mardi 26 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205392 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 juillet 2022 et le 27 novembre 2023, M. B C et Mme A C, représentés par Me Bouquin, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 20 octobre 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a notifié un indu d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 5 459, 49 euros au titre de la période du 1er octobre 2018 au 31 octobre 2021, un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 22 648, 92 euros au titre de la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2021, un indu de prime d'activité (PPA) d'un montant de 9 956, 52 euros au titre de la période du 1er novembre 2018 au 31 octobre 2020, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 152, 45 euros au titre du mois de décembre 2018, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 152, 45 euros au titre du mois de décembre 2019, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 228, 67 euros au titre du mois de décembre 2020, un indu de prime de solidarité active (PSA) d'un montant de 250 euros au titre du mois de mai 2020, et un indu de prime de solidarité active (PSA) d'un montant de 150 euros au titre du mois de novembre 2020 ;
2°) d'annuler la décision de rejet née du silence gardé par le président de la métropole de Lyon sur leur recours administratif préalable obligatoire du 21 décembre 2021 ;
3°) d'annuler la décision de rejet née du silence gardé par la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône sur leur recours administratif du 21 décembre 2021 ;
4°) d'annuler la décision du 30 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a notifié une fraude ;
5°) d'annuler la décision née du silence gardé par la caisse d'allocations familiales du Rhône sur leur courrier du 12 janvier 2022 par lequel ils ont contesté la qualification de fraude ;
6°) de les décharger de l'obligation de payer les sommes en litige ;
7°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Rhône le versement, à leur conseil, d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Ils soutiennent que :
- les décisions attaquées sont signées par une autorité incompétente ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que, d'une part, le rapport de contrôle dont elles résultent ne leur a pas été communiqué et que, d'autre part, le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elles sont insuffisamment motivées en l'absence d'indication des périodes d'absence du territoire qui leur sont reprochées, de précision des bases de calcul des indus et d'indication précise des faits ayant conduit l'administration à retenir une fraude ;
- elles sont entachées d'une erreur de fait ;
- elles sont erronées quant à l'existence de l'indu, dès lors qu'ils n'ont pas été informés de leurs obligations de résidence sur le territoire français et n'avaient ainsi aucune intention de frauder.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2023, la métropole de Lyon, représentée par la Selarl Carnot avocats (Me Prouvez), conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- le recours contre la décision du 30 décembre 2021 est irrecevable dès lors que cet acte ne fait pas grief ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 15 novembre 2023, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une décision du 8 juillet 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a refusé le bénéfice de l'aide juridictionnelle à M. C.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique ont été entendus :
- le rapport de Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
- et les observations de Me Litzler, représentant la métropole de Lyon.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 22 février 2022, la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a demandé à M. et Mme C le reversement d'une somme de 38 998,50 euros comprenant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 5 459,49 euros au titre de la période du 1er octobre 2018 au 31 octobre 2021, un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 22 648,92 euros au titre de la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2021, un indu de prime d'activité (PPA) d'un montant de 9 956,52 euros au titre de la période du 1er novembre 2018 au 31 octobre 2020, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 152,45 euros au titre du mois de décembre 2018, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 152,45 euros au titre du mois de décembre 2019, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) d'un montant de 228,67 euros au titre du mois de décembre 2020, un indu de prime de solidarité active (PSA) d'un montant de 250 euros au titre du mois de mai 2020, et un indu de prime de solidarité active (PSA) d'un montant de 150 euros au titre du mois de novembre 2020. Par deux recours administratifs préalables obligatoires du 16 décembre 2021 adressés à la métropole de Lyon et à la caisse d'allocations familiales du Rhône, M. et Mme C ont contesté le bien-fondé de cette décision. Par une décision expresse du 9 janvier 2022, le président de la métropole de Lyon a rejeté leur réclamation au titre du revenu de solidarité active. M. et Mme C demandent l'annulation de la décision du 20 octobre 2021 de la caisse d'allocations familiales du Rhône, de la décision implicite de rejet du président de la métropole de Lyon sur leur recours administratif préalable obligatoire du 21 décembre 2021, de la décision implicite de rejet de la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône sur leur recours administratif du 21 décembre 2021, de la décision du 30 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône leur a notifié une fraude et de la décision implicite de rejet de la caisse d'allocations familiales du Rhône sur leur courrier du 12 janvier 2022 par lequel ils ont contesté la qualification de fraude.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. En premier lieu, le courrier du 30 décembre 2022 de la caisse d'allocations familiales du Rhône et l'acte né de son silence gardé sur leur courrier du 12 janvier 2022 par lequel les requérants ont contesté la qualification de fraude ne constituent pas des actes faisant grief dont la légalité est susceptible d'être contestée. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions sont irrecevables et doivent être rejetées.
