mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2108841 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | MOUTOUSSAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 novembre 2021 et un mémoire (non communiqué) du 5 septembre 2022, Mme A C, représentée par la SCP DBKM avocats (Me Moutoussamy), demande au Tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 1er septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Rhône a confirmé la décision du 20 octobre 2020 mettant à sa charge une somme de 4 843,71 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active " majoré " constitué sur les périodes du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018, du 1er avril 2018 au 31 juillet 2018 et du 1er mars 2019 au 30 avril 2019 et une somme de 5 389,98 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active " socle " constitué sur les périodes du 1er février 2018 au 31 mars 2018, du 1er mai 2019 au 31 janvier 2020 et du 1er mai 2020 au 31 juillet 2020 ;
3°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer lesdits indus ;
4°) d'enjoindre au département du Rhône de lui restituer les sommes prélevées dans le cadre du remboursement des indus dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement ;
5°) de mettre à la charge du département du Rhône le versement à son conseil de la somme de 1 224 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Mme C soutient que :
- la créance du département antérieure au 20 octobre 2018 est prescrite ;
- la procédure est irrégulière, faute pour elle d'avoir pu faire valoir ses observations dans le cadre du recours administratif préalable ;
- l'agent qui a procédé au contrôle n'était ni agréé ni assermenté ;
- le conseil départemental s'est illégalement abstenu de consulter la commission de recours amiable sur son recours préalable ;
- elle a déclaré les séparations successives avec son époux et n'a pas fraudé.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mars 2022, le département du Rhône conclut au rejet de la requête.
Le département du Rhône soutient que :
- la créance en litige n'est pas prescrite, compte tenu des fausses déclarations de Mme C ;
- la requérante a été informée de l'exercice du droit de communication ;
- la procédure contradictoire a bien été respectée dans l'examen du recours préalable obligatoire ;
- l'agent ayant procédé au contrôle était bien agréé et assermenté ;
- la consultation de la commission de recours amiable sur le recours de Mme C n'était pas obligatoire ;
- l'indu est fondé par l'absence de déclaration de différents revenus perçus par la requérante ;
- la requérante a eu une communauté de vie avec M. C à plusieurs reprises, tout en se déclarant séparée.
Le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle de Mme C le 10 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Soubié, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été allocataire du revenu de solidarité active dans le département du Rhône. A la suite d'un contrôle à son domicile réalisé par un agent de la caisse d'allocations familiales du Rhône le 12 février 2020, elle s'est vu notifier un indu de revenu de solidarité active majoré d'un montant de 4 843,71 euros constitué sur les périodes du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018, du 1er avril 2018 au 31 juillet 2018 et du 1er mars 2019 au 30 avril 2019 et d'un montant 5 398,98 euros constitué sur les périodes du 1er février 2018 au 31 mars 2018, du 1er mai 2019 au 31 janvier 2020 et du 1er mai 2020 au 31 juillet 2020. Mme C demande au tribunal d'annuler la décision du 1er septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Rhône a confirmé la décision d'indu du 20 octobre 2020 et de la décharger de l'obligation de payer les sommes mises à sa charge.
Sur l'admission à titre provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Le bureau d'aide juridictionnelle ayant rejeté la demande d'aide présentée par Mme C par une décision du 10 décembre 2021, il n'y a pas lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Les modalités d'examen du recours sont définies par décret en Conseil d'Etat (). ". Aux termes de l'article R. 262-89 du même code : " Sauf lorsque la convention mentionnée à l'article L. 262-25 en dispose autrement, ce recours est adressé par le président du conseil départemental pour avis à la commission de recours amiable mentionnée à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. Dans les cas prévus dans la convention mentionnée à l'article L. 262-25 dans lesquels la commission de recours amiable n'est pas saisie, le président du conseil départemental statue, dans un délai de deux mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. Cette décision est motivée. ".
4. D'une part, la consultation préalable de la commission de recours amiable en matière de contestations relatives au revenu de solidarité active est prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles sauf lorsque la convention de gestion conclue entre la caisse d'allocations familiales et le département en dispose autrement, en application de l'article R. 262-89 précité du même code. Les dispositions susmentionnées de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles ne font pas obstacle à ce qu'une convention de gestion exclut la consultation de la commission de recours amiable. En l'espèce, en vertu de la convention de gestion du revenu de solidarité active conclue le 21 novembre 2016 entre le département du Rhône et la caisse d'allocations familiales du Rhône, les contestations relatives au bien-fondé de l'indu et les demandes de remises de dettes de revenu de solidarité active sont dispensées d'un avis de la commission de recours amiable. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure faute pour la commission de recours amiable d'avoir été régulièrement saisie.
5. D'autre part, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière a été prise pour son application ou y trouve sa base légale. En l'espèce, la décision par laquelle le président du conseil départemental du Rhône a confirmé l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C ne constitue un acte pris pour l'application des dispositions de la convention conclue entre le département du Rhône et la caisse d'allocations familiales du Rhône le 21 novembre 2016, en application de l'article L. 262-25 du code de l'action sociale et des familles relatives à la saisine de la commission de recours amiable, lesquelles ne constituent pas davantage sa base légale. Dans ces conditions, Mme C ne peut utilement invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité des dispositions de la convention de gestion, à l'encontre de la décision confirmant l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge.
6. Aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou par arrêté du ministre chargé de l'agriculture confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire. (). ".
7. L'allégation selon laquelle l'agent chargé du contrôle ne serait pas agréé et assermenté est contredite par la copie, produite en défense, de la décision d'agrément du 28 juillet 2016 et du procès-verbal de prestation de cet agent du 16 novembre 2015.
8. Il résulte de l'instruction que l'intéressée a été informée des déclarations erronées relatives à sa situation familiale relevées lors du contrôle. Le rapport d'enquête établi par l'agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Rhône fait état de ce que la requérante a été invitée à justifier de sa situation familiale, ce qu'elle n'a pas fait avant l'établissement du rapport. Il résulte en outre de l'instruction qu'à l'issue de l'enquête, l'allocataire a été informée de son droit d'apporter toutes précisions, modifications ou rectifications, par tout moyen, ou de contester le rapport. Enfin, le rapport de contrôle a été communiqué à Mme C par un courrier notifié le 20 juillet 2020, l'invitant à faire valoir ses observations. Elle a ainsi été mise en mesure de s'expliquer sur les éléments relevés pour établir une communauté de vie lors de la procédure contradictoire mise en œuvre à l'issue du contrôle effectué à son domicile. Si la requérante n'a pas présenté des observations écrites au cours de cette procédure comme la possibilité lui en a été offerte, elle a pu faire valoir ses observations dans le cadre du recours préalable obligatoire qu'elle a formé contre la décision d'indu de revenu de solidarité active. Ainsi, la requérante a été informée de l'ensemble des éléments connus et pris en compte par la caisse d'allocations familiales, quand bien même elle n'aurait pas obtenu de réponse à sa demande de communication de son dossier. Dès lors, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la procédure suivie pour l'examen de son recours préalable aurait méconnu le principe du contradictoire.
9. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. ". L'article L. 262-3 du code précité dispose que : " La fraction des revenus professionnels des membres du foyer et le montant forfaitaire mentionné au 2°de l'article L. 262-2 sont fixés par décret. (). L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active (). ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.() ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments.(). ". Enfin, aux termes de l'article 515-8 du code civil : " Le concubinage est une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple. ".
10. Il résulte de ces dispositions que, pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue.
11. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité contesté a pour origine la révision des droits de Mme C à la suite de la modification des ressources de son foyer. Mme C a été attributaire du revenu de solidarité active en qualité de personne isolée sur la base de ses déclarations. Pour remettre en cause la qualité de personne isolée et mettre à sa charge un indu de revenu de solidarité active, le président du conseil départemental du Rhône s'est fondé sur le rapport de contrôle établi le 12 août 2020 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales et qui fait foi jusqu'à preuve du contraire. Il résulte de ce rapport que Mme C a déclaré une séparation avec son époux le 17 avril 2018, alors que la vie commune n'avait pas cessé dans les faits, les époux ayant continué à avoir une communauté d'intérêts affectifs et matériels avant la reprise déclarée de leur vie commune le 5 juillet 2020. Cette constatation est notamment fondée sur la circonstance que M. C, qui est domicilié à la même adresse que la requérante auprès des services fiscaux, de ses employeurs successifs et de son établissement bancaire, était par ailleurs co-titulaire du bail du logement familial et du compte commun. Mme C n'a pas demandé le versement d'une pension alimentaire pour les enfants du couple et s'est déclarée mariée en mai 2019 auprès de son employeur. Mme C n'apporte aucun élément concret contestant sérieusement les éléments retenus par la caisse d'allocations familiales pour établir la communauté de vie. Dans ces conditions et contrairement à ce qui est soutenu, Mme C peut être regardée comme menant avec M. C, au cours de la période en litige, une vie de couple stable et continue caractérisant un concubinage et, par suite, comme constituant un foyer au sens des dispositions précitées du code de l'action sociale et des familles. La caisse d'allocations familiales du Rhône puis le département du Rhône étaient ainsi fondés à intégrer les ressources de M. C pour déterminer ses droits au revenu de solidarité active sur la période considérée et en conséquence, à mettre à sa charge l'indu contesté.
12. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées.".
13. Ainsi qu'il a été exposé précédemment, l'indu de revenu de solidarité active a pour origine l'absence de déclaration par Mme C de la reprise de sa communauté de vie avec son époux avant le 5 juillet 2020. Cette omission déclarative, par son caractère réitéré pendant près de deux ans, constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles précité. Par suite, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la prescription de deux ans fixée par ces dispositions.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge de l'obligation de payer de Mme C doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions dirigées contre la décision de radiation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre du département du Rhône, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, au département du Rhône et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
La magistrate désignée,
A-S. B
La greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026