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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2105214

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2105214

vendredi 24 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2105214
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJU 7ème chambre
Avocat requérantCABINET JENNIFER LEBRUN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I) Par une requête enregistrée le 2 juillet 2021, M. D C, représenté par Me Lebrun, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 13 janvier 2020 et 23 avril 2021 rejetant sa demande d'allocation temporaire d'invalidité ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a été victime d'un premier accident en service le 15 octobre 2021 qui lui a occasionné une fracture déplacée de P3 du 5ème doigt de la main droite ;

- il a été victime d'un deuxième accident de service le 5 février 2019 entraînant une déchirure du triceps sural droit avec persistance de tuméfaction, d'une raideur et d'une claudication ;

- enfin, il a été victime d'un troisième accident de service le 11 mai 2019 entraînant une fracture non déplacée du trapèze du poignet gauche et un traumatisme de la cheville droite, avec persistance d'une raideur d'une diminution de la force de la main gauche, ainsi que des douleurs mécaniques à la cheville droite ;

- il a demandé à bénéficier d'une allocation temporaire d'invalidité qui lui a été refusée au motif que son invalidité était inférieure à 10% ;

- la décision de refus est entachée d'incompétence ;

- l'expertise sur laquelle elle se fonde est lapidaire et non contradictoire ;

- l'expert n'a pas procédé à un examen médical complet ;

- ses conclusions sont contraires à celles de l'expert qu'il a consulté, lequel a retenu un taux de 10% ;

- la commission de réforme n'a pas été saisie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2022 2021, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la décision du 14 décembre 2021 s'est substituée en cours d'instance aux décisions des 13 janvier 2020 et 23 avril 2021 ;

- la décision n'est pas entachée d'incompétence ;

- la commission de réforme s'est prononcée le 13 décembre 2021 ;

- aucune disposition législative ou règlementaire n'impose que l'expertise par le médecin expert de l'administration soit faite en présence d'un médecin désigné par l'agent ;

- le seul point de divergence entre l'expert de l'administration et le médecin consulté par M. C porte sur les séquelles de l'accident de service du 15 octobre 2010, le Dr F évaluant le taux d'IPP à 4 % pour l'auriculaire droit tandis que le Dr E évalue ce taux à 1% ;

- M. C avait été consolidé le 30 août 2011 de son accident de service du 15 octobre 2010 avec une IPP de 2 % pour raideur, gonflement avec enroulement incomplet douloureux de l'auriculaire droit ;

- le Dr F, lors de son examen du 22 février 2021, évalue l'IPP à 4 %, sans pour autant faire part d'une aggravation des séquelles justifiant d'un doublement du taux applicable à cette affection, près de 10 ans après sa consolidation ;

- le Dr E, lors de son examen du 15 avril 2021, note une discrète perte d'extension, une douleur à la flexion contrariée de l'IPD et un enroulement complet de ce doigt ;

- les conclusions du Dr F ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation du taux d'invalidité déterminé par la commission de réforme, qui a chiffré le taux d'IPP résultant de l'accident du 15 octobre 2010 à 1 % en notant une " amélioration des séquelles " ;

- il n'y a donc pas d'erreur manifeste d'appréciation, ni lieu à organiser une nouvelle expertise.

Par un mémoire enregistré le 24 mai 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance fait valoir que n'ayant pas été associé aux décisions, il ne lui appartient pas de présenter des observations et demande à être mis hors de cause.

II) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 février et 23 mars 2022, M. D C, représenté par Me Lebrun, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 14 décembre 2021, rejetant sa demande d'allocation temporaire d'invalidité ;

2°) d'ordonner une expertise pour apprécier les taux d'IPP consécutifs à ses trois accidents de service ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il a été victime d'un premier accident en service le 15 octobre 2021 qui lui a occasionné une fracture déplacée de P3 du 5ème doigt de la main droite ;

- il a été victime d'un deuxième accident de service le 5 février 2019 entraînant une déchirure du triceps sural droit avec persistance de tuméfaction, d'une raideur et d'une claudication ;

- enfin, il a été victime d'un troisième accident de service le 11 mai 2019 entraînant une fracture non déplacée du trapèze du poignet gauche et un traumatisme de la cheville droite, avec persistance d'une raideur d'une diminution de la force de la main gauche, ainsi que des douleurs mécaniques à la cheville droite ;

- il a demandé à bénéficier d'une allocation temporaire d'invalidité qui lui a été refusée au motif que son invalidité était inférieure à 10% ;

- l'avis de la commission de réforme, qui se borne à mentionner des taux d'IPP, est illégal ;

- il n'y a pas eu d'expertise contradictoire ;

- alors que l'administration n'avait pas remis en cause le taux d'IPP reconnu à la suite du premier accident, le Dr E l'a réduit ;

- or son état ne pouvait que s'aggraver, ce qu'a d'ailleurs admis le médecin qu'il a consulté.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2022, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la décision du 14 décembre 2021 s'est substituée en cours d'instance aux décisions des 13 janvier 2020 et 23 avril 2021 ;

- la décision n'est pas entachée d'incompétence ;

