vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2109675 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 7ème chambre |
| Avocat requérant | AMRANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 décembre 2021 et 22 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Amrane, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune d'Oullins à lui payer une indemnité de 6 170 euros en réparation des préjudices résultant de la faute commise par la commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Oullins une somme de 3 000 euros à verser à Me Amrane, étant précisé que celui-ci s'engage à renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle si, dans les douze mois du jour où la décision à intervenir est passée en force de chose jugée, il parvient à recouvrer auprès de la commune d'Oullins la somme allouée.
Il soutient que :
- il s'est rendu en Algérie le 12 février 2020 et devait rentrer le 20 mars 2020 ;
- mais compte tenu de la crise sanitaire l'Algérie a fermé ses frontières le 17 mars 2020 ;
- lui-même est tombé malade ;
- il a pu regagner la France seulement le 29 août 2020 ;
- avant de se rendre en Algérie, il avait pris le soin de stationner son véhicule, immatriculé AW-245-MC sur un emplacement gratuit ;
- à son retour, il découvrait une notification de mise en fourrière datée du 17 août 2020, avec en annexe la fiche descriptive de l'état du véhicule dressée lors de l'enlèvement par la police municipale d'Oullins le 12 août 2020 ;
- le 2 décembre 2020, la commune n'ayant pu obtenir un geste commercial de la société délégataire de la gestion de la fourrière, l'a mis en demeure de retirer son véhicule dans les 10 jours, délai au-delà duquel la procédure de destruction du véhicule serait engagée ;
- la décision de mise en fourrière est illégale ;
- seule l'absence de réponse dans les délais vaut abandon du véhicule lequel pourrait, en conséquence, justifier que le véhicule soit livré à la destruction ;
- mais en l'espèce, son véhicule ne pouvait être considéré comme abandonné puisqu'il s'est manifesté lors de la réception de la mise en demeure ;
- il était dans une situation tellement précaire qu'il ne pouvait pas régler le montant des frais de gardiennage de la fourrière en raison de son impossibilité de regagner la France ;
- en l'espèce, il y a eu atteinte à son droit de propriété protégé par l'article 1 du Protocole n°1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- aucun intérêt légitime ne justifiait l'atteinte à son droit de propriété ;
- il n'y a pas de juste équilibre entre les exigences de l'intérêt général et la sauvegarde de ses droits ;
- la commune doit indemniser son préjudice ;
- son véhicule avait une valeur de 1 500 euros ; la perte de son véhicule lui a fait perdre une chance d'obtenir un emploi, ce qui justifie une indemnité de 3 000 euros ; il a inutilement payé 170 euros d'assurance ; son préjudice moral justifie une indemnité de 1 500 euros.
Par des mémoires en défense, enregistré les 6 et 28 septembre 2022, la commune d'Oulins conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le véhicule de M. A a été détruit le 15 janvier 2021, M. A ne l'ayant pas récupéré ;
- la mise en fourrière a été régulièrement prescrite par le chef de la police municipale d'Oullins, ainsi que cela ressort de la prescription du 12 août 2020 ;
- le fait que M. A s'est présenté à la police municipale ne faisait pas obstacle à la destruction de son véhicule ;
- l'expert a en effet classé son véhicule en catégorie 3, mention qui figurait sur la notification de mise en fourrière du 17 août 2020 ;
- la limite de validité du contrôle technique était dépassée lors de la mise en fourrière ;
- l'expert a noté que l'état général du véhicule était mauvais ;
- en application de l'article L. 325-7 du code de la route, de tels véhicules peuvent être détruits lorsqu'ils ne sont pas retirés de la fourrière dans un délai de 10 jours à compter de la mise en demeure de le faire ;
- la procédure mise en œuvre a été régulière et M. A dont le véhicule est resté plus de six mois en fourrière, bien au-delà de la crise sanitaire, ne peut utilement soutenir que les conditions de mise en œuvre de la destruction de son véhicule ont méconnu son droit de propriété ;
- M. A n'établit pas la valeur de son véhicule, estimée inférieure à 765 euros ;
- les éléments produits ne justifient pas que M. A a perdu une chance de trouver un emploi ;
- les frais d'assurance ne sont pas justifiés ;
- le préjudice moral n'est pas non plus justifié.
