mardi 12 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202959 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GERAY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 avril 2022 et 4 septembre 2023, M. A C, représenté par Me Geray, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de condamner les Hospices civils de Lyon (HCL) à lui verser une indemnité de 109 328,19 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 8 février 2022, en réparation des conséquences dommageables de sa prise en charge lors de l'intervention de chirurgie cardiaque du 17 septembre 2012 ;
2°) à titre subsidiaire, de mettre à la charge de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) une somme de 109 328,19 euros, en réparation des préjudices subis du fait de la même intervention ;
3°) d'ordonner, le cas échéant, une expertise médicale complémentaire ;
4°) de mettre à la charge solidaire des HCL et de l'ONIAM une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la dysphonie dont il a été victime, résultant d'une paralysie laryngée bilatérale, est la conséquence d'un geste opératoire fautif de la part des Hospices civils de Lyon (HCL), à l'occasion de l'intervention chirurgicale dont il a bénéficié le 17 septembre 2012, engageant ainsi la responsabilité de cet établissement public de santé à en réparer les conséquences dommageables ; aucune autre cause qu'un tel manquement dans le geste opératoire n'est de nature à expliquer l'apparition des troubles dont il a été victime ;
- à titre subsidiaire, ces complications résultent d'un accident médical non fautif engageant l'obligation de l'ONIAM à en indemniser les conséquences dommageables, contrairement à ce qu'a retenu la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) compétente dans son avis du 25 mai 2021 ; les complications en cause sont intervenues au décours de l'intervention du 17 septembre 2012 ; elle présente un caractère de gravité suffisant, tel qu'en attestent les arrêts de travail de plus de six mois non consécutifs sur une période de douze mois ; sa situation d'invalidité antécédente est sans emport sur l'appréciation du critère de gravité ainsi mis en évidence ; le critère d'anormalité des dommages est rempli dès lors que les complications en cause avaient de très faibles probabilités de se réaliser et qu'elles ont touché un organe distinct de celui sur lequel l'opération a eu lieu ;
- une nouvelle expertise pourra, le cas échéant, éclairer le tribunal sur tout ou partie de ces éléments ;
- ses préjudices peuvent être évalués à :
* 1 450 euros s'agissant des frais d'assistance aux opérations d'expertise ;
* 34,44 euros s'agissant de frais divers ;
* 300 euros s'agissant des frais de déplacement ;
* 8 343,75 euros s'agissant du déficit fonctionnel temporaire ;
* 15 000 euros s'agissant des souffrances endurées ;
* 15 000 euros s'agissant du préjudice esthétique temporaire ;
* 31 200 euros s'agissant du déficit fonctionnel permanent ;
* 20 000 euros s'agissant du préjudice esthétique permanent ;
* 8 000 euros s'agissant du préjudice d'agrément ;
* 10 000 euros s'agissant du préjudice sexuel.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 20 juin 2022 et 22 août 2023, les Hospices civils de Lyon (HCL), représentés par Me Rebaud, concluent au rejet des conclusions de la requête dirigées à leur encontre et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- aucun manquement fautif n'a été relevé par les experts mandatés par la CCI, ni n'apparaît caractérisé, leur responsabilité fautive n'étant ainsi pas susceptible d'être engagée ;
- l'expertise menée n'apparaît entachée d'aucune insuffisance et rien ne justifie une nouvelle expertise médicale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Roullet, conclut, à titre principal, à sa mise hors de cause ou, à titre subsidiaire, à ce qu'une nouvelle expertise médicale soit ordonnée.
Il soutient que :
- les préjudices mis en avant par M. C n'atteignent pas les seuils mentionnés au II de l'article L. 1142-1 et à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique ; le critère de l'interruption de l'activité professionnelle ne saurait être rempli dès lors que M. C était en invalidité, de catégorie II, depuis le 1er septembre 2010 ;
- à titre subsidiaire, une nouvelle expertise médicale sera ordonnée compte tenu de son absence lors des opérations d'expertises dans le cadre de la procédure devant la CCI compétente et des carences de l'expertise menée, laquelle ne porte pas d'appréciation, notamment, sur la condition d'anormalité des dommages.
Par une ordonnance du 5 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gilbertas,
- les conclusions de M. Borges-Pinto,
- et les observations de Me Rebaud, pour les Hospices civils de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, présentant une cardiomyopathie avec insuffisance mitrale diagnostiquée le 1er octobre 2010, a été pris en charge par les services des Hospices civils de Lyon (HCL) le 16 septembre 2012 en vue, le lendemain, d'une intervention de chirurgie cardiaque de remplacement valvulaire. Les suites opératoires ont été caractérisées, notamment, par des complications cardiaques ainsi qu'un accès hyperthermique infectieux, une opération de reprise intervenant le 2 octobre suivant. M. C a présenté, lors de sa prise en charge en centre de convalescence, une dysphonie en lien avec une paralysie laryngée bilatérale des cordes vocales qui a nécessité plusieurs opérations entre le 29 janvier 2013 et le 18 février 2015. Il recherche, à titre principal, la responsabilité des HCL du fait des conséquences dommageables de sa prise en charge au mois de septembre 2012, à raison de manquements fautifs, à titre subsidiaire, l'obligation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) de l'indemniser au titre de la solidarité nationale de ses préjudices en lien avec l'accident médical intervenu lors de l'opération chirurgicale qu'il a subie le 17 septembre 2012.
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, () tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / () / II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I () n'est pas engagée, un accident médical () ouvre droit à la réparation des préjudices du patient () au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret. " En vertu des articles L. 1142-17 et L. 1142-22 du même code, la réparation au titre de la solidarité nationale est assurée par l'ONIAM. Aux termes de l'article D. 1142-1 du code de la santé publique : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / () ".
