mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202247 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête n° 2202247 et un mémoire enregistrés le 24 mars 2022 et le 27 janvier 2023, Mme B A, représentée par la société DBKM avocats (Me Moutoussamy), demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 4 septembre 2019 par le président de la métropole de Lyon d'un montant de 9 171,54 euros en vue de la récupération d'un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er avril 2014 au 31 décembre 2015 ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ledit indu ;
3°) d'enjoindre le cas échéant la restitution des sommes recouvrées sur le fondement du titre ;
4°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la créance qui fait l'objet du titre est prescrite ;
- le titre en litige ne comporte pas la signature de son auteur ;
- le bordereau des titres ne comporte pas les mentions prescrites par l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- il n'est pas établi que l'émetteur du titre disposerait d'une délégation de signature régulière ;
- l'avis des sommes à payer n'est pas motivé ;
- les bases de liquidation de la créance ne sont pas précisées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la métropole de Lyon, représentée par la Selarl Carnot Avocats (Me Prouvez) conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la créance n'est pas prescrite ;
- la signature de l'avis des sommes à payer n'était pas requise ;
- le bordereau relatif à l'avis de sommes à payer a été signé par l'autorité compétente ;
- l'avis de sommes à payer précise la nature de l'aide et la période d'indu en cause et contient ainsi des indications suffisantes des bases de liquidation de la créance ;
- l'intéressée a eu connaissance des bases et modalités de liquidation de l'indu à l'occasion d'un précédent contentieux.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 mars 2022.
II- Par une requête n° 2204715 et un mémoire, enregistrés le 22 juin 2022 et le 27 janvier 2023, Mme B A, représentée par la société DBKM avocats (Me Moutoussamy), demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 février 2022 par laquelle le président de la métropole de Lyon a rejeté son recours contre le titre exécutoire émis le 4 septembre 2019 d'un montant de 9 171,54 euros en vue de la récupération d'un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er avril 2014 au 31 décembre 2015, ainsi que la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur son recours formé le 26 janvier 2022 contre ce titre exécutoire ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer ledit indu ;
3°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute de procédure contradictoire préalable ;
- la créance de la métropole est prescrite ;
- cette créance n'est pas fondée ;
- sa matérialité n'est pas établie.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2022, la métropole de Lyon, représentée par la Selarl Carnot Avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la créance n'est pas prescrite ;
- aucune procédure contradictoire ne s'imposait en l'absence de caractère obligatoire du recours introduit par Mme A ;
- sa créance est fondée.
La demande d'aide juridictionnelle de Mme A a été rejetée le 15 avril 2022.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Soubié, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C qui a en outre informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, dans l'instance n° 2204715, tiré du défaut d'objet de la requête en tant qu'elle est dirigée contre une décision implicite de rejet du recours formé contre le titre exécutoire, ce recours ayant été rejeté explicitement et les a invitées à présenter leurs observations avant la clôture de l'instruction ;
- et les observations de Me Litzler, substituant Me Prouvez, représentant la métropole de Lyon.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2202247 et 2204715 concernent une même requérante et présentent à juger des questions connexes. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Mme A, qui était allocataire de la caisse d'allocations familiales du Rhône, a fait l'objet d'un contrôle le 20 novembre 2016 à la suite duquel elle lui a, par décision du 24 avril 2017, notifié au titre de la période allant du 1er avril 2014 au 30 septembre 2016 des indus de prime exceptionnelle de fin d'année 2014 et 2015, de prime d'activité, d'allocation de logement à caractère familial et de revenu de solidarité active " socle " et " activité " d'un montant total de 15 763,11 euros. Le 10 mai 2017, Mme A a formé un recours en contestant le bien-fondé des indus mis à sa charge. Par décision du 12 septembre 2017, le président de la métropole de Lyon a rejeté le recours de l'intéressée s'agissant du revenu de solidarité active " socle ". Un avis des sommes à payer valant titre exécutoire a été émis le 7 novembre 2017 pour le recouvrement de la somme de 9 171,54 euros correspondant à l'indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er avril 2014 au 31 décembre 2015. Ce titre exécutoire ayant été annulé par le tribunal le 28 mai 2019, le président de la métropole de Lyon a émis un nouvel avis des sommes à payer le 4 septembre 2019 pour un montant de 9 171,54 euros. Mme A a formé un recours le 26 janvier 2022 auprès du président de la métropole de Lyon pour contester le titre exécutoire. Ce recours a été rejeté par une décision du 10 février 2022. Mme A demande au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer et des décision rejetant son recours gracieux.
Sur l'étendue du litige :
3. Il résulte de l'instruction que Mme A a adressé le 26 janvier 2022 au président de la métropole de Lyon un recours dirigé contre le titre exécutoire émis le 4 septembre 2019. S'agissant d'un recours gracieux, les conclusions de Mme A doivent, dès lors, être regardées comme dirigées seulement, contre le titre exécutoire et contre la décision du 10 février 2022 rejetant son recours gracieux, aucune décision implicite de rejet de son recours n'ayant pu naître compte tenu du rejet explicite du recours.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, de décharge et d'injonction :
4. Les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités locales n'ayant pas institué un recours préalable obligatoire avant la contestation contentieuse des titres exécutoires, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, les vices propres du rejet du recours gracieux ne peuvent être utilement contestés.