Par ordonnance du 7 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 12 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés par l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolf, présidente honoraire,
- les conclusions de M. Arnould, rapporteur public,
- et les observations de Me Amrane, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a stationné son véhicule sur un emplacement non payant dans la commune d'Oullins avant son départ en Algérie le 12 février 2020, dont il devait revenir le 20 mars 2020. Toutefois, en application de l'article R. 417-12 du code de la route, le stationnement était limité à 7 jours. Ayant constaté que le véhicule de M. A stationnait depuis plus de 7 jours, le chef de la police municipale d'Oullins a ordonné sa mise en fourrière le 12 août 2020. En raison de la crise sanitaire, M. A est renté d'Algérie seulement le 29 août 2020, par un vol de rapatriement. S'étant vu notifier par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 17 août 2020 la mise en fourrière de son véhicule, il a, d'abord, contesté en vain cette mesure devant le procureur de la République. Puis, le 7 octobre 2020, il a adressé une réclamation gracieuse au maire d'Oullins, qui, après contact avec le délégataire gérant la fourrière, l'a informé, le 2 décembre 2020, qu'aucun geste commercial ne serait fait et qu'il lui incombait de retirer son véhicule de la fourrière dans un délai de 10 jours, délai au-delà duquel la procédure de destruction du véhicule serait poursuivie. M. A n'a pas procédé au retrait du véhicule de la fourrière et celui-ci a été détruit le 15 janvier 2020. Estimant cette destruction illégale, M. A demande, dans le dernier état de ses écritures, au tribunal de condamner la commune d'Oullins à lui verser une indemnité de 6 170 euros en réparation de ses préjudices.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 325-1 du code de la route : " Les véhicules dont la circulation ou le stationnement en infraction aux dispositions du présent code peuvent à la demande et sous la responsabilité du maire ou de l'officier de police judiciaire territorialement compétent, même sans l'accord du propriétaire du véhicule, dans les cas et conditions précisés par le décret prévu aux articles L. 325-3 et L. 325-11, être immobilisés, mis en fourrière, retirés de la circulation et, le cas échéant, aliénés ou livrés à la destruction ". Aux termes de l'article R. 325-14 du même code : " Dans les cas prévus au présent code ou à la suite d'une immobilisation du véhicule, la mise en fourrière est prescrite dans les conditions prévues à l'article R. 325-9 et au 2° de l'article R. 325-11 : - soit par un officier de police judiciaire territorialement compétent, de la police nationale ou de la gendarmerie nationale ; -soit par un agent de police judiciaire adjoint, chef de la police municipale ou occupant ces fonctions, territorialement compétent, de sa propre initiative ou sur proposition de l'agent qui a verbalisé à la suite d'une infraction justificative de mise en fourrière ".
3. M. A soutient qu'il n'est pas établi que la décision de mise en fourrière de son véhicule émane d'un agent de police municipale. La mise en fourrière d'un véhicule, prescrite en exécution des articles L. 325-1 du code de la route dans les conditions prévues aux articles R. 325-12 et suivants de ce code, a le caractère d'une opération de police judiciaire. Il suit de là que l'autorité judiciaire est seule compétente pour connaître des actions en responsabilité fondées sur les irrégularités dont serait entachée la mise en fourrière et, notamment, sur celles qui se rapportent à la réalité ou à la constatation des infractions qui l'ont motivée. L'action relève de la juridiction administrative seulement lorsqu'elle tend à la réparation de dommages imputés au fait de l'autorité administrative à qui le véhicule a été remis en exécution de la décision de l'officier de police judiciaire. Par suite, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur l'irrégularité dont pourrait être entachée la décision de placer le véhicule de M. A en fourrière. En tout état de cause, la destruction de ce véhicule trouve son fondement, non pas dans la décision de mise en fourrière, mais dans la notification en date du 17 août 2020, rappelée le 2 décembre 2020, de l'injonction de procéder au retrait de son véhicule de la fourrière, à laquelle M. A n'a pas déféré.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 325-7 du code de la route : " Sont réputés abandonnés les véhicules laissés en fourrière à l'expiration d'un délai de quinze jours à compter de la mise en demeure faite au propriétaire d'avoir à retirer son véhicule. / La notification est valablement faite à l'adresse indiquée par le traitement automatisé mis en œuvre pour l'immatriculation des véhicules. Dans le cas où le véhicule fait l'objet d'un gage régulièrement inscrit, cette notification est également faite au créancier gagiste. / Si le propriétaire ne peut être identifié, le délai précité court du jour où cette impossibilité a été constatée. /Le délai prévu au premier alinéa est réduit à dix jours en ce qui concerne les véhicules qu'un expert désigné par l'administration aura estimés d'une valeur marchande inférieure à un montant fixé par arrêté interministériel et déclarés hors d'état de circuler dans des conditions normales de sécurité. / Les véhicules visés à l'alinéa précédent sont, à l'expiration du délai de dix jours, livrés à la destruction ".
