mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2105375 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | GUERIN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrés les 6 juillet 2021 sous le n° 2105375 et un mémoire, enregistré le 26 octobre 2022, Mme C D, représentée par Me Guérin, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la décision du 5 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a rejeté son recours administratif préalable obligatoire du 18 février 2021 formé à l'encontre de la décision du 2 février 2021 mettant à sa charge la somme de 5 091,80 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er février 2020 au 31 janvier 2021et de la décharger de l'obligation de payer cet indu ;
2°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise totale de sa dette ;
3°) de mettre à la charge du département de la Loire le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Guérin renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- la décision du 5 mai 2021 est entachée d'incompétence ;
- elle n'est pas suffisamment motivée, dès lors qu'elle ne précise pas le détail de chacun des indus qui lui ont été notifiés ;
- la mention de la date d'arrivée au foyer de son fils B résulte d'une incompréhension de sa part ;
- elle est de bonne foi et sa situation financière ne lui permet pas de rembourser la dette.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2021, le département de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la décision du 2 février 2021 sont irrecevables dès lors que la décision du 5 mai 2021 s'est substituée à cette décision ;
- la demande de remise de sa dette de revenu de solidarité active est en cours d'instruction ;
- la requérante ne disposait pas d'un droit au revenu de solidarité active, dès lors qu'elle ne justifiait pas du bénéfice d'un titre de séjour l'autorisant à travailler depuis au moins cinq ans ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 septembre 2021.
Par un courrier du 26 octobre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge et d'annulation de la décision du 5 mai 2021 du président du département de la Loire, en tant qu'elle portent sur un indu de revenu de solidarité active excédant la somme de 1 018,36 euros pour la période du 1er février 2020 au 31 janvier 2021, dès lors que postérieurement à l'introduction de la requête, l'indu a été ramené à cette somme.
II. Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2021 sous le n° 2109448, et un mémoire, enregistré le 26 octobre 2022, Mme C D, représentée par Me Guérin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire lui a seulement accordé une remise partielle de 4 073,44 euros sur sa dette de revenu de solidarité active d'un montant initial de 5 091,80 euros, laissant ainsi à sa charge une somme de 1 018,36 euros ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ladite somme ;
3°) de lui accorder une remise totale de sa dette ;
4°) de mettre à la charge du département de la Loire le versement, à son conseil, d'une somme de 900 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que Me Guérin renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- elle est de bonne foi, ce qui n'a pas été remis en cause par le département ;
- sa situation financière ne lui permet pas de rembourser la dette restant à sa charge.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, le département de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la situation de Mme D, dont la bonne foi n'est pas contestée, ne justifie pas qu'une remise supplémentaire lui soit accordée.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2105375 et 2109448 sont relatives à la situation d'une même allocataire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un jugement commun.
2. Mme D a été bénéficiaire du revenu de solidarité active majoré dans le département de la Loire à compter du 1er février 2020, sur la base d'une déclaration dans laquelle elle indiquait assumer seule la charge de son fils depuis le 23 octobre 2019. A la suite de la modification de la date d'arrivée au sein du foyer de son fils, la caisse d'allocations familiales de la Loire lui a, par un courrier du 2 février 2021, demandé le reversement d'une somme de 9 953,99 euros correspondant à des indus de prime d'activité, d'un montant de 4 862,19 euros, et de revenu de solidarité active majoré, d'un montant de 5 091,80 euros, constitués sur la période du 1er février 2020 au 31 janvier 2021. Par un recours administratif préalable obligatoire du 18 février 2021, adressé au président du conseil départemental, Mme D a contesté le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active majoré et sollicité une remise de dette. Par des décisions des 5 mai et 27 septembre 2021, le président du conseil départemental de la Loire a successivement rejeté le recours de Mme D contre l'indu et lui a accordé une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active à hauteur de 4 073,44 euros, laissant ainsi à sa charge une somme de 1 018,36 euros. Mme D demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête n° 2105375, le président du département de la Loire a, par une décision du 27 septembre 2021, accordé à la requérante une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active, à hauteur de 4 073,44 euros, laissant à sa charge la somme de 1 018,36 euros. Par suite, les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la requête n° 2105375 sont devenues sans objet en ce qu'elles excèdent la somme de 1 018,36 euros.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
4. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.
En ce qui concerne la régularité de l'indu :
5. En premier lieu, la décision du 5 mai 2021 a été signée par Mme F E, adjointe au directeur administratif et financier, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté du président du conseil départemental de la Loire, en date du 19 avril 2021, régulièrement publié le lendemain. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. La décision contestée mentionne la prise en compte, dans le calcul des droits de la requérante, d'une date erronée s'agissant de l'arrivée de son fils au sein du foyer, ainsi que la période de perception indue, du 1er février 2020 au 31 janvier 2021. La nature et le montant de la prestation concernée par l'indu, sont en outre précisés dans la décision contestée. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée au regard des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :
8. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 262-4 de ce code : " Le bénéfice du revenu de solidarité active est subordonné au respect, par le bénéficiaire, des conditions suivantes : () 2° Etre français ou titulaire, depuis au moins cinq ans, d'un titre de séjour autorisant à travailler. Cette condition n'est pas applicable : () b) Aux personnes ayant droit à la majoration prévue à l'article L. 262-9, qui doivent remplir les conditions de régularité du séjour mentionnées à l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale ; () ". Aux termes de l'article L. 262-9 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné au 2° de l'article L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants (). A durée de la période de majoration est prolongée jusqu'à ce que le dernier enfant ait atteint un âge limite. / Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-2 du même code : " La durée maximale pendant laquelle la majoration du montant forfaitaire mentionnée à l'article L. 262-9 est perçue est de douze mois. Pour bénéficier de cette durée maximale, la demande doit être présentée dans un délai de six mois soit à compter de la date à laquelle une personne isolée commence à assumer la charge effective et permanente d'un enfant ou, pour les femmes enceintes, à la date de la déclaration de grossesse, soit à compter de la date à laquelle une personne ayant un ou plusieurs enfants doit, du fait qu'elle devient isolée, en assumer désormais la charge effective et permanente. Au-delà de ce délai, la durée de service de l'allocation majorée est réduite à due proportion. / Toutefois, cette durée de douze mois est prolongée jusqu'à ce que le plus jeune enfant à charge ait atteint l'âge de trois ans. Cette disposition s'applique même si le parent isolé n'a assumé la charge de l'enfant qu'après la date à laquelle les conditions d'ouverture du droit à l'allocation ont été réunies. ".
9. En l'espèce, l'indu de revenu de solidarité active majoré contesté a pour origine la prise en compte d'une date erronée s'agissant de l'arrivée du fils de la requérante au sein du foyer familial, Mme D ayant été attributaire du revenu de solidarité active en qualité de personne isolée sur la base d'une déclaration dans laquelle elle avait indiqué que son fils était arrivé au foyer le 23 octobre 2019. Pour contester le bien-fondé de cet indu, la requérante soutient que la date déclarée dans la rubrique " date d'arrivée au foyer " résulte d'une incompréhension, dès lors qu'elle a indiqué la date à laquelle son fils est arrivé au sein du foyer, entendu comme la structure d'accueil, dans laquelle ils étaient tous deux hébergés. Elle fait valoir en outre qu'elle vit avec son fils depuis leur arrivée en France en 2013, qu'elle est veuve depuis 2014 et que ce n'est qu'à compter de la régularisation de son titre de séjour qu'elle a pu assumer la prise en charge effective et permanente de son fils. Toutefois, il résulte de l'instruction que Mme D, mère d'un enfant né le 14 juin 1999 et veuve depuis le 29 août 2014, s'est retrouvée en situation de personne isolée, ayant seule la charge effective et permanente de son fils à compter de cette même date et n'a déposé une demande de revenu de solidarité active que le 12 février 2020, soit près de six ans après ce changement de situation, alors que les dispositions précitées prévoient que la demande doit être présentée dans un délai de six mois soit à compter de la date à laquelle une personne isolée commence à assumer la charge effective et permanente d'un enfant. Dans ces circonstances, la caisse d'allocations familiales de la Loire était fondée, après rectification de la date d'arrivée de son fils au sein du foyer, à mettre à sa charge l'indu de revenu de solidarité active majoré en litige.
10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le département, que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a rejeté son recours contre l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête, et, par voie de conséquence, celles aux fins de décharge, doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins de remise de dette :
11. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".
12. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
13. Il résulte des documents produits par la requérante, qui vit seule avec son fils né le 14 juin 1999, qu'ils sont dépourvus de toutes ressources. Ainsi, bien que l'intéressée ne justifie d'aucune charge, dès lors notamment qu'elle est hébergée par l'association Entraide Pierre Valdo, Mme D, qui est de bonne foi, établit se trouver, dans les circonstances particulières de l'espèce, dans une situation de précarité telle qu'il ne pourrait lui être demandé de rembourser la somme due, d'un montant de 1 018,36 euros après remise gracieuse de 4 073,44 euros de sa dette.
14. Il résulte de ce qui précède que Mme D est fondée à demander, d'une part, l'annulation de la décision du 27 septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire lui a seulement accordé une remise partielle de sa dette et, d'autre part, une remise totale de sa dette.
Sur les conclusions relatives aux frais liés au litige :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des requêtes n° 2105375 et n° 2109448 présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2105375 aux fins d'annulation et de décharge de l'indu de revenu de solidarité active majoré d'un montant de 5 091,80 euros (cinq mille quatre-vingt-onze euros et quatre-vingts centimes), en tant qu'elles excèdent la somme de 1 018,36 euros (mille dix-huit euros et trente-six centimes).
Article 2 : La décision du 27 septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a seulement accordé à Mme D une remise partielle de sa dette est annulée.
Article 3 : Une remise totale de dette de revenu de solidarité active majoré, d'un montant de 1 018,36 euros (mille-dix-huit euros et trente-six centimes), est accordée à Mme D.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au département de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
La magistrate désignée,
V. VACCARO-PLANCHETLa greffière,
S. RIVOIRE
La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2105375 - 2109448
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026