LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205399

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205399

vendredi 31 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205399
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantJOURDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2022, et des mémoires en réplique enregistrés les 23 juin 2023, 27 août 2023, 30 octobre 2023 et 13 novembre 2023, l'association de défense des riverains de la ZAC des Volons (Adrav) demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté n° 106-DDP-22 du 11 mars 2022 par lequel la préfète de la Loire a délivré à la société Soforec une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une installation de tri, transit et traitement de déchets ;

2°) d'enjoindre à la société Soforec de remettre le site en état.

Elle soutient que :

- les études relatives aux nuisances sonores et au trafic de poids lourds que doit engendrer le projet sont insuffisantes ;

- le terrain sur lequel doit s'implanter le projet a été vendu à perte, sans contrepartie suffisante, par Saint-Etienne Métropole ;

- le signataire de l'arrêté, qui a également instruit le dossier, est en situation de conflit d'intérêt, étant également membre du conseil d'administration de l'établissement public d'aménagement de Saint-Etienne, qui a géré l'aménagement du terrain ;

- la nature du projet mentionné dans l'arrêté d'enquête publique diffère de celui finalement autorisé ;

- la délivrance du permis de construire et la conduite des travaux ont été entachées de nombreuses irrégularités ;

- l'activité autorisée porte une atteinte excessive à la commodité du voisinage, s'agissant des nuisances sonores, des nuisances olfactives et de la pollution de l'air, de sorte que sont méconnues les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;

- l'arrêté méconnaît les articles L. 516-1 et R. 516-1 du code de l'environnement, les garanties financières étant insuffisantes ;

- le dossier de demande d'examen au cas par cas préalable à la réalisation éventuelle d'une évaluation environnementale comportait des affirmations mensongères, qui ont induit en erreur l'autorité ayant dispensé le projet d'évaluation ;

- l'arrêté est incompatible avec l'article AUf2 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par des mémoires en défense enregistrés les 23 mai 2023, 18 juillet 2023 et 5 décembre 2023, la société Soforec, représentée par Me Salen, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application de l'article L. 181-18 du code de l'environnement et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de l'association requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en l'absence de qualité pour agir du président de l'association ;

- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2023, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable en l'absence de qualité pour agir du président de l'association ;

- aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 19 février 2024, par une ordonnance en date du 17 janvier 2024.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général de la fonction publique ;

- l'arrêté du 31 mai 2012 relatif aux modalités de détermination et d'actualisation du montant des garanties financières pour la mise en sécurité des installations classées et des garanties additionnelles en cas de mise en œuvre de mesures de gestion de la pollution des sols et des eaux souterraines ;

- l'arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Besse,

- les conclusions de Mme Fullana Thevenet, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Jourda pour l'Adrav et Me Salen pour la société Soforec.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 11 mars 2022, la préfète de la Loire a délivré à la société Soforec (société forézienne de récupération) une autorisation environnementale pour l'exploitation d'une installation de tri, transit et traitement de déchets, notamment de batteries et de métaux, sur la zone d'aménagement concerté des Volons, à Andrézieux-Bouthéon. L'association Adrav demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-5 du code général de la fonction publique : " Constitue un conflit d'intérêts toute situation d'interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître influencer l'exercice indépendant, impartial et objectif des fonctions de l'agent public ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Afin de faire cesser ou de prévenir toute situation de conflit d'intérêts au sens de l'article L. 121-5, l'agent public qui estime se trouver dans une telle situation : 1° Lorsqu'il est placé dans une position hiérarchique, saisit son supérieur hiérarchique ; ce dernier, à la suite de la saisine ou de sa propre initiative, confie, le cas échéant, le traitement du dossier ou l'élaboration de la décision à une autre personne ; () 3° Lorsqu'il appartient à une instance collégiale, s'abstient d'y siéger ou, le cas échéant, de délibérer ; () 5° Lorsqu'il exerce des compétences qui lui ont été dévolues en propre, est suppléé par tout délégataire, auquel il s'abstient d'adresser des instructions ".

3. Pour soutenir que M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire et signataire de l'arrêté en litige était en situation de conflit d'intérêts, l'association requérante ne peut, en tout état de cause, utilement faire état des activités et de la participation à l'instruction de la décision de son prédécesseur. Par ailleurs, la seule circonstance que M. A ait pu siéger en qualité de représentant de l'Etat au conseil d'administration de l'établissement public d'aménagement de Saint-Etienne, qui aurait géré, avec Saint-Etienne Métropole, le déménagement de l'activité de la société Soforec depuis son ancien site d'activité vers la ZAC des Volons, n'est pas de nature à créer une situation de conflit d'intérêts s'opposant à ce qu'il puisse signer l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes d'une part de l'article L. 181-12 du code de l'environnement : " L'autorisation environnementale fixe les prescriptions nécessaires au respect des dispositions des articles L. 181-3 et L. 181-4./ Ces prescriptions portent, sans préjudice des dispositions de l'article L. 122-1-1, sur les mesures et moyens à mettre en œuvre lors de la réalisation du projet, au cours de son exploitation, au moment de sa cessation et après celle-ci, notamment les mesures d'évitement, de réduction et de compensation des effets négatifs notables sur l'environnement et la santé. "

