LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206707

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206707

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206707
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP CARNOT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 septembre 2022, Mme A C, M. B C et la société Mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF), représentés par Me Benoit, demandent au tribunal :

1°) de condamner le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours (SDMIS) du Rhône et de Lyon à verser une indemnité de 47 406,19 euros à M. et Mme C en réparation de leurs préjudices résultant des fautes commises lors d'interventions pour l'extinction de l'incendie de leur immeuble d'habitation ;

2°) de condamner le SDMIS du Rhône et de Lyon à verser à la société MAIF une indemnité de 76 116,13 euros représentant le total des sommes versées à ses assurés, M. et Mme C, en réparation des dommages subis par ces derniers ;

3°) de mettre à la charge du SDMIS du Rhône et de Lyon les dépens ainsi que la somme de 2 500 euros à leur verser chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le SDMIS a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en s'abstenant de mettre en place les mesures de surveillance qui s'imposaient à la suite de la maîtrise du premier incendie survenu le 3 février 2019 à 2 heures 50 dans un appartement situé au troisième étage de l'immeuble, telles qu'une ronde ou un piquet de surveillance ;

- le noyage réalisé par les sapeurs-pompiers à la suite du premier incendie était insuffisant, de sorte que le SDMIS a commis une seconde faute ;

- les époux C ont subi des préjudices matériels qu'ils évaluent à 27 406,19 euros et un préjudice moral à hauteur de 20 000 euros ;

- la société MAIF est fondée à obtenir le remboursement des sommes qu'elle a versées à ses assurés en réparation des dommages qu'ils ont subis, soit un total de 76 116,13 euros.

Par une ordonnance du 19 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 janvier 2024.

Des pièces ont été produites le 7 novembre 2024 par Mme C et autres à la demande du tribunal et communiquées en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.

Un mémoire en défense a été enregistré le 25 novembre 2024 pour le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours du Rhône et de Lyon et n'a pas été communiqué, l'instruction étant close.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,

- les observations de Me Litzler, pour le SDMIS du Rhône et de Lyon.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme C sont propriétaires et occupants d'un appartement au premier étage d'un immeuble d'habitation situé dans la commune de Villeurbanne. Le 3 février 2019, les sapeurs-pompiers du service départemental-métropolitain d'incendie et de secours (SDMIS) du Rhône et de Lyon sont intervenus pour l'extinction d'un incendie ayant pris naissance vers 2 heures 50 dans un appartement du troisième étage. Après avoir considéré l'incendie comme maîtrisé à 3 heures 30, les sapeurs-pompiers ont quitté les lieux à 5 heures 28. Toutefois, un nouveau départ de feu, qui s'est propagé cette fois aux combles, à la toiture, aux parties communes de l'immeuble et aux appartements voisins, s'est déclenché vers 7 heures 10 et a nécessité une seconde intervention du SDMIS du Rhône et de Lyon. Par courrier du 6 mai 2022, reçu le 9 mai suivant, les époux C ainsi que leur assureur, la société Mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF), ont formé une réclamation préalable auprès du SDMIS en vue d'obtenir la réparation des préjudices qu'ils ont subis lors de cette intervention. Une décision implicite de rejet est née le 9 juillet 2022. Par la présente requête, M. et Mme C ainsi que la MAIF demandent au tribunal de condamner le SDMIS du Rhône et de Lyon à les indemniser de leurs préjudices.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne le principe de la responsabilité :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 1424-1 du code général des collectivités territoriales : " Il est créé dans chaque département un établissement public, dénommé "service départemental d'incendie et de secours", qui comporte un corps départemental de sapeurs-pompiers, composé dans les conditions prévues à l'article L. 1424-5 et organisé en centres d'incendie et de secours. () ". Aux termes de l'article L. 1424-2 du même code : " Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. / () / Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes : / 1° La prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile ; / 2° La préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours ; / 3° La protection des personnes, des biens et de l'environnement ; / 4° Les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe aux services de secours et de lutte contre l'incendie de prendre, après une intervention, toute mesure de vérification et de contrôle destinée à prévenir le risque d'une reprise du feu ou de l'apparition d'un nouveau feu.

4. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise judiciaire du 9 novembre 2020, qu'un premier incendie s'est déclaré aux environs de 2 heures 50 dans un appartement situé au troisième étage, vraisemblablement provoqué par la combustion d'un radiocassette placé dans un couloir à l'angle de la cuisine. Cet incendie, d'ampleur limitée et dont le foyer principal s'est localisé dans la salle de bain, a été rapidement maîtrisé par les agents du SDMIS du Rhône et de Lyon. Ces derniers ont alors constaté que cet appartement était occupé, à hauteur d'au moins vingt mètres cubes selon les estimations de l'expert, de divers détritus et objets dans une proportion telle que les services de secours ont limité les opérations de déblaiement et de dégarnissage, recommandées par la marche générale des secours, à la salle de bain et à son environnement immédiat. Afin de procéder à la sécurisation des lieux, les sapeurs-pompiers ont, d'une part, employé une technique dite de " noyage " des stockages restants pendant quinze minutes, à raison d'un débit d'environ 500 litres par minute pendant un quart d'heure, opéré un contrôle approfondi par caméra thermique et mesure de monoxyde de carbone au sein de l'appartement sinistré, au troisième étage, aux étages inférieurs et dans les combles. Les reconnaissances réalisées n'ont pas permis de relever la présence de points chauds et, après avoir ouvert les fenêtres de l'appartement pour assurer une ventilation naturelle, les équipes de secours ont quitté les lieux à 5 heures 30, tandis que les services de police ont assuré une garde de l'immeuble jusqu'à 6 heures 15. S'il ne résulte pas de l'instruction que le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours aurait commis une faute en employant de tels moyens de prise en charge du sinistre, compte tenu notamment de la difficulté matérielle d'assurer le déblaiement complet de l'appartement et de la quantité d'eau déversée durant les opérations de noyage, aucune veille ou " piquet " de surveillance n'a été mise en place et une ronde de contrôle, prévue entre 8 heures 30 et 9 heures, a été ordonnée vers 7 heures 15. Toutefois, avant qu'un tel contrôle n'ait pu être effectué, un second départ de feu a été signalé aux environs de 7 heures 10 en provenance du même appartement, pour une initiation estimée de l'expert entre 6 heures 45 et 6 heures 55. Si les destructions opérées par ce second sinistre, dont la propagation rapide aux parties communes de l'immeuble et aux combles a abouti à la destruction de la toiture, n'ont pas permis de recueillir, lors des opérations d'expertise, des éléments matériels permettant d'établir sans ambiguïté la cause du second incendie, l'expert, après avoir écarté plusieurs hypothèses, a conclu que la seule cause plausible réside dans la projection d'une flammèche lors des opérations de déblai ou de noyage dans la zone d'origine du feu, située dans le salon, ce qui a provoqué l'inflammation de divers objets et déchets à proximité. Dans ces conditions, le lien entre les deux incendies doit ainsi être regardé comme établi. Il résulte de l'ensemble de ces éléments qu'au regard de la situation particulière de l'appartement où s'est déclaré le premier incendie, caractérisée par le stockage d'une quantité très importante de matériaux combustibles, laquelle a justifié l'emploi de la méthode de noyage normalement utilisé pour des sites industriels, l'absence de mesure particulière de surveillance du site, qui aurait permis une prise en charge immédiate du second feu, doit être regardé comme un manquement fautif. Ce manquement est constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité du SDMIS du Rhône et de Lyon pour l'intégralité des conséquences dommageables du second incendie.

En ce qui concerne les préjudices :

5. Les conséquences dommageables des désordres doivent être évaluées à la date où, leur cause ayant pris fin et leur étendue étant connue, il pouvait être procédé aux travaux destinés à les réparer. Ce montant doit ainsi être évalué à la date à laquelle, l'origine et l'étendue des dommages étant connues, M. et Mme C pouvaient procéder aux travaux nécessaires de réparation, c'est-à-dire, en l'espèce, au 26 juillet 2019, date à laquelle l'obligation de laisser les lieux sinistrés en état a été levée d'un commun accord entre les parties et l'expert, lequel relève qu'à cette date " les différents diagnostics préalables aux travaux de remises en état avaient déjà été réalisés ".

S'agissant des préjudices de M. et Mme C :

6. M. et Mme C ont droit à la réparation des biens meubles endommagés ou détruits par le sinistre. Il résulte de l'expertise judiciaire que le préjudice mobilier des requérants peut être évalué à la somme de 19 652,45 euros après application d'un coefficient de vétusté dont le taux n'est pas sérieusement discuté. Les requérants, qui ont reçu de leur assureur la somme de 13 700 euros en réparation de ce poste de préjudice, sont seulement fondés à demander une indemnité complémentaire de 5 952,45 euros.

7. D'autre part, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par les requérants du fait du sinistre de l'habitation dont ils sont propriétaires et qu'ils ont été contraints de quitter temporairement en le fixant à la somme totale de 2 000 euros.

S'agissant des préjudices de la société MAIF :

8. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur ". Il appartient à l'assureur qui demande à bénéficier de la subrogation prévue par ces dispositions législatives de justifier par tout moyen du paiement d'une indemnité à son assuré. En outre, l'assureur n'est fondé à se prévaloir de la subrogation légale dans les droits de son assuré que si l'indemnité a été versée en exécution d'un contrat d'assurance. La preuve incombant à l'assureur doit être apportée au plus tard à la date de la clôture de l'instruction.

9. En premier lieu, lorsque, comme en l'espèce, il n'est pas allégué que les devis établis par les experts correspondent à des travaux autres que ceux strictement nécessaires pour réparer l'immeuble, ni que les procédés envisagés pour la remise en état ne soient pas les moins onéreux possibles, et lorsque le montant total des réparations n'atteint pas la valeur vénale de l'immeuble, la victime est en droit d'obtenir la réparation du préjudice subi sur la base du montant de ces devis, alors même que l'exécution des travaux de réparation pourrait avoir pour conséquence de donner une plus-value à son immeuble par rapport à son état antérieur.

