vendredi 8 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203900 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | BECHAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 mai 2022, l'association Bien Vivre à Saint-Julien et Colombier, Mme AE J, Mme AK A, Mme I T, Mme AB K, M. N U, Mme AL Z, M. N E, Mme P E, Mme AA B, M. D M, Mme AD V, Mme AF W, M. AH O, M. C X, M. AI F, Mme AM F, Mme AC AG, Mme R Q, M. L G, Mme H AJ et M. Y S, représentés par Me Bechaux et Me Pochard, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 125/DDP/22 en date du 21 mars 2022 par lequel la préfète de la Loire a mis en demeure la société Delmonico-E de régulariser sa situation administrative dans un délai d'un an, à peine de paiement d'une astreinte journalière, ou de l'exécution d'office de mesures, et l'a autorisée à exploiter la carrière située sur le territoire des communes de Saint-Julien-Molin-Molette et Colombier, jusqu'à cette régularisation ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros à verser à l'association Bien Vivre à Saint-Julien et Colombier, et 3 000 euros aux autres requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- il n'existe aucune possibilité de régulariser la situation administrative de la carrière, de sorte que le préfet ne pouvait que mettre en demeure l'exploitant de cesser son activité ;
- la mise en œuvre des mesures prévues à l'article L. 171-7 du code de l'environnement relève d'une simple faculté ; en l'espèce, elle n'est pas justifiée, dès lors qu'elle ne répond à aucun motif d'intérêt général et qu'il n'existe pas de perspective raisonnable pour la mise en place d'un itinéraire alternatif ni possibilité de poursuivre l'exploitation sans atteinte aux espèces protégées ; la décision est ainsi entachée d'une erreur de droit, d'une erreur d'appréciation et d'un détournement de procédure ;
- la décision méconnaît l'autorité de chose jugée et porte atteinte au droit à un recours effectif en matière environnementale ;
- il n'est pas justifié de raisons d'intérêt général justifiant la poursuite de l'exploitation ; il existe plusieurs carrières de roches dures exploitées dans un périmètre proche, il n'est pas justifié que la carrière alimente l'économie locale et elle n'est pas identifiée comme un bassin de production significatif par le schéma régional des carrières ; la roche ne présente pas de caractéristiques exceptionnelles ; le reclassement des salariés peut être envisagé ; l'exploitation du site ne répond pas aux objectifs du schéma régional des carrières ;
- l'arrêté entraîne des inconvénients majeurs pour la tranquillité, la sécurité et la commodité du voisinage, et notamment des habitants de la commune de Saint-Julien-Molin-Molette, dont la voie traversant le centre-bourg est empruntée par les camions de la carrière, ce qui occasionne des nuisances liées aux poussières, que n'empêchent pas totalement les prescriptions de l'arrêté, des nuisances sonores, des risques pour la sécurité des habitants, et une dégradation des voiries.
Par un mémoire enregistré le 1er juin 2023, la société Delmonico-Dorel carrières, représentée par la Selarl Itinéraires Avocats (Me Lacroix) conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
L'association CRIIRAD a présenté des observations enregistrées le 5 juillet 2023, qui n'ont pas été communiquées.
Par un mémoire enregistré le 1er septembre 2023, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la commune requérante n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 6 octobre 2023, par une ordonnance en date du 1er septembre 2023.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Besse,
- les conclusions de M. Borges-Pinto, rapporteur public,
- et les observations de Me Pochard et Me Bechaux, pour les requérants, et Me Lacroix, représentant la société Delmonico-E carrières.
Considérant ce qui suit :
1. La carrière des Gottes, située sur les communes de Saint-Julien-Molin-Molette et Colombier, est exploitée au bénéfice, en dernier lieu, d'une autorisation d'exploitation délivrée par arrêté préfectoral du 6 janvier 2005 pour une durée de quinze ans sur une superficie de 182 950 m². La société Delmonico-E a déposé le 6 novembre 2018 une demande d'autorisation environnementale portant notamment sur le renouvellement de l'autorisation du 6 janvier 2005, l'extension de la carrière de 64 912 m² sur la commune de Saint-Julien-Molin-Molette et de 35 000 m² sur la commune de Colombier, le défrichement d'une partie des terrains de l'extension, et une demande de dérogation au régime de protection des espèces protégées, pour une exploitation sur une durée de trente ans. Le préfet de la Loire a délivré l'autorisation sollicitée, par un arrêté du 2 janvier 2020. Cet arrêté a été annulé par un jugement du 28 février 2022 du tribunal de céans, au regard d'une part des inconvénients excessifs du projet pour la commodité du voisinage et la sécurité, d'autre part de l'illégalité de la dérogation " espèces protégées " délivrée au titre de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, en l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur. Le 8 mars 2022, la société Delmonico-Dorel a sollicité l'autorisation de poursuivre provisoirement son activité. Par un arrêté du 21 mars 2022, la préfète de la Loire a d'une part mis en demeure la société exploitante, en application de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, de régulariser sa situation dans un délai maximal d'un an en déposant un dossier de demande d'autorisation comprenant l'étude d'un itinéraire permettant d'éviter le village, ou en cessant ses activités et remettant le site en l'état, sous peine d'astreinte ou d'exécution d'office de mesures, et, d'autre part, l'a autorisée à poursuivre son exploitation, dans l'attente, selon des prescriptions que l'arrêté fixe. L'association Bien Vivre à Saint-Julien et Colombier et autres requérants demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le mémoire en intervention de l'association CRIIRAD :
2. Une intervention ne peut être admise que si son auteur s'associe soit aux conclusions du requérant, soit à celles de son défendeur. L'association CRIIRAD (commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), qui a présenté un mémoire le 5 juillet 2023, ne s'est associée formellement aux conclusions d'aucunes des parties. Par suite, son intervention n'est pas recevable.