- la commission de réforme s'est prononcée le 13 décembre 2021 ;

- aucune disposition législative ou règlementaire n'impose que l'expertise par le médecin expert de l'administration soit faite en présence d'un médecin désigné par l'agent ;

- le seul point de divergence entre l'expert de l'administration et le médecin consulté par M. C porte sur les séquelles de l'accident de service du 15 octobre 2010, le Dr F évaluant le taux d'IPP à 4 % pour l'auriculaire droit tandis que le Dr E évalue ce taux à 1 % ;

- M. C avait été consolidé le 30 août 2011 de son accident de service du 15 octobre 2010 avec une IPP de 2 % pour raideur, gonflement avec enroulement incomplet douloureux de l'auriculaire droit ;

- le Dr F, lors de son examen du 22 février 2021, évalue l'IPP à 4 %, sans pour autant faire part d'une aggravation des séquelles justifiant d'un doublement du taux applicable à cette affection, près de 10 ans après sa consolidation ;

- le Dr E, lors de son examen du 15 avril 2021, note une discrète perte d'extension, une douleur à la flexion contrariée de l'IPD et un enroulement complet de ce doigt ;

- les conclusions du Dr F ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation du taux d'invalidité déterminé par la commission de réforme, qui a chiffré le taux d'IPP résultant de l'accident du 15 octobre 2010 à 1 % en notant une " amélioration des séquelles " ;

- il n'y a donc pas d'erreur manifeste d'appréciation, ni lieu à organiser une nouvelle expertise.

Par un mémoire enregistré le 24 mai 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance fait valoir que n'ayant pas été associé aux décisions, il ne lui appartient pas de présenter des observations et demande à être mis hors de cause.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le décret n° 2001-99 du 31 janvier 2001 portant modification du décret n° 68-756 du 13 août 1968 pris pour l'application de l'article L. 28 (3e alinéa) du code des pensions civiles et militaires de retraite

- le décret n°60-1089 du 6 octobre 1960 portant règlement d'administration publique pour l'application des dispositions de l'article 23 bis de l'ordonnance n° 59-244 du 4 février 1959 relative au statut général des fonctionnaires ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés par l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Wolf, présidente honoraire,

- les conclusions de M. Arnould, rapporteur public,

- et les observations de Me Bouet, avocat de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, né en le 28 avril 1965, est commandant de police. Il a été victime d'un premier accident en service le 15 octobre 2010 (et non 15 octobre 2021) qui lui a occasionné une fracture déplacée de la troisième phalange du 5ème doigt de la main droite, d'un deuxième accident de service le 5 février 2019 entraînant une déchirure du triceps sural droit, enfin d'un troisième accident de service le 11 mai 2019 entraînant une fracture non déplacée du trapèze du poignet gauche et un traumatisme de la cheville droite. Le 8 juillet 2019, il a présenté une demande en vue d'obtenir une allocation temporaire d'invalidité.

2. M. C a rencontré plusieurs médecins assermentés et a lui-même consulté le 22 février 2021 un " médecin conseil de victime ". Le désaccord entre les différents médecins consultés porte exclusivement sur les séquelles de l'accident du 15 octobre 2010, qui selon ces avis médicaux va de 0% à 4%. Se fondant sur l'avis d'un premier médecin assermenté, qui retenait un taux de 0%, puis l'avis en date du 15 avril 2021 d'un second médecin assermenté, le Dr E, rhumatologue, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est a rejeté les 13 janvier 2020 et 23 avril 2021 la demande d'allocation temporaire d'invalidité présentée par M. C, le total des taux d'IPP consécutifs aux trois accidents étant inférieur à 10%. Puis, à la suite, de l'avis de la commission de réforme en date du 13 décembre 2021, dont le sens était identique aux conclusions du Dr E, il a pris une nouvelle décision le 14 décembre 2021, rejetant à nouveau la demande de M. C.

3. Les requêtes de ce dernier, qui sont relatives à une même situation et ont fait l'objet d'une instruction commune, doivent être jointes pour qu'il y soit statué par une seule décision.

4. En outre, la décision du 14 décembre 2021, s'est substituée à celles des 13 janvier 2020 et 23 avril 2021. Par suite, il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions et moyens dirigés contre ces premières décisions.

Sur les conclusions du ministre de l'économie, des finances et de la relance tendant à être mis hors de cause :

5. Aux termes de l'article 65 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 p. 100 ou d'une maladie professionnelle peut prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement. () ". Aux termes de l'article 3 du décret n°60-1089 modifié du 6 octobre 1960 : " La réalité des infirmités invoquées par le fonctionnaire, leur imputabilité au service, les conséquences ainsi que le taux d'invalidité qu'elles entraînent sont appréciées par la commission de réforme prévue à l'article L. 31 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le pouvoir de décision appartient dans tous les cas au ministre dont relève l'agent et au ministre de l'économie, des finances et du budget ".

6. Selon l'article 3 précité du décret n°60-1089 modifié du 6 octobre 1960, le pouvoir d'accorder une allocation temporaire d'invalidité appartient dans tous les cas au ministre dont relève l'agent et au ministre de l'économie, des finances et du budget. Par suite, le jugement de la requête de M. C doit être rendu au contradictoire du ministre de l'économie, des finances et de la relance, lequel ne doit donc pas être mis en cause.

