existerait un décalage entre les charges comptabilisées et les charges justifiées en 2017, une faiblesse des charges en 2016 eu égard à l'activité et l'absence de prise en compte de certaines charges au nom de la SASU Carrelage MetA, les requérants, qui supportent la charge de la preuve, ne produisent aucune élément utile à l'appui de leurs allégations susceptible de remettre en cause la reconstitution des chiffres d'affaires des deux sociétés à laquelle le service a procédé.
Sur les pénalités :
13. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; c. 80 % en cas de découverte d'une activité occulte. "
14. D'une part, ainsi qu'il a été dit au point 4, la SASU Carrelage MetA n'a remis en mains propre sa déclaration de bénéfices industriels et commerciaux au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2017 que le 22 novembre 2018, soit postérieurement au délai de 30 jours suivant la mise en demeure qu'elle a réceptionnée le 28 septembre 2018. Par suite, le service a pu légalement appliquer la majoration de 40 % prévue au b de l'article 1728 du code général des impôts sur le montant des droits mis à la charge de M. et Mme B résultant du résultat excédentaire de la SASU Carrelage MetA au titre de l'année 2017.
15. D'autre part, il résulte ce qui a été dit au point 5 que le service a pu à bon droit caractériser l'exercice par la SARL MG Carrelage d'une activité occulte et, en conséquence, retenir la majoration de 80 % prévue au c. de l'article 1728 sur le montant des droits mis à la charge de M. et Mme B résultant du résultat excédentaire de la SARL MG Carrelage au titre de l'année 2016.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à solliciter la décharge en droits et pénalités, des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux restant à leur charge au titre des années 2016 et 2017.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de M. et Mme B tendant à la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales à hauteur de 15 850 euros auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2016
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme B est rejeté
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D B et au directeur régional des finances publiques de la région Auvergne Rhône-Alpes et du département du Rhône.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Collomb, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
Le rapporteur,
L. DelahayeLe président,
J. Segado
La greffière,
N. Renoud-Genty
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026