lundi 22 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2108236 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement les 18 octobre 2021, 21 avril 2022 et 20 juin 2022, Mme B C, représentée par la Selarl DBKM avocats (Me Moutoussamy), demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- la décision implicite par laquelle le président de la métropole de Lyon a confirmé la décision mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 361,59 euros, révélée par l'avis des sommes à payer du 2 mars 2021 ;
- l'avis des sommes à payer émis le 2 mars 2021 par lequel le président de la métropole de Lyon l'a constituée débitrice de la somme de 9 361,59 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active, constitué sur la période du 1er août 2013 au 29 février 2016 ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ledit indu ;
3°) de condamner la métropole de Lyon à lui rembourser les sommes de 254,21 euros, 5 041,59 euros et 440,09 euros saisies sur son compte bancaire ;
4°) d'enjoindre à la métropole de Lyon de lui rembourser les montants prélevés dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Elle soutient que :
- le titre exécutoire en litige a été émis par le directeur des finances dont il n'est pas établi qu'il disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- le bordereau des titres n'a pas été signé par lui et ne comporte pas la mention des nom, prénom et qualité comme l'exige l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- le titre ne comporte pas la mention des bases de la liquidation ;
- la décision mettant à sa charge un indu a été prise en violation des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, dès lors qu'elle n'a pas été informée de l'exercice effectif du droit de communication par l'agent de contrôle ;
- les modalités et bases de liquidation de l'indu ne sont pas précisées ;
- l'indu n'est fondé ni dans son principe, ni dans son montant ;
- sa créance est prescrite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2022, la métropole de Lyon, représentée par la SCP Carnot avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
Par un courrier du 3 juin 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision implicite du président de la métropole de Lyon confirmant l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C, le recours préalable ayant été introduit tardivement, dès lors que Mme C avait connaissance de la décision d'indu depuis le 25 février 2019 au plus tard.
Des observations en réponse à cette information ont été enregistrées pour Mme C le 20 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Soubié, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soubié, première conseillère,
- et les observations de Me Litzler, substituant Me Prouvez, représentant la métropole de Lyon.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans la métropole de Lyon. Suite à un contrôle diligenté par un agent assermenté, effectué les 30 novembre et 15 décembre 2015, la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a, par courrier du 26 août 2016, demandé le reversement d'une somme de 12 141,88 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active " socle " constitué sur la période s'étendant du 1er août 2013 au 29 février 2016. Par un recours administratif préalable du 1er avril 2021, adressé au président de la métropole de Lyon, Mme C a contesté le bien-fondé de l'indu. Ce recours a été rejeté implicitement. Le 2 mars 2021, le président de la métropole de Lyon a émis un titre exécutoire pour le recouvrement de la créance de Mme C. Cette dernière demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision d'indu :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ". Aux termes de l'article R. 262-88 du même code : " Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée. Il motive sa réclamation (). ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (). ". Toutefois, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans une telle hypothèse, si le non respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par les textes applicables, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. Sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, ce délai ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre exécutoire ou, à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.
4. S'il ne résulte pas de l'instruction la date précise à laquelle Mme C s'est vu notifier l'indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er août 2013 au 29 février 2016, il résulte de l'instruction qu'elle a formé un recours contentieux enregistré le 25 février 2019 à l'encontre d'un titre exécutoire émis pour son recouvrement. Ainsi, Mme C avait connaissance de l'indu au plus tard à la date du 25 février 2019 et il lui appartenait à cette date de contester la décision d'indu. Ainsi, le recours préalable introduit le 1er avril 2021 suite à l'émission d'un nouvel avis des sommes à payer pour le recouvrement de cet indu, pour l'exécution d'un jugement du tribunal du 31 décembre 2020, n'a pas permis à Mme C de conserver le délai de recours contentieux contre la décision d'indu. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision implicite du président de la métropole de Lyon sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge de l'obligation de payer :
En ce qui concerne la régularité du titre :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'émission du titre en litige : " () 4° Une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable sous pli simple. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation / () ". Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif adressé au redevable doit mentionner les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de l'émetteur.
6. Mme C fait valoir que le bordereau des titres n'est pas signé et ne comporte pas la mention des nom, prénom et qualité comme l'exige l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Toutefois, d'une part, le bordereau en cause comporte la mention " Bruno A, directeur des finances ". D'autre part, ce titre a été signé électroniquement. Par suite, le moyen sera écarté.