Sur la légalité de l'arrêté du 21 mars 2022 :
3. Aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement : " I.- Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des installations ou ouvrages sont exploités, des objets et dispositifs sont utilisés ou des travaux, opérations, activités ou aménagements sont réalisés sans avoir fait l'objet de l'autorisation, de l'enregistrement, de l'agrément, de l'homologation, de la certification ou de la déclaration requis en application du présent code, ou sans avoir tenu compte d'une opposition à déclaration, l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an./ Elle peut, par le même acte ou par un acte distinct, suspendre le fonctionnement des installations ou ouvrages, l'utilisation des objets et dispositifs ou la poursuite des travaux, opérations, activités ou aménagements jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la déclaration ou sur la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, d'homologation ou de certification, à moins que des motifs d'intérêt général et en particulier la préservation des intérêts protégés par le présent code ne s'y opposent. "
4. Suite à l'annulation contentieuse d'une autorisation environnementale, il appartient au préfet de mettre en œuvre les pouvoirs qu'il tient de l'article L. 171-7 du code de l'environnement précité en mettant l'exploitant en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'il détermine et, le cas échéant, en édictant des mesures conservatoires pouvant aller jusqu'à la suspension de l'exploitation de l'installation en cause jusqu'à ce qu'il ait statué sur une demande de régularisation, si celle-ci est possible. Saisi d'une telle demande, il lui appartient d'y statuer en tenant compte de la situation de droit et de fait applicable à la date à laquelle il se prononce, notamment en tirant les conséquences de la décision juridictionnelle d'annulation et de l'autorité de chose jugée qui s'y attache, le cas échéant en abrogeant l'autorisation d'exploiter ou l'autorisation environnementale en tenant lieu.
5. Il appartient à l'autorité administrative de prendre en compte, pour déterminer l'opportunité d'ordonner la suspension d'une installation, l'ensemble des éléments de l'espèce, notamment la nature de l'illégalité commise, les considérations d'ordre économique et social ou tout autre motif d'intérêt général pouvant justifier la poursuite de l'exploitation et l'atteinte éventuellement causée par l'exploitation aux intérêts visés par l'article L. 511-1 du code l'environnement ou à d'autres intérêts publics et privés.
6. En premier lieu, et ainsi qu'il a été dit ci-dessus, l'annulation d'une autorisation environnementale ne fait pas obstacle par principe à ce que l'autorité préfectorale délivre une autorisation provisoire, justifiée par l'intérêt général s'attachant à la poursuite de l'exploitation, dès lors qu'il est tenu compte des motifs d'annulation retenus par le juge, comme en l'espèce par la fixation de prescriptions réglementant l'activité et d'un périmètre d'exploitation restreint. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que la société exploitante serait insusceptible, à l'issue de cette période provisoire, de se voir délivrer une autorisation environnementale, en modifiant les caractéristiques de l'activité ou en proposant des mesures d'évitement et de réduction présentant des garanties d'effectivité telles qu'elles permettent de diminuer le risque pour les espèces protégées au point qu'il apparaisse comme n'étant pas suffisamment caractérisé. Par suite, en mettant en demeure la société Delmonico-Dorel de régulariser son projet et en autorisant, dans l'attente, la poursuite provisoire de l'exploitation, le préfet de la Loire n'a ni méconnu l'autorité de chose jugée s'attachant au jugement du tribunal du 28 février 2022, ni entaché sa décision d'un détournement de procédure.
7. En deuxième lieu, pour décider du maintien de l'exploitation de la carrière, dans l'attente de la régularisation, le préfet de la Loire s'est fondé sur le fait que ce site, implanté depuis plusieurs années, participe à l'économie locale pour l'approvisionnement des chantiers du BTP et des travaux publics, et que le gisement est de qualité reconnue. Il résulte de l'instruction que le sud du département de Loire, séparé par le massif du Pilat du reste du département, au demeurant fortement déficitaire en production de matériaux, ne comporte aucune carrière d'extraction de roche dure comparable, et que la carrière des Gottes permet ainsi d'alimenter, par une production de proximité, cette partie du département de la Loire et le nord du département de l'Ardèche. Alors même que la requérante fait état de la présence d'autres carrières dans le département de la Haute-Loire ou de l'Isère, leur implantation est plus éloignée de ce bassin, ce qui ne répond pas aux orientations du schéma régional des carrières, qui privilégie un approvisionnement de proximité, et entraîne, ainsi qu'en attestent plusieurs entreprises de bâtiment de travaux publics implantées dans le secteur un renchérissement des matériaux, ainsi d'ailleurs que des nuisances environnementales, en augmentant les distances de transport. Par ailleurs, sans présenter une qualité remarquable, les pierres extraites sur le site et concassées présentent un intérêt particulier pour le matériau d'enrobés des routes et les ballasts ferroviaires, bénéficiant d'une labellisation sur ce point, alors que l'extraction de telles roches est déficitaire sur la région. Dans ces conditions, et alors même que la carrière est de dimension modeste et que le schéma régional des carrières n'envisageait pas nécessairement sa prolongation, la poursuite provisoire de l'activité de la carrière des Gottes présente un intérêt général.
8. Il résulte par ailleurs de l'instruction que le préfet de la Loire a assorti l'arrêté en litige, autorisant la poursuite provisoire de l'exploitation de la carrière dans l'attente du dépôt d'une demande de régularisation, devant intervenir sous un an, de prescriptions strictes tendant à éviter l'émission de poussières, les camions semi-remorques devant être obligatoirement bâchés et les matériaux transportés dans d'autres véhicules systématiquement arrosés et humidifiés pour plaquer la poussière, prescriptions de nature à remédier sur ce point aux nuisances relevées par jugement du 28 février 2022. Par ailleurs, le préfet de la Loire a limité fortement la capacité d'extraction de la carrière, et fixé la limite du tonnage transporté à 800 tonnes par jour, contre 2 500 dans l'arrêté initial du 2 janvier 2020. De même, le nombre d'allers et retours maximum de camions par jour a été fixé à 25, contre 60 précédemment, sans qu'il ne résulte de l'instruction que les camions seraient nécessairement plus chargés. Dans ces conditions, quand bien même l'autorisation provisoire ne prévoit pas d'itinéraire permettant d'éviter le centre-bourg, itinéraire qui n'est en tout état de cause pas susceptible d'être mis en œuvre dans la durée pendant laquelle cet arrêté est en vigueur, et alors qu'aucun risque significatif pour la sécurité des riverains n'est établi, l'arrêté en litige est de nature à réduire très significativement les nuisances occasionnées au voisinage et notamment aux riverains de la route départementale qu'empruntent ceux des camions qui transitent par le centre-bourg de Saint-Julien-Molin-Molette.
9. Enfin, l'autorisation provisoire porte sur un périmètre d'exploitation de 112 262 m2, très inférieur à celui initialement autorisé ainsi qu'à celui antérieurement exploité. Or, il résulte de l'instruction, et n'est d'ailleurs pas contesté, que les espèces protégées identifiées sur la carrière, principalement les grands-ducs d'Europe, les engoulevents, les hirondelles de rocher et les alytes accoucheurs ont leur habitat situé en dehors du périmètre d'exploitation provisoire, sur d'anciens fronts de taille s'agissant des oiseaux. Par ailleurs, l'exploitation de ce périmètre provisoire, déjà artificialisé, ne nécessite aucun défrichement. Ensuite, s'agissant des amphibiens, le projet prévoit des mesures d'évitement total des bassins de décantation situés à proximité, qui servent d'habitat de reproduction ainsi que la création de mares. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que la poursuite de l'exploitation de la carrière, sur un périmètre restreint ainsi qu'il a été dit, serait de nature à mettre significativement en cause l'existence des spécimens des espèces protégées déjà présents ou à les perturber dans des conditions incompatibles avec la préservation de leurs habitats ou cycles biologiques.
10. Dans ces conditions, au regard de l'intérêt du maintien provisoire de l'exploitation de la carrière et compte tenu de l'atteinte limitée causée par cette exploitation provisoire, dans l'attente d'une régularisation, aux intérêts visés par l'article L. 511-1 du code l'environnement, et alors qu'il n'apparait pas que le projet ne serait pas régularisable, fût-ce en en modifiant son périmètre et ses caractéristiques, le préfet de la Loire a pu légalement, se fondant sur l'article L. 171-7 du code de l'environnement, autoriser la poursuite provisoire de l'exploitation de la carrière des Gottes dans l'attente d'une régularisation.
11. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 21 mars 2022 du préfet de la Loire.
Sur les frais d'instance :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions des requérants, partie perdante, tendant à la mise à la charge de l'Etat d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens qu'ils ont exposés. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme de 1 000 euros à verser à la société Delmonico-E au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la société CRIIRAD n'est pas admise.
Article 2 : La requête de l'association Bien vivre à Saint-Julien et Colombier et autres est rejetée.
Article 3 : Les requérants verseront à la société Delmonico-E la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Bien vivre à Saint-Julien et Colombier, pour les requérants, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la société Delmonico-Dorel et à l'association CRIIRAD.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Allais, première conseillère,
Mme Gros, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
T. Besse
L'assesseure la plus ancienne,
A. Allais
La greffière,
N. Boumedienne
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026