5. Si Mme A fait valoir qu'aucune procédure contradictoire n'a précédé le rejet de son recours gracieux, un tel moyen qui conteste un vice propre de la décision rejetant le recours gracieux est inopérant et doit donc être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. ". Aux termes de l'article 2234 du code civil : " La prescription ne court pas ou est suspendue contre celui qui est dans l'impossibilité d'agir par suite d'un empêchement résultant de la loi, de la convention ou de la force majeure. ".
7. Mme A se prévaut de la prescription de la créance d'indu de revenu de solidarité active, compte tenu de la date d'émission du titre exécutoire. Toutefois, d'une part, il ne résulte pas de l'instruction qu'à la date d'émission de la décision d'indu, la créance aurait déjà été prescrite au regard d'un compte-rendu de contrôle effectué en 2016 et ayant révélé des omissions déclaratives. D'autre part, la prescription a été suspendue par les recours contentieux exercés en 2017 contre l'indu de revenu de solidarité active et le précédent titre exécutoire. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de la prescription de sa créance à la date d'émission du titre en litige.
8. Aux termes de l'article L. 100-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Au sens du présent code et sauf disposition contraire de celui-ci, on entend par : / 1° Administration : () les collectivités (). ". Aux termes de l'article L. 111-2 dudit code : " Toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l'adresse administratives de l'agent chargé d'instruire sa demande ou de traiter l'affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées (). ". Aux termes de l'article L. 212-1 de ce même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction en vigueur à la date de l'émission du titre en litige : " () 4° Une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable sous pli simple. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".
9. Si la requérante fait valoir que le titre exécutoire en litige n'est pas signé par son auteur, il résulte des dispositions précitées que seul le bordereau des titres de recettes doit être signé. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. La métropole de Lyon produit le bordereau journal n° 2101 du 4 septembre 2019 comprenant le titre exécutoire litigieux. Ce bordereau comporte outre sa signature électronique, les nom, prénom et qualité de l'autorité qui l'a émis, laquelle dispose d'une délégation de signature consentie par le président de la métropole de Lyon le 12 juillet 2019. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le titre exécutoire en litige n'aurait pas été signé par une autorité compétente doit être écarté.
11. Tout titre de perception doit indiquer les bases de liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il a été émis, à moins que ces bases n'aient été préalablement portées à la connaissance du débiteur. Le titre exécutoire litigieux est pris au visa des articles L. 252 A du livre des procédures fiscales, L. 1617-5, D. 1617-23 et R. 2342-4 du code général des collectivités territoriales et indique l'identité du débiteur, son numéro d'allocataire et la nature de la somme mise en recouvrement ainsi que la période concernée, soit un indu de revenu de solidarité active du 1er avril 2014 au 31 décembre 2015 et le montant à payer, soit une somme de 9 171,54 euros. Au demeurant, Mme A a nécessairement eu connaissance des bases de la liquidation de la créance dans la précédente instance portant sur cette créance et dans laquelle elle en contestait le bien-fondé. Dans ces conditions, le titre exécutoire attaqué doit être regardé comme comportant une indication suffisante des bases de liquidation.
12. Aux termes de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.(). ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
13. Pour réclamer l'indu de revenu de solidarité active litigieux, l'administration s'est fondée sur l'absence de déclaration par Mme A de l'intégralité de ses ressources. En se bornant à soutenir dans ses écritures que la vente de tableaux ne constitue pas une source de revenus au sens de l'article R. 262-6 précité mais un capital qui ne relève pas de ces dispositions, Mme A ne conteste pas sérieusement les éléments retenus par l'administration, alors que tout ressource doit être déclarée. Par ailleurs, Mme A n'apporte aucun élément justifiant la nature des sommes perçues par chèque, virement ou versement qui n'ont pas été déclarées, et qui justifierait selon elle de les exclure du calcul des droits au revenu de solidarité active. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. Si Mme A soutient que faute pour la métropole d'établir le montant de sa créance année par année, celle-ci n'est pas justifiée, la matérialité de la créance est suffisamment établie par son montant total calculé sur la période en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du titre exécutoire émis le 4 septembre 2019 par le président de la métropole de Lyon tendant au recouvrement de la somme de 9 171,54 euros correspondant à l'indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er avril 2014 au 31 décembre 2015 et de la décision rejetant son recours gracieux. Les conclusions présentées à fin de décharge et d'injonction de restituer les sommes recouvrées doivent être rejetées par voie de conséquence.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la métropole de Lyon, qui n'est pas partie perdante dans les présentes instances, le versement des sommes demandées par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête n° 2202247 de Mme A est rejetée.
Article 2 : La requête n° 2204715 de Mme A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la métropole de Lyon et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
La magistrate désignée,
A.-S. CLa greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Le greffier,
N°s 2202247-2204715
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026