3. En second lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
4. Par une décision expresse du 9 janvier 2022, qui se substitue à une précédente décision implicite de rejet et qui comporte la mention régulière des voies et délais de recours, le président de la métropole de Lyon a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par les requérants le 16 décembre 2021 et a confirmé l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 22 648, 92 euros mis à leur charge au titre de la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2021. Il résulte de l'instruction que cette décision, adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, a été notifiée aux requérants le 12 janvier 2022. Dans ces conditions, le recours contentieux qu'ils ont formé le 8 juillet 2022 contre cette décision, qui était devenue définitive, était tardif, sans que la demande d'aide juridictionnelle déposée le 8 juillet 2022 n'ait eu pour effet d'interrompre ce délai qui était déjà expiré. Il s'ensuit que ces conclusions à fin d'annulation de la décision du 9 janvier 2022 sont, ainsi que le fait valoir la métropole de Lyon, irrecevables et doivent, par suite, être rejetées. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée par la métropole de Lyon doit être accueillie.
Sur l'étendue du litige :
5. Par une décision implicite née du silence gardé sur leur recours administratif du 16 décembre 2021, la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a statué sur le recours gracieux introduit par M. et Mme C. Toutefois, en l'absence d'exigence d'un recours administratif préalable obligatoire, cette décision implicite de rejet ne s'est pas substituée à la décision initiale du 20 octobre 2021. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation des requérants doivent être redirigées contre la décision initiale du 30 octobre 2021.
Sur le surplus des conclusions :
En ce qui concerne les indus de prime exceptionnelle de fin d'année :
6. Aux termes de l'article 1er du décret du 29 décembre 2020 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux bénéficiaires de l'une des allocations suivantes qui ont droit à son versement au titre du mois de novembre 2020 ou, à défaut, au titre du mois de décembre 2020, sauf lorsque cette aide exceptionnelle leur a été versée au titre du revenu de solidarité active : (). ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2020 ou, à défaut, du mois de décembre 2020, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. Une seule aide est due par foyer. " " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " I. - Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. La dette correspondante peut être remise ou réduite par cet organisme dans les conditions applicables au recouvrement des indus de l'allocation au titre de laquelle l'aide exceptionnelle a été perçue. (). ".
7. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions (). ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
8. Les décisions par lesquelles l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année sont au nombre des décisions imposant une sujétion et doivent, par suite, être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
9. Il résulte de l'instruction que la décision contestée du 20 octobre 2021 mettant à la charge de M. et Mme C un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros au titre du mois de décembre 2018, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros au titre du mois de décembre 2019 et un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 228,67 euros au titre du mois de décembre 2020 ne comporte aucune mention des éléments de droit et de fait qui la fondent. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, il y a lieu d'annuler la décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône du 20 octobre 2021 en tant qu'elle met à la charge des requérants les indus de prime exceptionnelle de fin d'année précités.
En ce qui concerne les indus de prime de solidarité active :
10. Aux termes de l'article 1er du décret du 19 décembre 2008 instituant une prime de solidarité active : " Une prime de solidarité active d'un montant de 200 euros est attribuée, de façon exceptionnelle, au cours du mois d'avril 2009 : / 1° Aux allocataires, au titre des mois de janvier, février ou mars 2009, du revenu minimum d'insertion, de l'allocation de parent isolé ou du revenu de solidarité active expérimental () ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " Tout paiement indu de prime de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci. La créance peut être remise ou réduite par les organismes chargés du service de la prime de solidarité active en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".
11. Il résulte de l'instruction que la décision contestée du 20 octobre 2021 mettant à la charge de M. et Mme C un indu de prime de solidarité active d'un montant de 250 euros au titre du mois de mai 2020 et un indu de prime de solidarité active d'un montant de 150 euros au titre du mois de novembre 2020 ne comporte aucune mention des éléments de droit et de fait qui la fondent. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, il y a lieu d'annuler la décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône du 20 octobre 2021 en ce qu'elle met à la charge des requérants les indus de prime de solidarité active précités.
En ce qui concerne les indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement :
12. En l'absence de réponse au recours administratif préalable obligatoire qu'ils ont formé, les requérants doivent être regardés comme demandant l'annulation de la décision implicite née du silence de l'administration, et qui s'est substituée à la décision initiale du 20 octobre 2021, de notification de dette.
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait prise par une autorité incompétente et ne serait pas signée est inopérant.
14. Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans des cas où une décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais de recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. ". Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, la décision implicite se trouve entachée d'illégalité. En l'espèce, les requérants ne sauraient utilement faire valoir que la décision implicite contestée ne serait pas motivée dès lors qu'ils n'allèguent pas avoir demandé la communication des motifs du rejet implicite de leur recours administratif.
15. Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à la caisse d'allocations familiales, ni à la métropole de Lyon, de communiquer aux allocataires le rapport d'enquête établi par l'agent assermenté à l'issue de ce contrôle. Par suite, les requérants ne peuvent pas utilement soutenir que le défaut de communication du rapport d'enquête serait de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
16. Il résulte de l'instruction que contrairement à ce que font valoir les requérants une procédure contradictoire a été engagée par la caisse d'allocations familiales, en particulier par l'envoi d'un courrier le 4 février 2021 qui les informe des constats et investigations effectués, notamment à la suite de l'entretien du 1er février 2021 avec M. C et qui leur laissait un délai de dix jours pour apporter leurs observations. Dès lors, le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire doit être écarté.
17. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'enquête et des photocopies des passeports des requérants, qu'ils ne résident pas de façon stable et effective en France depuis 2016, M. C ayant séjourné à l'étranger 231 jours en 2016, 189 jours en 2017, 308 jours en 2018, 267 jours en 2019 et 319 jours en 2020 et Mme C n'ayant vécu en France que du 2 novembre 2019 au 28 février 2020. Alors qu'ils ne contestent pas ces séjours à l'étrangers et se bornent à faire valoir qu'ils n'étaient pas informés qu'ils devaient résider en France pour bénéficier de la prime d'activité et de l'allocations personnalisée au logement, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée reposerait sur des faits erronés.
18. Compte tenu de leurs motifs, les annulations prononcées aux points 9 et 11 n'impliquent pas nécessairement que M. et Mme C soit déchargés de l'obligation de payer les indus en litige. Dès lors, il n'y a lieu d'enjoindre à l'administration de rembourser aux requérants les sommes déjà recouvrées au titre de ces indus dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, dans le cas où l'administration aurait recouvré lesdits indus, que si la caisse d'allocations familiales du Rhône n'a pas régularisé dans ce délai ses décisions de récupération.
Sur les frais liés au litige :
19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. et Mme C sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 20 octobre 2021 de la caisse d'allocations familiales du Rhône est annulée en tant qu'elle a mis à la charge de M. et Mme C un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros (cent cinquante-deux euros et quarante-cinq centimes) au titre du mois de décembre 2018, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros (cent cinquante-deux euros et quarante-cinq centimes) au titre du mois de décembre 2019, un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 228,67 euros (deux cent vingt-huit euros et soixante-sept centimes) au titre du mois de décembre 2020, un indu de prime de solidarité active d'un montant de 250 (deux cent cinquante) euros au titre du mois de mai 2020 et un indu de prime de solidarité active d'un montant de 150 (cent cinquante) euros au titre du mois de novembre 2020.
Article 2 : Il est enjoint à la caisse d'allocations familiales du Rhône de rembourser à M. et Mme C les sommes éventuellement retenues au titre des indus annulés à l'article 1er, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement, si dans ce délai elle n'a pas régularisé sa décision de récupération.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Mme A C, à la métropole de Lyon et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2023.
La magistrate désignée,
V. Vaccaro-PlanchetLa greffière,
S. Rivoire
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026