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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2200653

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2200653

mardi 14 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2200653
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJU 5ème chambre
Avocat requérantARMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 janvier 2022, 4 mai 2022 et 12 juillet 2022, M. D A, représenté par Me Armand, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 21 octobre 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Loire a mis à sa charge un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité d'un montant de 10 164,67 euros constitué sur la période de mai 2019 à septembre 2021, ainsi que la décision du 2 mars 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a rejeté son recours gracieux contre l'indu de revenu de solidarité active et la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Loire a rejeté son recours gracieux contre l'indu de prime d'activité ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ces indus ;

3°) de lui accorder une remise de sa dette ;

4°) de mettre à la charge du département de la Loire et de la caisse d'allocations familiales de la Loire le versement, à son conseil, d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision du 2 mars 2022 rejetant son recours gracieux est entachée d'incompétence ;

- la décision du 21 octobre 2021 est insuffisamment motivée ;

- il ne vivait pas maritalement avec Mme B à la date du contrôle de la caisse d'allocations familiales ;

- en l'absence de toute fraude de sa part, il justifie de sa bonne foi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2022, la caisse d'allocations familiales de la Loire conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- l'existence d'une situation de vie commune entre le requérant et Mme B est établie ;

- le requérant ne justifie pas de sa bonne foi.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juin 2022 et 9 août 2022, le département de la Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 21 octobre 2021 sont irrecevables, dès lors que la décision du 2 mars 2022 s'y est substituée ;

- les conclusions à fin de remise de dette sont irrecevables, faute de recours administratif préalable ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code civil ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Boulay, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Boulay, première conseillère.

Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un contrôle diligenté par un agent assermenté, effectué le 14 juin 2021, la caisse d'allocations familiales de la Loire a, par courrier du 21 octobre 2021, demandé à M. A le reversement d'une somme de 10 164,67 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 7 971,78 euros constitué sur la période des mois de février 2020 à septembre 2021, et de deux indus de prime d'activité de 3 950,28 euros et 1 927,36 euros constitués sur la période de mai 2019 à septembre 2021, pour sa compagne et lui-même. Par un recours administratif préalable du 15 novembre 2021, adressé au président du conseil départemental de la Loire et à la caisse d'allocations familiales de la Loire, M. A a contesté le bien-fondé de ces indus. La caisse d'allocations familiales de la Loire a implicitement rejeté son recours, tandis que le conseil départemental de la Loire l'a rejeté par une décision explicite du 2 mars 2022. M. A demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions, la décharge des sommes mises à sa charge et le bénéfice d'une remise de dette.

Sur l'étendue du litige :

2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ". Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. / (). ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite de ce recours administratif préalable se substitue nécessairement à la décision initiale et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.

3. Le recours administratif effectué le 15 novembre 2021 par M. A, conformément aux dispositions précitées, contre la décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire ayant un caractère obligatoire, la décision du conseil départemental de la Loire du 2 mars 2022 et la décision implicite de la caisse d'allocations familiales de la Loire ayant rejeté ces recours se sont substituées à la décision initiale du 21 octobre 2021. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre la décision du 21 octobre 2021.

Sur la fin de non-recevoir dirigée contre les conclusions à fin de remise de dette :

4. D'une part, aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et ces demandes ont un caractère suspensif. () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. () ".

6. Il résulte des dispositions précitées que des conclusions aux fins de remise d'une dette relative au revenu de solidarité active ou d'une dette de prime d'activité portées directement devant le juge administratif sont irrecevables, à défaut pour l'intéressé d'avoir présenté les demandes préalables de remise gracieuse de ces dettes auprès des autorités compétentes, et donc, à défaut de décision prise par l'autorité compétente rejetant la demande de remise de dette gracieuse de cet indu, la juridiction ne pouvant être saisie que par voie de recours formé contre de telles décisions de refus de remise de dettes.

7. Il résulte de l'instruction que, par ses recours administratifs préalables adressés à la caisse d'allocations familiales de la Loire et au conseil départemental de la Loire, reçus respectivement les 23 novembre 2021 et 19 novembre 2021, M. A s'est borné à contester le bien-fondé des indus de revenu de solidarité activité et de prime d'activité, sans toutefois solliciter de remise de sa dette. Par suite, en l'absence de toute demande adressée à l'administration, ses conclusions tendant à ce que le tribunal lui accorde une remise de dette doivent être rejetées comme irrecevables.

Sur les conclusions relatives à l'indu de revenu de solidarité active :

8. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.

9. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme E, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par arrêté du département de la Loire, en date du 6 septembre 2021, certifiée exécutoire le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. ". L'article L. 262-3 du code précité dispose que : " La fraction des revenus professionnels des membres du foyer et le montant forfaitaire mentionné au 2° de l'article L. 262-2 sont fixés par décret. (). L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. () ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. () ". Enfin, aux termes de l'article 515-8 du code civil : " Le concubinage est une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple. ".

11. Il résulte de ces dispositions que, pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.

12. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active contesté a pour origine la révision des droits de M. A suite à un contrôle mené le 14 juin 2021, à l'occasion duquel l'agent de la caisse d'allocations familiales de la Loire a constaté l'existence d'une vie commune entre le requérant et Mme B depuis le 13 avril 2019, alors que M. A a été attributaire du revenu de solidarité active en qualité de personne isolée, sur la base de ses déclarations. Il résulte de ce rapport que M. A a ouvert un compte commun avec Mme B à compter du 13 avril 2019, dans la perspective de l'achat d'un terrain immobilier en indivision et de la construction d'une maison, situation qui n'avait pas été déclarée à l'organisme payeur. S'il résulte de l'instruction, notamment des courriers produits par le requérant, constitués de relevés bancaires, d'attestations d'assurance, de déclarations d'impôts, de mutuelle ou du relevé d'abonnement téléphonique, qu'ils résidaient séparément, au domicile de leurs parents respectifs, il n'est pas contesté qu'ils ont ouvert un compte bancaire commun au mois d'avril 2019, sur lequel des mouvements de fonds sont effectués par les deux intéressés pour le remboursement de l'emprunt immobilier souscrit pour l'achat d'un terrain en indivision et la construction de leur future maison. Ainsi, bien qu'ils ne disposaient pas d'une résidence commune sur la période de février 2020 à septembre 2021, Mme B et M. A, qui entretiennent d'après leurs déclarations une relation amoureuse depuis le mois de février 2017, doivent être regardés comme partageant des intérêts matériels et affectifs communs et menant une vie de couple stable et continue de nature à caractériser un concubinage sur la période considérée. Par suite, c'est à bon droit que le département de la Loire a considéré que les intéressés constituaient un foyer au sens des dispositions précitées du code de l'action sociale et des familles. La caisse d'allocations familiales de la Loire puis le département de la Loire étaient ainsi fondés à intégrer les ressources de Mme B pour déterminer les droits au revenu de solidarité active du couple sur la période considérée et, en conséquence, à mettre à la charge de M. A l'indu de revenu de solidarité active contesté.

Sur les conclusions relatives aux indus de prime d'activité :

13. Aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre. ". Aux termes de l'article L. 842-3 du même code : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer () ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1° (). ". Aux termes de l'article L. 842-4 du même code : " Les ressources () prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; 2° Les revenus de remplacement des revenus professionnels ; 3° L'avantage en nature que constitue la disposition d'un logement à titre gratuit, déterminé de manière forfaitaire ; 4° Les prestations et les aides sociales, à l'exception de certaines d'entre elles en raison de leur finalité sociale particulière ; 5° Les autres revenus soumis à l'impôt sur le revenu. ". Enfin, aux termes de l'article R. 846-5 du même code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. () ".

14. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

15. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 12 que la caisse d'allocations familiales de la Loire était fondée à réintégrer les revenus de Mme B pour apprécier les droits du couple à la prime d'activité sur la période de février 2020 à septembre 2021. Il résulte de l'instruction que, sur la période de mai 2019 à février 2020, la situation personnelle de Mme B et de M. A était comparable à celle énoncée au point 13. Il s'ensuit que c'est à bon droit que la caisse d'allocations familiales de la Loire a mis à la charge de M. A un indu au titre de la prime d'activité perçue par Mme B sur la période de mai 2019 à septembre 2021, d'un montant de 3 950,28 euros.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. En conséquence, les conclusions à fin de décharge et d'injonction, ainsi que celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 11 juillet 1991, doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, au département de la Loire et à la caisse d'allocations familiales de la Loire.

Copie en sera adressée à Mme C B.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.

La magistrate désignée,

P. BoulayLa greffière,

C. Touja

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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