Sur les conclusions de M. C :

7. Par arrêté du 12 octobre 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes, le préfet de zone a délégué sa signature à Mme A, directrice adjointe des ressources humaines du SGAMI Sud Est, pour signer les actes relevant de la compétence du SGAMI en l'absence de la directrice des ressources humaines. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision, signée de Mme A, refusant de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité serait entachée d'incompétence, faute d'être signée par le préfet de zone, doit être écarté comme manquant en fait.

8. En deuxième lieu, M. C invoque une irrégularité de l'avis rendu par la commission de réforme, qui, sans expertise contradictoire, se serait bornée à confirmer les taux d'IPP retenus par le Dr E lors de son expertise du 15 avril 2021. Toutefois, M. C était présent lors de cet examen médical et aucune disposition législative ou règlementaire n'impose la présence d'une autre partie lors de l'examen par un médecin assermenté. La circonstance que la commission de réforme, qui selon son procès-verbal a pris connaissance de la situation de M. C, a retenu les mêmes taux d'IPP pour chacun des accidents de service qu'il a subis, n'est pas constitutive d'une irrégularité. Enfin, la commission de réforme a motivé son avis défavorable à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité par le taux d'IPP retenu pour chaque séquelle et le taux global d'IPP dont reste affecté M. C.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du décret du 6 octobre 1960 : " L'allocation temporaire d'invalidité est accordée pour une période de cinq ans. A l'expiration de cette période, les droits du fonctionnaire font l'objet d'un nouvel examen dans les conditions fixées à l'article 3 ci-dessus et l'allocation est attribuée sans limitation de durée, sous réserve des dispositions des alinéas suivants et de celles de l'article 6, sur la base du nouveau taux d'invalidité constaté ou, le cas échéant supprimée. / Postérieurement, la révision des droits des fonctionnaires dans les conditions précitées peut intervenir sur demande de l'intéressé formulée au plus tôt cinq ans après le précédent examen. / La date d'effet de cette révision est fixée à la date du dépôt de la demande. / Toutefois, en cas de survenance d'un nouvel accident ouvrant droit à allocation, et sous réserve qu'une demande ait été formulée dans les délais prescrits à l'article 1er, il est procédé à un nouvel examen des droits du requérant compte tenu de l'ensemble des infirmités. Une nouvelle allocation est éventuellement accordée, en remplacement de la précédente, pour une durée de cinq ans, avec une date de jouissance fixée conformément à l'article 4 et les droits du fonctionnaire sont ultérieurement examinés ou révisés dans les conditions prévues aux alinéas ci-dessus ".

10. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit que l'administration a procédé à l'examen des droits de M. C à l'allocation temporaire d'invalidité, dont il a demandé l'attribution, au regard de l'ensemble des infirmités qu'il présentait à la date de consolidation de son troisième accident de service. Ces dispositions ne faisaient, en tout état de cause, pas obstacle à ce que le taux d'IPP consécutif à l'accident du 15 octobre 2010 soit réévalué.

11. M. C conteste le taux d'IPP de 1% retenu par la décision du 14 décembre 2021 pour les séquelles afférentes à l'accident du 15 octobre 2010, qu'il présentait à l'auriculaire à la date d'examen de sa demande d'allocation temporaire d'invalidité, en se prévalant de l'avis émis par le médecin conseil des victimes qui a retenu un taux de 4%. Il affirme, sans l'expliquer, que cette infirmité évaluée à 2% lors de la consolidation de son état le 30 août 2011, alors que son auriculaire présentait une raideur, des douleurs et un enroulement incomplet, n'a pu que s'aggraver.

12. Le Dr B lors de l'examen de M. C le 2 octobre 2019 avait constaté un cal osseux au niveau des phalanges, mais pas de douleur et un enroulement complet. Le Dr F, qui exerce comme conseil des victimes, a retenu des douleurs et un enroulement incomplet. Il estimait que compte tenu des désaccords entre médecins, il fallait une nouvelle expertise. Le Dr E, médecin expert, qui a examiné M. C le 15 avril 2021, postérieurement au Dr F, a constaté que l'enroulement de l'auriculaire était complet, mais qu'il existait un déficit de 10% à l'extension, justifiant une IPP de 1%. Ce taux, concernant l'auriculaire droit, alors que M. C est gaucher contrarié, et ne présente pas de raideur de ce doigt, n'est pas entaché d'erreur d'appréciation.

13. Il suit de là, et sans qu'il soit besoin de recourir à une expertise judiciaire, que c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que l'administration a estimé que l'IPP présentée par M. C au niveau de l'auriculaire était de 1% et que compte tenu de ses autres infirmités, son taux global d'IPP restait inférieur à 10%.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. C ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais du litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance, à verser à M. C.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C au ministre de l'intérieur et au ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.

La magistrate désignée,

A. WolfLa greffière,

F. Faure

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et au ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

2-2200805

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