5. D'autre part, aux termes de l'article R. 123-9 du code de l'environnement : " I. L'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête précise par arrêté les informations mentionnées à l'article L. 123-10 quinze jours au moins avant l'ouverture de l'enquête et après concertation avec le commissaire enquêteur ou le président de la commission d'enquête. Cet arrêté précise notamment : 1° Concernant l'objet de l'enquête, les caractéristiques principales du projet, plan ou programme ainsi que l'identité de la ou des personnes responsables du projet, plan ou programme ou de l'autorité auprès de laquelle des informations peuvent être demandées; () ".

6. En vertu des dispositions citées au point 4, l'autorisation environnementale, délivrée pour les installations présentant des dangers ou des inconvénients pour les intérêts mentionnés à l'article L 511-1 du code de l'environnement, doit fixer les prescriptions requises tant lors de la réalisation du projet que son exploitation. Ainsi, si l'association Adrav relève que l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2021 portant ouverture de l'enquête publique évoquait une demande d'autorisation en vue de " créer " une plate-forme de tri et transit de déchets métalliques, alors que l'arrêté autorise la société à " exploiter " cette installation, il ne résulte aucune ambiguïté de l'utilisation de ces deux termes, qui ne sauraient révéler une évolution de l'objet de la demande. En tout état de cause, les mentions figurant dans l'arrêté ouvrant l'enquête publique n'ont pu être de nature à nuire à l'information de l'ensemble des personnes intéressées, ou à exercer une influence sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision de l'autorité administrative.

7. En troisième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que le dossier au vu duquel le préfet de région Rhône-Alpes a décidé, le 22 octobre 2020, de dispenser le projet d'évaluation environnementale, comportait, comme le prétend l'association requérante, des indications mensongères susceptibles d'avoir faussé l'appréciation portée.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 181-14 du code de l'environnement : " I. - L'étude d'incidence environnementale établie pour un projet qui n'est pas soumis à étude d'impact est proportionnée à l'importance de ce projet et à son incidence prévisible sur l'environnement, au regard des intérêts mentionnés à l'article L. 181-3./ L'étude d'incidence environnementale : 1° Décrit l'état actuel du site sur lequel le projet doit être réalisé et de son environnement ; 2° Détermine les incidences directes et indirectes, temporaires et permanentes du projet sur les intérêts mentionnés à l'article L. 181-3 eu égard à ses caractéristiques et à la sensibilité de son environnement ; 3° Présente les mesures envisagées pour éviter et réduire les effets négatifs notables du projet sur l'environnement et la santé, les compenser s'ils ne peuvent être évités ni réduits et, s'il n'est pas possible de les compenser, la justification de cette impossibilité ; 4° Propose des mesures de suivi ; () ".

9. La circonstance que le dossier de demande d'autorisation environnementale ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

10. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'autorisation environnementale comportait une étude d'incidence environnementale présentant, s'agissant des nuisances sonores, l'état actuel du site, une étude acoustique détaillée permettant d'évaluer les niveaux sonores et émergences dans le secteur d'implantation projeté, ainsi qu'un relevé succinct des incidences sonores envisagées du projet, au regard notamment de la circulation de poids lourds et de l'utilisation d'une presse-cisaille pour découper les métaux, et des principales mesures proposées. Si la demande renvoyait par ailleurs à une étude acoustique devant être réalisée dans les trois mois précédant le démarrage de l'exploitation, laquelle devait permettre de préciser les mesures susceptibles de limiter l'impact sonore de l'installation, le dossier comportait ainsi des éléments permettant de déterminer les prescriptions pouvant être imposées à l'exploitant, sans qu'il ne ressorte des pièces du dossier que l'appréciation du service instructeur ait pu être faussée.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 511- du code de l'environnement : " Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique. () ", et aux termes de l'article l. 181-3 du code " I. - L'autorisation environnementale ne peut être accordée que si les mesures qu'elle comporte assurent la prévention des dangers ou inconvénients pour les intérêts mentionnés aux articles L. 211-1 et L. 511-1 selon les cas. () ".

12. Il appartient au juge des installations classées pour la protection de l'environnement d'apprécier le respect des règles relatives à la forme et la procédure régissant la demande d'autorisation au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date de délivrance de l'autorisation, et d'appliquer les règles de fond applicables au projet en cause en vigueur à la date à laquelle il se prononce, sous réserve du respect des règles d'urbanisme, qui s'apprécie au regard des circonstances de fait et de droit applicables à la date de l'autorisation.