3. D'une part, M. C soutient que la responsabilité fautive des HCL est engagée à raison de manquements dans l'exécution du geste opératoire lors de la chirurgie cardiaque dont il a bénéficié le 17 septembre 2012, ayant entraîné une lésion des nerfs récurrents expliquant les symptômes dont il a par la suite souffert, spécifiquement une paralysie bilatérale des cordes vocales, des troubles dysphagiques ainsi qu'une dyspnée. Si la seule juxtaposition temporelle de l'opération et de l'apparition de tout ou partie des symptômes en cause, non plus que l'exclusion d'autres causes possibles, ne sauraient à elles seules établir la faute ainsi invoquée, la seule mention du rapport d'expertise du professeur D et du docteur B tenant à l'existence d'un " accident médical non-fautif ", à l'exclusion de tout développement ou analyse des conditions chirurgicales de l'intervention et de leur lien avec les lésions laryngiennes en cause, ne permettent pas d'écarter l'existence ou la possibilité d'un manquement fautif dans l'exécution de l'opération dont M. C a bénéficié, ou encore la prise en charge subséquente. Dans ces conditions, les éléments produits à l'instance ne permettent pas au tribunal de se prononcer en toute connaissance de cause sur ces aspects du litige.
4. D'autre part, il résulte des dispositions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique que l'ONIAM doit assurer, au titre de la solidarité nationale, la réparation des dommages résultant directement d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins à la double condition qu'ils présentent un caractère d'anormalité au regard de l'état de santé du patient comme de l'évolution prévisible de cet état et que leur gravité excède le seuil défini à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique. La condition d'anormalité du dommage prévue par ces dispositions doit être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement.
5. Dans l'hypothèse où aucun manquement fautif ne serait mis en évidence dans la prise en charge par les HCL de M. C à l'occasion et dans les suites de l'intervention dont il a bénéficié, les mentions du rapport d'expertise du professeur D et du docteur B, dont les conclusions retiennent l'existence d'un " accident médical non-fautif ", ne permettent pas de caractériser, ainsi qu'il a été dit, le lien direct entre les actes de soins en cause et les dommages dont le requérant se prévaut. De même, en l'absence notamment de cette caractérisation, ce rapport, ou les autres éléments apportés par le requérant, ne permettent pas d'éclairer le caractère d'anormalité des dommages en cause. Dans ces conditions, les éléments produits à l'instance ne permettent pas au tribunal de se prononcer en toute connaissance de cause sur ces aspects du litige.
6. Il résulte de ce qui a été dit au points 3 et 5 du présent jugement qu'il y a lieu, et avant dire droit, de procéder à une expertise, aux fins précisées ci-après.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les requêtes de M. C, procédé à une nouvelle expertise médicale.
Article 2 : L'expert sera désigné par la présidente du tribunal. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L'expert aura pour mission :
1°. se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de M. C et, notamment, tous documents relatifs aux soins médicaux et chirurgicaux et aux diagnostics pratiqués sur lui aux HCL dans le cadre des traitements antérieurs ou dans tout autre établissements pertinent ; convoquer et entendre les parties et tout sachant ; procéder à l'examen de M. C et de son dossier médical ;
2°. décrire l'état de santé de M. C et les soins et prescriptions antérieurs à son admission aux HCL, ainsi que les conditions dans lesquelles il a été pris en charge et soigné dans cet établissement ;
3°. rechercher si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux règles de l'art et aux données acquises de la science et s'ils étaient adaptés à l'état de M. C ou si, au contraire, des erreurs, manquements, maladresses ou négligences ont été commis par les services des HCL ; spécifiquement, indiquer dans quelles conditions les symptômes de paralysie bilatérale des cordes vocales et de troubles dysphagiques peuvent être mis en relation avec la prise en charge chirurgicale de M. C et ses suites ; rechercher, le cas échéant, si des manquements imputables aux HCL sont la cause d'une telle apparition de symptômes ou y ont contribué ;
4°. indiquer si les manquements éventuellement constatés ont fait perdre à M. C une chance sérieuse de se soustraire aux dommages dont il a été victime ; dans l'affirmative, déterminer l'ampleur de la chance perdue ;
5°. préciser si les dommages constatés ont un rapport avec l'état initial de M. C, ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité avec un manquement reproché aux HCL, ou avec la réalisation des risques inhérents à l'intervention chirurgicale subie, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;
6°. donner son avis sur le point de savoir si l'état de M. C est en relation avec un accident médical non-fautif ; en particulier donner tous éléments permettant au tribunal de se prononcer sur le caractère grave et anormal des complications en cause à l'occasion d'une chirurgie cardiaque, notamment les probabilités d'apparition de telles complications et leur gravité au regard des critères mentionnés à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique ;
7°. évaluer l'ensemble des préjudices subis par M. C, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec l'état initial ou son évolution ; dire notamment :
- à quelle date l'état de M. C pouvait être considéré comme consolidé ;
- si M. C a subi une incapacité fonctionnelle temporaire et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;
- s'il subsistait une incapacité permanente partielle et, dans l'affirmative, en fixer le taux ;
- si l'état de M. C justifiait la présence d'une tierce personne ; le cas échéant, fixer les modalités, la qualification et la durée de cette intervention ;
- donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, etc.) et en évaluer l'importance ;
8°. de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige.
L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 4 : L'expertise aura lieu en présence de M. C, de la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire, des Hospices civils de Lyon et de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Article 5 : L'expert déposera son rapport en deux exemplaires au greffe du tribunal. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert n'établira un pré-rapport que s'il l'estime indispensable.
Article 6 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire, aux Hospices civils de Lyon et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
Mme Maubon, première conseillère,
M. Gilbertas, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.
Le rapporteur,
M. Gilbertas
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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