7. Si Mme C conteste la compétence de M. A, directeur des finances, pour émettre un titre exécutoire, il résulte de l'instruction que celui-ci disposait d'une délégation en vertu d'une décision du 12 mai 2021 régulièrement publiée par affichage dans les locaux de la métropole de Lyon pour signer les bordereaux-journaux de dépenses et recettes, notamment les avis des sommes à payer. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
8. Tout titre de perception doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il a été émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur. En l'espèce, le titre exécutoire contesté se borne à mentionner en objet " INDU RSA - INK - 01/08/2013 AU 29/02/2016 " et un montant de 9 361,59 euros et ne comporte ainsi pas une précision suffisante des bases de liquidation de la créance pour le recouvrement duquel il a été émis. Cependant, il résulte de l'instruction que préalablement à l'émission de ce titre exécutoire et dans le cadre du précédent recours contentieux relatif au recouvrement de l'indu en litige, Mme C a été destinataire d'une lettre du 25 mars 2019 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône informait la métropole de Lyon des modalités de calcul de l'indu. Le titre mentionne un " retitrage " du 2 mars 2021 et fait mention d'un " jugement ". Dès lors que le titre contesté se réfère nécessairement à la précédente procédure juridictionnelle, il doit être regardé comme comportant une indication suffisante des bases de liquidation. Le moyen doit donc être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :
9. Il résulte des articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qu'une décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active prise par le président du conseil départemental, ou par délégation de celui-ci, ne peut, à peine d'irrecevabilité, faire l'objet d'un recours contentieux sans qu'ait été préalablement exercé un recours administratif auprès de cette autorité. Toutefois, alors même que la décision prise par le président du conseil départemental confirmant l'indu de revenu de solidarité active réclamé à l'intéressé serait, à la date de l'introduction d'une requête devant le tribunal administratif devenue définitive, l'intéressé reste recevable, dans le délai prévu par le 2° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, à contester le bien-fondé de la créance du département à l'appui de ses demandes tendant à l'annulation des titres exécutoires émis pour son recouvrement.
10. Aux termes de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.() ". Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 10° Des prestations en nature dues au titre des assurances maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles ou au titre de l'aide médicale de l'Etat ; () 12° De l'indemnité en capital attribuée à la victime d'un accident du travail prévue à l'article L. 434-1 du code de la sécurité sociale ; () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation ; (). ". Aux termes de l'article R. 262-14 du même code : " Sur décision individuelle du président du conseil départemental au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer. ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. () ". Il résulte de ces dispositions que, pour déterminer ses droits au revenu de solidarité active, le demandeur doit déclarer l'ensemble des ressources perçues par lui-même et par toutes les personnes composant le foyer.
11. L'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C a pour origine la prise en compte, au titre de ses ressources, de revenus qu'elle a omis de déclarer. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Rhône le 1er mars 2016, que Mme C n'a pas déclaré les indemnités d'accident du travail perçues, la pension de réversion de son époux, l'intégralité des revenus de ses enfants, les sommes créditées sur ses comptes bancaires par sa fille et justifiés par un lien avec des amendes impayées ainsi que les intérêts procurés par son livret A. Aucun de ces revenus n'est exclu du calcul du revenu de solidarité active. Par suite, Mme C n'est pas fondée à contester le bien-fondé de la créance de la métropole de Lyon.
12. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. / La prescription est interrompue par une des causes prévues par le code civil. L'interruption de la prescription peut, en outre, résulter de l'envoi d'une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, quels qu'en aient été les modes de délivrance () ". La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative.
13. Aux termes de l'article L. 2224 du code civil : " Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ", ce délai de prescription de cinq ans de droit commun étant applicable en l'absence d'une prescription spéciale d'action de récupération. Il résulte de ces dispositions que le délai de prescription prévu à l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles court à compter du paiement de la prestation, seule l'existence d'une fraude ou de fausses déclarations étant de nature à faire obstacle à l'application de la prescription biennale prévue à cet article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles et à reporter, à la date de découverte de celles-ci, le point de départ de la prescription de l'action en répétition de l'indu.
14. Mme C se prévaut de la prescription de la créance d'indu de revenu de solidarité active, compte tenu de la date d'émission du titre exécutoire. Il résulte de l'instruction que l'indu est fondé sur une absence de déclaration auprès de la caisse d'allocations familiales du Rhône par Mme C d'une partie de ses revenus, de sommes versées en espèce sur son compte bancaire et de sommes placées. Mme C a fait l'objet d'une sanction en raison du caractère frauduleux des omissions, par une décision non contestée du 26 août 2016. Enfin, la prescription a été interrompue par les recours contentieux exercés. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la prescription de sa créance.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et de décharge de l'obligation de payer doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. La requérante demande qu'il soit enjoint à la métropole de Lyon de lui rembourser les sommes prélevées pour le remboursement de sa dette. Toutefois, compte tenu des motifs du présent jugement, ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin de remboursement des sommes prélevées :
17. La requérante demande la condamnation de la métropole de Lyon de lui rembourser les sommes prélevées sur son compte les 18 février 2019 et 12 avril 2019. Toutefois, ces sommes ont été prélevées avant l'édiction du titre exécutoire en litige. Ces conclusions sont sans lien avec le présent litige et ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la métropole de Lyon et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2022.
La magistrate désignée,
A.-S. SoubiéLa greffière,
C. Delmas
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026