13. Il résulte de l'instruction que l'arrêté en litige fixe à l'activité des niveaux limites acoustiques, qu'il s'agisse d'émergence admissible selon les périodes de la journée et de valeurs maximales en limites d'exploitation, conformes aux valeurs prévues par l'arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les installations classées pour la protection de l'environnement. Par ailleurs, il résulte de l'étude acoustique réalisée en novembre 2023 suite à la mise en demeure adressée par le préfet de la Loire, qui avait pu constater quelques dépassements très ponctuels de ces valeurs limites, qu'à cette date, et suite aux mesures mises en œuvre par la société Soforec, toutes les mesures étaient conformes aux valeurs limites réglementaires. Dans ces conditions, et alors d'ailleurs que le constat de dépassements des limites autorisées par l'arrêté en litige reste par lui-même sans incidence sur la légalité de cette autorisation, permettant seulement à l'autorité préfectorale de mettre en œuvre les pouvoirs qu'elle tient des dispositions de l'article L. 171-8 du code de l'environnement pour faire respecter les prescriptions de l'arrêté, il ne résulte pas de l'instruction que l'arrêté en litige, portant sur une activité implantée dans une zone d'aménagement concerté comprenant déjà des activités bruyantes et à proximité d'une autoroute, et pour un projet envisageant différentes mesures visant à limiter le bruit pour le voisinage, notamment la réalisation de murs anti-bruits, autorisait une activité ne pouvant fonctionner, de façon structurelle, dans le respect des valeurs réglementaires de bruit. Enfin, si l'association Adrav évoque des nuisances olfactives et une pollution atmosphérique, elle n'apporte aucun élément précis à l'appui de ses allégations. Par suite, le moyen selon lequel l'activité autorisée porte une atteinte excessive à la commodité du voisinage, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement, doit être écarté.

14. En sixième lieu, les conditions financières dans lesquelles la société Soforec a acquis les terrains où doit s'implanter l'installation sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, délivrant à la société l'autorisation environnementale qu'elle sollicitait. De même, l'association Adrav ne peut utilement faire valoir que le permis de construire, accordé en application d'une législation distincte, serait illégal. Sont enfin également sans incidence sur la légalité de l'autorisation délivrée les conditions dans lesquelles a pu se dérouler le chantier.

15. En septième lieu, aux termes de l'article R. 516-1 du code de l'environnement : " Les installations dont la mise en activité est subordonnée à l'existence de garanties financières et dont le changement d'exploitant est soumis à autorisation préfectorale sont : () 5° Les installations soumises à autorisation au titre du 2° de l'article L. 181-1 et les installations soumises à autorisation simplifiée au titre de l'article L. 512-7, susceptibles, en raison de la nature et de la quantité des produits et déchets détenus, d'être à l'origine de pollutions importantes des sols ou des eaux. ()/ Sans préjudice des dispositions prévues aux articles L. 516-1, L. 516-2 et L. 512-18, l'obligation de constitution de garanties financières ne s'applique pas aux installations mentionnées au 5° lorsque le montant de ces garanties financières, établi en application de l'arrêté mentionné au 5° du IV de l'article R. 516-2, est inférieur à 100 000 euros."

16. Il résulte de l'instruction que le montant des garanties financières devant être constitué, déterminé par la société Soforec conformément aux dispositions de l'arrêté du 31 mai 2012, s'élevait à la somme de 79 107 euros. Alors que l'association requérante se borne à comparer ce montant à celui d'autres sociétés ou à celui déterminé sur le site anciennement exploité par la société Soforec, sans aucunement critiquer le calcul ayant conduit la société pétitionnaire puis le préfet à estimer le montant de cette garantie, il ne résulte pas de l'instruction que cette évaluation était erronée. Par suite, et en vertu des dispositions citées au point précédent, la préfète de la Loire a pu légalement dispenser la société Soforec de constituer des garanties financières.

17. En huitième et dernier lieu, en vertu de l'article L. 514-6 du même code, " la compatibilité d'une installation classée avec les dispositions () d'un plan local d'urbanisme () est appréciée à la date de l'autorisation () ". Aux termes de l'article AUf 2 du règlement du plan local d'urbanisme d'Andrézieux-Bouthéon dispose " () 2.2.2 En zone Aufb (Aufb, Aufb2, Auf2a), Aufbc et Aufc (Aufc, Aufc2) : Les installations classées ou non à condition que soient mises en œuvre toutes dispositions permettant d'éviter les dangers et nuisances pour le voisinage. "

18. Ainsi qu'il a été dit précédemment, au point 13, il ne résulte pas de l'instruction, compte tenu de la nature de l'activité et des mesures de limitation des nuisances envisagées qu'à la date de l'autorisation, l'installation classée en litige, qui n'est pas interdite en zone AUf2, n'aurait pas été mise en œuvre dans des conditions conformes aux prévisions de l'article AUf2 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que l'association Adrav n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 11 mars 2022 de la préfète de la Loire. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société Soforec tendant à mise à la charge de la requérante d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Adrav est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société Soforec au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Adrav, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société Soforec.

Copie en sera adressée au préfet de la Loire.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Besse, président,

Mme Allais, première conseillère,

Mme de Lacoste Lareymondie, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.

Le président-rapporteur,

T. Besse

L'assesseure la plus ancienne,

A. Allais

La greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions