mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2106002 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP REFFAY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 24 janvier 2022, le juge des référés a, sur la requête n° 2106002 du centre communal d'action sociale de Saint-Georges-de-Reneins, représenté par Me Antoine, prescrit une expertise confiée à M. A B, expert, relative aux désordres affectant la toiture de l'EHPAD Les Jardins d'Anne.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 17 juin 2022, la société Axa France Iard, représentée par Me Matineu, demande au juge des référés :
1°) de faire droit à sa demande d'intervention volontaire ;
2°) de déclarer les opérations d'expertise communes et opposables à la société QBE Europe en qualité d'assureur de la société Etanchéité de l'Arsenal.
Elle soutient que :
- ayant été l'assureur de la société Etanchéité de l'Arsenal du 1er juillet 2010 au 1er janvier 2015, elle a tout intérêt à participer aux opérations d'expertise ;
- à la date de la première réclamation relatives aux désordres, le 11 août 2020, la société Etanchéité de l'Arsenal était assurée auprès de la société QBE Europe et il est donc essentiel que celle-ci participe également aux opérations d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 29 juin 2022, la société QBE Europe, représentée par la SCP Reffay et Associés, demande au juge des référés de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à l'extension sollicitée à son égard, sous toutes réserves de garantie faute de connaître les éléments essentiels du litige au stade de sa mise en cause.
Par un courrier, enregistré le 15 juillet 2022, M. A B, expert, déclare que la mise en cause des sociétés Axa France Iard et QBE Europe apparait utile dans la mesure où les travaux réalisés par la société Etanchéité de l'Arsenal ne sont pas conformes.
La demande a été régulièrement communiquée aux sociétés Etanchéité de l'Arsenal, AU.M D et Energy qui n'ont pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C, première vice-présidente, en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. Par une ordonnance du 24 janvier 2022, le juge des référés a, sur la demande du centre communal d'action sociale de Saint-Georges-de-Reneins, prescrit une expertise confiée à M. A B, expert, en vue de déterminer l'origine, la nature, l'importance des désordres affectant la toiture de l'EHPAD Les Jardins d'Anne, de déterminer la nature des travaux susceptibles d'y remédier ainsi que leur coût, et d'apporter tous éléments utiles aux fins de déterminer les responsabilités encourues.
3. La demande de la société Axa France Iard tend à ce que la mission d'expertise lui soit étendue ainsi qu'à la société QBE Europe, au motif que leur garantie d'assurance est susceptible d'être engagée en tant qu'assureurs de la société Etanchéité de l'Arsenal. Par ailleurs, M. A B, expert, demande à ce que les sociétés Axa France Iard et QBE Europe soient mises en cause. Dans ces circonstances, il y a lieu d'étendre les opérations aux sociétés Axa France Iard et QBE Europe.
4. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de déclarations, de réserves ou d'intentions. Par suite, les conclusions de la société QBE Europe tendant à ce qu'il lui soit donné acte de ses réserves de garantie sont rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : Les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance n° 2106002 du 24 janvier 2022 susvisée sont étendues aux sociétés Axa France Iard et QBE Europe, toutes deux en qualité d'assureur de la société Etanchéité de l'Arsenal, tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés. L'expert leur communiquera les résultats de ses constatations, les invitera à formuler leurs observations et la convoquera à toutes les réunions ultérieures.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la société QBE Europe est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au centre communal d'action sociale de Saint-Georges-de-Reneins, aux sociétés Etanchéité de l'Arsenal, AU.M D, Energy, Axa France Iard et QBE Europe, et à l'expert.
Fait à Lyon, le 19 juillet 2022.
Le juge des référés,
S. C
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026