10. Il résulte de l'expertise judiciaire du 9 novembre 2020 que la valeur à neuf des travaux intérieurs à réaliser pour réparer l'appartement des requérants à l'issue du sinistre peuvent être évalués à 19 500,65 euros toutes taxes comprises, comprenant une indemnité différée de 3 900,19 euros toutes taxes comprises. En outre, le rapport complémentaire n° 4 réalisé pour le compte de l'assureur par le cabinet Saretec chiffre des travaux supplémentaires ayant été omis lors des expertises précédentes, lesquels incluent le remplacement du faux plafond dans le couloir à hauteur de 432,06 euros hors taxe, soit 475,27 euros toutes taxes comprises, la réfection du crépi du plafond du séjour à hauteur de 1 066,45 euros hors taxe, soit 1 173,10 euros toutes taxes comprises et réévalue à la hausse les frais de peinture par rapport au chiffrage de l'expertise judiciaire du 9 novembre 2020, pour un montant de 311,50 euros hors taxe, soit 342,65 euros toutes taxes comprises. Il ne résulte pas de l'instruction que le coût des travaux excède la valeur vénale de l'immeuble, que les époux C ont acquis pour la somme de 232 000 euros le 15 mars 2013. Toutefois, dès lors que le coût des travaux doit être évalué au 26 juillet 2019 ainsi qu'il a été dit au point 5, il n'y a pas lieu de tenir compte de l'augmentation postérieure du coût des travaux de peinture. La société MAIF, qui justifie s'être acquittée, au titre des embellissements précités, des sommes de 15 600,46 euros, de 3 900,19 euros et de 1 648,37 euros en exécution du contrat d'assurance, est fondée à réclamer la somme de 21 149,02 euros. Enfin, si la société MAIF réclame une indemnité en raison des dommages causés aux meubles de cuisine par l'humidité persistante durant deux années, elle ne justifie pas avoir indemnisé ses assurés à ce titre.

11. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que les désordres affectant l'appartement de M. et Mme C à la suite du sinistre du 3 février 2019 l'ont rendu inhabitable et ont impliqué leur relogement à compter de cette date. La société la MAIF justifie les avoir indemnisés à hauteur de 680 euros au titre des frais d'agence et leur avoir versé une somme de 22 104,40 euros correspondant aux loyers versés de février 2019 à février 2020, puis d'avril à août 2021. Il s'ensuit que ce préjudice doit être évalué à la somme totale de 22 784,40 euros.

12. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que la société MAIF a réglé à ses assurés les sommes de 13 700 euros au titre du mobilier détruit par le sinistre, de 1 214,40 euros au titre du lavage des vêtements par une entreprise de blanchisserie, de 7 167,52 euros au titre du nettoyage et de la décontamination et de 1 958,40 euros au titre du transport du mobilier sauvable dans un garde-meuble. Il sera fait une exacte appréciation de ces chefs de préjudice en allouant la somme 24 040,32 euros à la société MAIF.

13. En revanche, selon les justificatifs produits par les requérants, les frais de garde-meuble pour la période allant du 22 mai 2019 au 18 janvier 2020 se sont élevés à 624,46 euros, caution exclue, tandis que les frais de déménagement " intermédiaire " et " final " ont été évalué par l'expert à la somme totale de 3 084 euros (444 euros et 2 640 euros). Ainsi, si la MAIF réclame une somme totale de 7 288,62 euros (2 640 euros et 4 648,62 euros) au titre des frais de déménagement et de garde-meuble, en produisant une quittance subrogatoire de 5 159,75 euros au titre de " la location box, les frais de déménagement ré-emménagement garde meuble ", il y a lieu de faire une exacte appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme totale de 3 708,46 euros.

14. Il résulte de ce qui précède que le SDMIS du Rhône et de Lyon doit être condamné à verser à M. et Mme C une somme de 7 952,45 euros et à la société MAIF une somme de 71 682,20 euros.

Sur les frais liés au litige :

15. Il y a lieu de mettre à la charge du SDMIS du Rhône et de Lyon une somme de 1 400 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours du Rhône et de Lyon versera à M. et Mme C la somme de 7 952,45 euros (sept mille neuf cent cinquante-deux euros et quarante-cinq centimes).

Article 2 : Le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours du Rhône et de Lyon versera à la société MAIF la somme de 71 682,20 euros (soixante-et-onze mille six cent quatre-vingt-deux euros et vingt centimes).

Article 3 : Le service départemental-métropolitain d'incendie et de secours du Rhône et de Lyon versera aux requérants une somme globale de 1 400 (mille quatre-cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, désignée représente unique et au service départemental-métropolitain d'incendie et de secours du Rhône et de Lyon.

Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Hervé Drouet, président,

M. François-Xavier Richard-Rendolet, premier conseiller,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

La rapporteure,

O. ViottiLe président,

H. Drouet

La greffière,

C. Chareyre

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2206707

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions