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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2204192

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2204192

mercredi 11 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2204192
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juin 2022, M. A B, représenté par la Selarl BS2A Bescou - Sabatier Avocats associés, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros à parfaire en réparation du préjudice résultant de son absence de convocation par le préfet du Rhône en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'absence de réponse du préfet du Rhône à sa demande de rendez-vous est constitutif d'une faute ;

- le préjudice de jouissance subi peut être évalué à 1 000 euros par mois.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête n'est pas recevable, le contentieux n'étant pas lié ;

- la faute alléguée n'est pas constituée et ni le préjudice invoqué ni le lien de causalité entre celui-ci et la faute prétendument commise ne sont établis.

Vu les pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gille,

- et les conclusions de Me Guillaume pour le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande la condamnation de l'Etat à l'indemniser du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de l'absence durable de réponse des services de la préfecture du Rhône à sa demande du 21 décembre 2020 tendant à ce qu'il soit convoqué afin de pouvoir déposer sa demande de titre de séjour.

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". Il ne résulte pas de l'instruction que le requérant a formé une demande préalable auprès des services de l'Etat tendant à la réparation du préjudice allégué. Dans ces conditions, la préfète du Rhône est fondée à soutenir que la requête de M. B n'est pas recevable et doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 24 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gille, président,

M. Richard-Rendolet, premier conseiller,

Mme Feron, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 septembre 2024.

Le président, rapporteur,

A. GilleL'assesseur le plus ancien,

F.-X. Richard-Rendolet

Le greffier,

Y. Mesnard

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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