5. D'autre part, aux termes de l'article R. 325-31 du code de la route : " La mise en fourrière est notifiée par l'auteur de la mesure à l'adresse relevée, soit sur le traitement automatisé mis en œuvre pour l'immatriculation des véhicules, soit sur le procès-verbal d'infraction ou le rapport de mise en fourrière ". Aux termes de l'article R. 325-32 du même code : I. - Cette notification s'effectue par lettre recommandée avec demande d'accusé de réception, dans le délai maximal de cinq jours ouvrables suivant la mise en fourrière du véhicule. / Il y est joint un double de la fiche descriptive de l'état du véhicule mis en fourrière en cas d'absence du propriétaire ou du conducteur au moment de l'enlèvement pour mise en fourrière. II.- Cette notification comporte les mentions obligatoires suivantes : 1° Indication de l'auteur de la prescription, du motif de la prescription, de la fourrière désignée et de l'autorité dont relève cette fourrière ; 2° Décision de classement prise en application de l'article R. 325-30 et indication de la faculté de faire procéder à une contre-expertise conformément aux articles R. 325-35 et R. 325-36 ; 3° Autorité qualifiée pour donner mainlevée de la mise en fourrière ; 3° bis Présentation par le propriétaire ou le conducteur, afin d'obtenir la décision de mainlevée, de l'attestation d'assurance prévue à l'article R. 211-14 du code des assurances couvrant le véhicule et du permis de conduire en cours de validité correspondant à la catégorie du véhicule concerné ; 4° Injonction au propriétaire du véhicule, s'il est soumis à immatriculation, de remettre immédiatement, sous peine d'encourir l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe, le certificat d'immatriculation à l'autorité qualifiée pour donner mainlevée de la mise en fourrière. 5° Mise en demeure au propriétaire de retirer son véhicule avant l'expiration d'un délai : a) De dix jours pour un véhicule qu'un expert aura estimé d'une valeur marchande inférieure à un montant fixé par arrêté interministériel et déclaré hors d'état de circuler dans des conditions normales de sécurité ; b) De trente jours dans les autres cas, ces délais commençant à courir un jour franc après la date de notification ; 6° Avertissement au propriétaire que son absence de réponse dans les délais impartis vaudra abandon de son véhicule et que ledit véhicule sera, dans les conditions prévues par décret, soit remis à l'administration chargée des domaines en vue de son aliénation, soit livré à la destruction ; 7° Nature et montant des frais qu'il sera tenu de rembourser ; 8° Enoncé des voies de recours () ".
6. M. A soutient qu'il s'est manifesté auprès de la commune d'Oullins et de la police municipale dès qu'il a pris connaissance de la notification du 17 août 2020, et qu'ainsi son véhicule ne pouvait être considéré comme abandonné au sens du 6° de l'article R. 325-32 du code de la route.
7. Toutefois, la notification du 17 août 2020 informait M. A du classement de son véhicule en catégorie 3 dès lors que sa valeur était estimée inférieure à 765 euros, seuil réglementaire en dessous duquel le délai interdisant au maire de procéder à la destruction d'un véhicule placé en fourrière est réduit à dix jours. La lettre du maire de la commune, en date du 2 décembre 2020, lui enjoignait, à nouveau, de procéder au retrait de son véhicule dans un délai de 10 jours, au-delà duquel il serait détruit. M. A n'a présenté aucune contestation de la valeur de son véhicule estimée à moins de 765 euros par l'expert de la fourrière, ni fait procéder à une expertise, ni retiré son véhicule de la fourrière. Il ne peut utilement se prévaloir de ce que les pneus du véhicule étaient en bon état et que le véhicule, immatriculé pour la première fois en 1996, était assuré. C'est donc à bon droit que la commune a regardé le véhicule comme étant abandonné en application des dispositions de de l'article L. 325-7 du code de la route, dès lors qu'il n'avait pas été retiré dans le délai de 10 jours à compter de la notification de mise en fourrière.
8. En troisième lieu, M. A soutient que, eu égard à sa situation, et à l'absence d'abandon de son véhicule, la décision de détruire ce dernier est intervenue en méconnaissance de l'article 1 du protocole n°1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En vertu de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d'utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international. / Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les Etats de mettre en vigueur les lois qu'ils jugent nécessaires pour réglementer l'usage des biens conformément à l'intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d'autres contributions ou des amendes ". Ces stipulations autorisent des atteintes au droit de propriété dès lors qu'elles sont justifiées par un intérêt public et qu'un équilibre est respecté entre la sauvegarde du droit de propriété et les exigences de l'intérêt général. L'objectif poursuivi par les dispositions de l'article L. 325-7 du code de la route est un objet d'intérêt public en tant qu'il permet en procédant à la destruction des véhicules d'éviter l'engorgement des fourrières et par voie de conséquence l'encombrement des voies publiques par des automobiles en stationnement irrégulier. Ces dispositions ne portent pas au droit de propriété une atteinte disproportionnée au but d'intérêt général poursuivi dès lors qu'elles prévoient, sous le contrôle du juge administratif, des garanties pour le propriétaire, dont notamment l'intervention d'un expert et une mise en demeure avant la destruction du véhicule.
10. En outre, d'une part, ainsi qu'il a été dit au point 7, le véhicule de M. A était juridiquement abandonné. Et d'autre part, il résulte de l'instruction que M. A est rentré en France le 29 août 2020. Sa précarité économique ne constituait pas une circonstance de force majeure faisant obstacle à ce qu'il retire son véhicule de la fourrière dans les semaines qui ont suivi son retour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1 du protocole n°1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en tout état de cause, être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède qu'en faisant procéder à la destruction du véhicule de M. A, la commune d'Oullins n'a pas commis une faute de nature à engager sa responsabilité. Par suite, les conclusions par lesquelles M. A demande la condamnation pour faute de la commune d'Oullins à réparer son préjudice doivent être rejetées.
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune d'Oullins, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante, à verser à l'avocat de M. A au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Oullins.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.
La magistrate désignée, La greffière
A. Wolf F. Faure
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026