jeudi 11 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203556 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 10 mai 2022 et le 21 juillet 2023, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 mars 2022 de la responsable du service des relations sociales de la Métropole de Lyon portant refus d'attribuer la nouvelle bonification indiciaire aux chargés d'opérations de la Direction du patrimoine et des moyens généraux ;
2°) d'enjoindre à la Métropole de Lyon de régulariser sa situation en lui versant les montants correspondants depuis le mois de novembre 2015, assortis des intérêts légaux ;
3°) de mettre à la charge de la Métropole de Lyon la somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.
Il soutient que la décision critiquée lui fait grief et que la nature de ses fonctions le rend éligible à la bonification prévue par l'article 1er du décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2023, la Métropole de Lyon, représentée par la Selarl Carnot Avocats, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête n'est pas recevable, dès lors que le courrier attaqué présente une nature confirmative et ne fait pas grief à M. A, et n'est pas fondée.
Vu les pièces du dossier ;
Vu :
- le décret n° 2006-780 du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale exerçant dans des zones à caractère sensible ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet,
- les conclusions de Mme de Mecquenem, rapporteure publique,
- et les observations de Me Rey pour la Métropole de Lyon.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Technicien territorial employé en qualité de chargé d'opérations au sein de la Direction du patrimoine et des moyens généraux de la Métropole de Lyon, M. A conteste le courrier électronique du 16 mars 2022 de la responsable du service des relations sociales de la Métropole portant selon lui refus d'attribuer aux chargés d'opérations la nouvelle bonification indiciaire (NBI) prévue par l'article 1er du décret susvisé du 3 juillet 2006 pour les fonctionnaires territoriaux exerçant à titre principal leurs fonctions dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Toutefois et alors que le bénéfice de la NBI est attaché à l'exercice effectif des fonctions concernées par l'agent qui en sollicite l'attribution, il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes mêmes du courrier attaqué que celui-ci ne constitue qu'une réponse à caractère informatif, qui n'avait pas vocation à être diffusée, faite aux représentants d'une organisation syndicale sur une question d'ordre général concernant l'éligibilité des chargés d'opérations à la NBI en cause, sans prendre position sur la situation individuelle du requérant. Par suite, la Métropole de Lyon est fondée à soutenir que le courrier électronique en litige n'a pas le caractère d'une décision faisant grief au requérant et susceptible de faire l'objet du recours pour excès de pouvoir qu'il a introduit.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
2. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement et dirigées contre la Métropole de Lyon, qui n'est pas partie perdante.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la Métropole de Lyon.
Délibéré après l'audience du 20 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gille, président,
M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Feron, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2024.
Le rapporteur,
F-X. Richard-RendoletLe président,
A. Gille
Le greffier,
Y. Mesnard
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026